Thursday, July 17, 2008

Y a-t-il un coupable dans la salle ?

C'est un bon père de famille qui se rend à sa pharmacie pour bosser. Parvenu sur le parking devant sa boutique, il est capté par un accident qui vient de se produire et il tente de retenir le numéro d'immatriculation du véhicule en fuite. On saura plus tard que notre homme est très impliqué dans les intérêts sociaux et des associations tout comme sa femme.

Après tous ces événements un peu éreintants, il peut enfin bosser et pour des heures comme il convient. Trois heures après, un type fracasse la vitre de sa bagnole sur le parking, et le SAMU arrive aussitôt pour tenter de sauver le bébé qui étouffait dans la fournaise d'une tire plaquée sous le soleil de midi en pleine chaufferie du mois de juillet. Et c'est pas de chance, c'est le baby du pharmacien le bon citoyen.

Le pharmacien détourné par l'accident et son devoir de citoyen en avait oublié que son bébé était apposté sur le siège arrière de sa voiture. Et que nous étions en juillette, ce qui ne pardonne pas, après même une heure tapante de l'astre du jour qui était en plein business de la mort.

On imagine le déstastre familial quand on leur aura annoncé que le bébé est mort. Tout comme au JT on nous l'a annoncé dans l'horreur conjointe d'une autre famille, dont le père divorcé à pendu ses deux fillettes et s'est pendu à son tour dans la villa de la spousa divorcée et tout pour orfévrir sa vengeance bestiale.

Le bébé est-il mort par la faute du père ? ou par celle du fauteur d'accident, ou encore à cause du fait que le père n'avait jamais été en charge du bébé dans sa voiture : et donc qu'il a oublié l'enfant. La faute au destin et on n'y peut rien quand c'est ficelé comme ça. Certes, s'il y avait eu quelque parking couvert voté au conseil municipal ; mieux encore, si l'accident s'était produit ailleurs dans la vaste échelle du temps, le bébé serait encore vif et pour 100 ans au moins.

Le père, écrasé par cet accident ou cet étourderie dont il pense qu'elle a été la cause de la mort de son bébé, doit forcément penser à payer sa grande faute d'une manière ou d'une autre. Il voudrait s'effacer et peut-être effacer tout le monde avec lui et dans le même chaudron de la honte. Que rien de tout ceci du monde ne fût jamais.

C'est la signature des grands drames de l'antiquité, et ça s'est joué sur un vulgaire parking dans une bagnole banale et pour une famille comme toutes les autres. Hormis que ça leur est tombé dessus, et qu'ils n'oublieront jamais ce piège des circonstances, qui ont détruit leurs vies, au moins trois...

Moi, ça me donne la nécessité intérieure de ne jamais chercher le coupable, et de ne pas juger ni de condamner. Car franchement, là je sais plus, et je suis juste content que ça ne m'est pas arrivé. Car ça pourrait m'arriver demain, quand je ne m'y attends pas du tout... comme un aigle fond sur toi et que tu es sa proie sans plus de ressources de lui échapper sur l'instant...

Wednesday, July 16, 2008

Que Dieu sauve la banque et les pauvres !

D'un côté, on nous annonce que deux banques amrica et des plus puissantes se crashent. Et que c'est Bush gymself de sa luxuriante fin de règne qui les a sauvées en agissant tout de suite à la telly. De l'autre côté, une organisation de charité très connue en Angleterre balance à la Presse médusette que 50000 familles sont en train de sombrer dans la pire pauvreté. Qu'elles tiennent le coup en empruntant à la famille et aux amis. Et que dès la rentrée, ces milliasses de pauvres ne pourront plus payer leurs traites, et que soit elles perdront leur maison et donc tout ce qu'elles ont, soit elles perdront quand même tout.

Depuis des lustres, on nous dit, sur le net des articles anglo-saxons, que les grandes banques dans le monde se réunissent et fusionnent en de grands ensembles, qui seraient les seuls dispositifs à pouvoir tenir les chocs qui viennent. Et donc que de petites banques --sous la dizaine de milliards de patrimoine-- iraient tantôt à s'effondrer.

Et que les grands survivront sur les cadavres poisseux des petits, qui pourraient même être lâchette par l'Etat. Car si l'Etat est en faillite lui-même, qui pourrait encore garantir les fonds. Peut-être des Etats plus puissants, et qu'il y aurait des fusions en partement en ces haut lieux des Etats-mêmes (un peu l'Europe ou l'UPM du binz).

Certes, ce n'est pas une crise de 29, ou ce crash mémoratif d'un jour qui illumina le feu de l'occident mais pour le brûler d'un coup. Non ! ça prend plus de temps. Et pour bien amortir les coups et surtout sur le tapis des plus faibles assez ruinés au jour la journée. Pourvu que ce soit lentement, et avec un peu de miel sur la cuillère, pour bien faire passer la pilule.

C'est malin et ça marchera ! car le temps c'est un truc très fort qui sait éviter les révolutions ou les grandes rébellions des gens qui se réveillent un beau matin avec plus rien. Et que forcément ils se rencontrent dans la rue pour discuter le bout de maigre, et que la colère vient alors, même qu'elle monte les escalades quatre à quatre et tous qui s'écartent.

Avec nos nouveaux dispositifs des temps nouveaux, ceci ne risque plus de se produire. Puisque tous sont désormais contre tous : dans la grande concurrence des idées, des appétits et des intérêts et intentions. Et encore, je ne parle pas du sexe ! car là c'est la grande warry des mercenaires sanguinaires et doux et trompeurs comme le miel de l'abeille qui piquette.

Tuesday, July 15, 2008

Retrait du permis de tuer !

Ces jours-ci je me goinfre des gueulantes de Shakespeare en VO. C'est mieux et plus goûteux bien gras des jurons. D'abord je me suis gloutonné "Hamlet" mais par petits bouts genre lopins, parce que c'est la plus intellectuelle des pièces pas rapiécée des rapières.

Puis, vint le gros morceaux je veux dire le plat de résistance à l'oppression "Macbeth" qui te débecte. Ca c'est de l'anglo-saxon qui sait rouler les "r" comme le "r" grasseyant des poulbots parigots et de Gabin de la belle équipe. Mais avec des accents rauques du brogue barbare, c'est-à-dire des dialectes qui t'arrachent les yeux jusqu'à la gorge chaude très hotty.

Dans le même temps, ils faut se farcir le film "Macbeth" d'Orson Welles en noir et blanc très noir, qui est ajouté de la réussite "Macbeth" très subtile et "coloristique" de Roman Polanski -- j'aime le terme coloristique introduit par mon amie russe Deila, je trouve qu'il veut tout dire du surplein culturel.

Orson Welles dit la querelle d'Ecossais des sovran d'Ecosse avec un coffre redoutable qui résonnette musette vachement dans le décor glauque des tuniques qui traînette dans la boue des dirty tricks de la comédie humaine où tu prends ton ticket à l'entrée du zoo, des documentaires animaliers.

Vrai, le texte est coupé au rasoir, mais que c'est une hache qui détranche en faisant quelques bavures qui sont la pièce cachée. C'est-à-dire celle des jeux de mots très modernes et qu'ils évoquent les règlements de compte à OK Balmoral.

Un peu comme dans le 8ème à Paris, autour de l'Elysée-des-fous-à-liés pendant les grandes heures de la distribution des prix qu'on les appelle des maroquins des soldes de la maroquinerie ministérielle, ou la légionellose d'honneur pour les prix de consolation.

C'est sûr, en France nous avons "Cyrano de Bergerac" de Rostand, et c'est tout autant provincialiste et baroque que l'Ecosse et Elsenor. Car, rappelons-le au lecteur si distrait qu'il ignore les histoires savoureuses : Louis XIV parlait un françois assez péquenot avé l'accent des paysans du terroir des fromages qui puent les pieds métriques de l'Alexandrin qui revient d'une virée à cheval. Mais Ludwig avait la classe et le pied fin, même la cuissette pleine de rubans de la jeune fille qu'il était par aventure.

Il reste que c'est bien parce que nous sommes français et amoureux de notre belle langue insurpassable (hormis par le chinois et l'anglais et d'autres dialectes slavons et sud-moluquois) que nous vénérons quasiment ce parler anglais plein de la franchise la plus brutale.

Il est inutile de préciser que lorsque tu piges la pièce dans le texte en VO et après des années-lumière d'études... c'est un délice aussi extrême que si tu gravissais le pôle nord par la face sud et qu'il serait à la fraise tout du long avec des pépites de chocolat glissant et tout ça au plumard avec ta damozelle.

Car si tu veux vraiment connaître la vie et les trahisons, il faut lire Shakespeare. Et comment les sorcières parviennent à t'annoncer un avenir mirifique, tout en te cachant les pires horreurs horrifiques que cet avenir même te poussera à les commettre.

Rappelons pour ceux qui ont dormi pendant la représentation du camping des flots de sang, que Macbeth vient au pouvoir régalien après avoir assassiné le roi Duncan comme un cochon qu'on saigne. Sa femme qui est tzarriblement vénale est dans le coup jusqu'au collet.

Et tout ceci se trépasse, après que la princesse barbue Macbeth fut incitette par des sorcières à barbe qui lui ont prédit un avenir si mirifique qu'il ne s'achèvera que lorsqu'une forêt se mettra à marcher...dingue ! aussi qu'aucun homme né d'une femme ne pourra le tuer. Alors, franchement comprenons-le ! il peut tout se permettre.

Et mazette ! c'est pourtant cet homme Macduff qui en vient à bout et pour venger le roi Duncan... puisque Macduff est né d'une femme morte. La sorcière est subtile et trompeuse quand elle traficotte-de-maille à trois. Bon, la forêt marche aussi, mais ça fait cher le décor qui se fait la malle, qui sent définitivement le sapin qui met mal à mélèze.

A la fin, tous les méchants meurent et les bons ne se marient pas et ils n'ont pas d'enfant, vu qu'il ne reste que des hommes et que l'homosexualité n'était pas de coutume en Ecosse ni pour les visas de censure, malgré les kiltissimes courants d'air...

"La vie est un songe" selon le baroque Calderon de la Barca, mais elle est aussi un piège, qui se sait nous montrer tels que nous sommes en plein phare de la police des destins, qui te loupent jamais O mon frère Macbeth... quand vient l'amende et le retrait des points de sutures de ton vieux permis de tuer.

Monday, July 14, 2008

De qui Bachar-el-Assad a-t-il peur ?

Le force de frappe la plus sérieuse que j'ai vue dans ma jyzné de vie c'est la femme marida qui se revanche de son mari qui l'aurait trompée. J'ai des précautions oratoires, parce qu'il y a doute sur l'affaire des vapeurs. Quand elle se venge, la femme prend tout son temps pour faire ses courses à l'armurerie du coin déjà mort.

Elle choisit, elle sélectionne, elle génétique, elle ne verse pas le sang mais elle verse dans le subtil chinois. D'abord elle attaque au panzer nucléaire qui te ratisse au lance-femme toute ta misérable demeure et château en te laissant juste les meubles du jardin délavés par le soleil des beaux souvenirs. Finis les tableaux de maîtres acquis à la grande truanderie et pour pas un sou raide. Tu rentres du turf et quand tu ouvres la lourdegrince avec ta clé que tu connais bien, derrière c'est la vaste steppe russe avec rien dessus, tu sens juste un vent étrange du surréalisme très convaincant. Le film Eisentein carrément !

Ensuite elle te présente son avocat bien mis à quatre-les-pingres, que dis-je sa batterie des orgues stalina des avocats & associés qui crèchebroutent dans le meilleur quartier de la ville, puisque c'est toi qui payeruines. Quand "tu as tout fait pour elle toute ta vie" : c'est la phrase que ton avocat t'a dictée pour ta défense très aérienne. Bon, à la fin tu gagnes la blitzkrieg, car tu n'avais rien fait de si grave, malgré les vieilles tombales dans ton jardin.

Hormis que tu avais pensé à un monde de science-fiction où les femmes ne seraient pas si jalouses entre-elles. Bref, tu as surtout gagné ta liberté de faire tout ce qu'il te plaît, et sans qu'une spousa vienne te dire robotement, tout ce que tu dois faire et surtout tout ce que tu ne dois pas faire : ce qui fait beaucoup plus, presque tout. Sauf bosser bien sûr, pour ramener, chaque soir, la tune à la cantora après l'avoir promenée à la laisse entre les chiennes du quartier.

C'est pourquoi, je m'interroge pour laquelle raison on ne fait pas défiler les femmes mariées au 14 juillet à nous les Frousiens Lovers. Car c'est vraiment la force de frappe la plus rasante que j'ai croisée durant ma misérable jyznée de vie d'ex homme marié (mais pas salarié faut pas pousser tout de même). Qui ne l'a pas été ?

Vrai, jadis quand j'étais jeune comme un blog effronté, j'ai refusé de faire mon service militaire à cause des obligations millimétrées de l'office des armes & Lüger. Mais au fond, je suis bien content de ne jamais avoir essuyé de guerre ni quelques vaisselles dans l'évier dégueu-sur-lui. Et tout parce que le nuke gaullien veille sur la dissuasion qui me dissuade d'en dire plus, c'est sûr... et je la remercie de m'avoir posé la question et le lapin.

Et comme tout le monde, j'aime me lever tard et rien fiche pas une ramure, et mieux encore en regardant les autres bosser au pas... Je vais donc regarder ce défilé des forces vives de la Nation filer, une fois de plus, vers l'Arc de mon triomphe. Je suis sûr qu'il y aura quelques femmes mariées dans les troupes... car c'est là que le nuke est détonarmé ! Même Bachar-el-Assad le visiteur en a la mortetrouille...c'est pour ça qu'il discute...

Sunday, July 13, 2008

Le net c'est pas mieux que la telly !

En vertu du principe de Mac Luhan qui dictait carrément que chaque média met en oeuvre, plus encore, le précédent média, le net c'est comme la téloche avec les solitudes qui la regardent en face. C'est clair ! pas d'erreur ! les effets de foules et de masses ne fonctionnent pas sur le net. On sent bien des tentatives dans la politique nouvelle ou des petits histrions qui tentent des révolutions foireuses à neuneu, car jamais dans la rue. Mais, rien n'y fait et ils n'y peuvent mais. Ca ne marche pas et même que ça ne défile jamais.

C'est probablement que le net c'est une machine assez complexe et trop simplesse à la fois. Car on n'y lit qu'un seul qui parle à la fois. Certes, il y a les pétitions : mais elles sont vieillies comme les luttes finales qui n'en finissent pas d'être finales. Ca fait de jolies listes de noms et surtout pour les services discrets qui écoutent ce qui devrait être escaché. Sur le net, plus tu te plains et plus tu exprimes librement ta pensée contestataire et plus elle se voit dans le boudoir d'Edvige, qui reçoit dans son salon sans murs. Et quand il s'agit que tu rende compte de tes plaintes et contestes, à mon nimble avis t'es seul devant la machine à broyer les artistes de la complainte.

Je crois que c'est le piège que les adeptes de leur-propre-pouvoir-sur-le-net se sont tendus et juste pour qu'on se gausse de les y voir tomber à la fin, mais assez vite après deux ans à peine. Certains doivent se planquette en Belgisuisse et d'autres retirent tantôt toute la boutique en vitrine de ce qu'ils avaient dit, et même plus quantième ce que d'autres ont dit. Oui, quand tu ne peux plus te cacher derrière la meute que tu as allumée, tu dois censurer tes adeptes les plus vifs et virulents, avant qu'ils t'attirent les ennuis magnétiques. Et certement, censurer tous les adversaires à la bourse des nouveaux mondes...

Après les espoirs du monde de demain qu'on-sera-tous-des-frères-et-soeurs, c'est le rouleau compresseur de la censure qui revient toujours, elle ! Et vous noterez, au passage des passants inconsidérables, que beaucoup ont trop parlé avant que les temps durs furent revenus. Et que tout reste sur le net collé à ton casier webique soulier crottebique.

Le mieux c'est de n'avoir rien à cacher, et surtout de bien savoir qu'il y a beaucoup de distraction pas sérieuse dans ces échanges parfois excessifs, qui ne sauraient exprimer que des mots qui ont largement dépassé notre pensée et que tout n'était dit et gesticulé que pour le fun. Comme si nous avions écrit un livre, et que le net était une sorte de laboratoire de nos ratitudes. Là, on est sans doute plus près de la vérité.

Car, depuis Quitterie Delmas jusqu'à Revelli, en passant par Esther la femmeCanon, les femmes qui rêvent sont sans doute plus dans le vrai que les masculants qui veulent installer des pouvoirs qui me fichent définitivement la maxima trouille des grands matins d'exécutions, qui perdent les têtes qui s'embrassette sous le gui de la guillotinette du jardin que tout le monde aimette à la Toussaint. Un truc de la brumette sur le net...

Saturday, July 12, 2008

Mais alors ? tout est bidonné ? mazette !

C'est la société du tout bidonné. L'autre jour je zyeutais à la telly un truc sur la 6 qui se blase en françois banlieusard "Je cherche un appart ou un truc comme ça". Et je trouvais ça trop beau, genre je te refais tout chez toi gratis, et tu peux vendre à la truanderie ta masure pour le dessus du marché qu'elle n'est pas. Comme j'investis dans l'immobilier pour orbiter sidéralement mes fins de mois, j'ai tout de suite reconnu la tronche d'un agent immobilier que je connais bien, et qu'il jouait l'acheteur par aventure qui trouve les transformations du galetas hyper vendeuses. Il était accompagné d'une jolie damozelle pour faire couple qui a de l'argent et du goût couleur muraille, mais qu'il doit quand même fuir Paris à cause de la crise du peplum à la pompe. Vu que le pétrole y flambe toute la Rome antique...

Bon, personne n'a acheté ! mais ils ont joué à pap' et mam' font de l'immobilier jusqu'au bout... c'est-à-dire juste avant qu'on sorte le carnet de chèques usagés.

C'est tout pareil ! dans les médias dits honnêtes et trèstous maquillés. Le Pen prétend que Ingrid de la famille Betancourt n'a jamais été otage, et que les FARCs c'était du fantômas plus enième au flan... et Balkany répond à Ségoluche que c'est elle qui a maquillada son appart' en l'appart' carambolé des médias. En d'autres termes, tout est comme sur la 6 mais à l'inverse : une équipe vous met l'appart' sens dessus dessoudé.

C'est si grave, que, bientôt, il faudra créer un journal qui ne dira que des nouvelles vraies. Mais pas plus de 10, pour nous éviter le choc avec la réalité. Et qu'il sera aussi rare que la première girafe qui a visité la France, et donc qu'il serait une sorte de curiosité mirifique et digne des cabinets ou studiolos des princes qui aimaient à collectionner les bizarreries venues d'Orient et des îles improbables et gullivériennes... attention ! j'ai pas dit : gullivéridiques.

Bon ! on y mettra quand même quelques photos gullivénériennes en page centrale. Faut pas déconner avec le négoce et le commerce du sexe qui crée les richesses de l'occident pourri comme une vendange tardive de la vallée de Mittelbergheim-les-cochons.

En quoi le web serait-il utile ?

Pour ma part, la seule activité qui s'achève en quelque concrétude (la concrétude étant l'étude des voies concrètes) sur le net c'est la cherche et la rencontre de femmes exceptionnelles. Bien sûr, ce n'est pas le seul canal de telles rencontres peu banales. Toutefois, on y gagne beaucoup de temps sur le hasard, qui ne fait rien dans la vie qu'à nous compliquer les choses qu'on voudrait si aisées que presque téléphonées, selon l'expression qui veut tout dire.

Sur le net, on peut attendre des mois pour approcher doucement une personne qui expose de belles photos d'elle-même (une seule c'est louche). Ou bien obtenir un rendez-vous au second contact ou échange de mails. Et finalement, quand on rencontre la personne en vrai, comme on dit, c'est toujours une perfection de gaucherie sensible et assez merveilleuse entre les deux essuyeurs de platrusques. Car je ne suis jamais déçu et je crois bien que c'est assez partagé.

Pour le reste, les achats en ligne, la politique exaltée sur le web et les informations faisandées et pour tout dire fausses, je n'y crois pas et je vois tous ces essaims et nuées de commentateurs qui s'y laissent prendre comme autant de moucherons rendus fous par cette lumière factice qui ne mène à rien, même pas à la mort. Puisqu'il n'y a rien...

C'est si vide qu'on y perd que son temps, hormis si l'on a compris qu'il faut y aller uniquement pour soi-même. Car le web a ça de bien, qu'on y gagne si on n'y triche pas. C'est pourquoi il faut toujours avouer que la rencontre est assez séductrice et pour y rencontrer la séduction. Là ! oui ! ça marche.

Bon ! à condition d'être assez bien fait de sa personne et d'être hyper cultivé : c'est plus facile et finalement juste, puisqu'il y a du travail en amont. Franchement dit !

Friday, July 11, 2008

La blogosphère stagnecouille

Où que l'on aille, la blogosphère et les pseudodo-pouvoirs qui s'en réclament stagnemortent, rament-et-tombent et même je me mets à penser qu'ils rampequenouillent. Il suffit d'aller zyeuter les articles mortecouilles d'Agoravox pour saisir que le net webrute devient un gros bourrage de textes pour ne rien dire du tout.

Chez Quitterie Delmas, ça va mieux car elle y croit : elle a la foi en elle ce qui est trèstout demianique. Je n'ai donc rien d'autre à dire que j'en suis content car ça fulgure...et elle ne censure jamais : on l'aime et elle est tzarriblement astrale.

Chez Crouzet-qui-c'est on y voit des gens qui causent de trucs et de machins pour eux-mêmes. C'est étrange et même pas surréaliste copié-collé-au-talon. J'ai même flirté avec Rue89 pour y aller voir si j'y étais comme Jésus et les deux lardons, et je suis reparti aussitôt, tellement c'est pareil depuis des mois tous pareils et qu'ils font des années.

Ca sent la fin d'un truc qui n'a même jamais pris ou commencé. C'est-à-dire qu'on pourrait lire des articles genre Journalisme Citoyen pendant des années, mais sur absolument rien. Pas de sujet, ni de contenu, même pas du style car inexistant comme une exigence de platitude ségolénique.

C'est la blogosphère de l'après-hystérie, quand ils disaient qu'ils allaient renverser tout ce qui était d'avant le plastique et le formica des cuisines outre périph'. Aujourd'hui, on ne voit plus Revelli qui est probablement fuitique en vacance avec sa femme dont Crouzet a mis la photo en ligne. J'en ai pas crevé mes glazes tellement elle est banalisée, et qu'on a quand même Carla à l'Elysée pour montrer la voie des belles femmes et toutes maîtresses. Bref, tout ceci est si décevant que j'espère que tout se casse la gueule, pour que des neufs entrepreneurs nous remettent le couvert mais avec des fourchettes et des cuillèrettes en argent où tu te vois dedans pour te peigner Demy de sa luxuriante splendeur.

C'est clair ! Pas d'erreur ! à la rentrée des crastes tout s'effondre...

Monday, March 17, 2008

The return of the two-headed eagle in France

On Sunday evening, the French voters have to choose definitively their mayors. It's the run-off or the second round of the mayoral elections, which throw some trouble upon the forums and debates, since the last ballot evening. As a matter of fact, the rosy wave or the huge socialist wave, which has been announced widely in the media, didn't reach the beach of the mainstream media where one may wait for the great evening or the victory of the left wing.

Actually, the Socialist Party won the mayoral elections. But the leftists couldn't reach the national level of a referendum, which might have denounced the government of France by Sarkozy's policy. The ballot was confined to some local policy and drama. So, this little consequence of the ballot should become the strongest reason of the rightists for maintaining their tough line of policy launched by the Prime Minister Fillon's government.

Abroad, the whole international press and media express harsh criticism against Sarkozy. Obviously, the French people castigate widely their president. Meanwhile, one can read the same words of mockery surging in the newspapers from London to New York. Nevertheless, these voices of harsh criticism don't mean some real expression of the widest electorate in France. Thus, the rightist part of the electorate is quite fencing at such a level of skill that one could see easily they have greatly lowered the victory of the socialist party.

Besides, nobody could say where the MoDem (the Democratic Movement) or the centrist party of Francois Bayrou is really working. Sometimes the centrists back naturally the rightist contenders and winners, for the Center is traditionally a rightist party. On the other hand, some centrist contenders are courting the leftist candidates in local races for mayoralty, although the leftist ignore them arrogantly. For example, the mayor of Paris, Bertrand Delanoe, rejected immediately De Sarnez's proposals of a center-left union.

Thus, the first victim of the mayoral election is obviously MoDem. For the centrists get polls rating at so weak a level at 3 percent that nobody believes the centrists could surge again toward victory in the presidential elections in 2012. This means the complete defeat of Bayrou's ideology and policy of strict or tough centrist line against the two-headed eagle in the right-left parliament, and toward a new device in the French political theater. In fact, the old and traditional partition of the assembly remains the model that has greatly lowered and, unfortunately, has removed the new centrist party or the MoDem.

Besides, in the great cities of France, the ballot is turning again into some harsh and cynical battle between the right wing and the left wing. Marseille, Lyon and Strasbourg are the theater of a battle wherein the MoDem plays only the character of a flunky or a valet serving the great and lofty princes of national policy. This play evokes greatly the strategy of the far right party, the National Front at a time when Jean-Marie Le Pen was an active and turbulent actor in the French politics drama.

The second great news of the ballot is the complete defeat of the far right front. Moreover, this means a great victory for Nicolas Sarkozy, who finally has been able to reduce this extremist party, when no one could reduce it before Sarkozy's strategy. Probably, one should acknowledge that nobody wanted really to reduce the National Front, so useful when it diffused fear and played dirty tricks in the political theater. Finally, the defeat of the National Front is the evidence of the great return of the frank and neat opposition between the two traditional camps, the right wing and the left wing.

This sounds like the comeback of the traditional apparatus in French democracy widely announced by the mayoral elections and their local races. The two major camps within the national assembly may be clearly rebuilt again and maybe for the decades to come. Actually, one can see that leftists get some difficulties when they want to elect their chief or their main contender, among the so-called "elephants," so jealous and powerful. On the contrary, the rightist have already their young and too powerful chief, who looks like a pop star of politics and the very French lover of the glamorous Carla Bruni. Perhaps this is the reason why the rightist party governs France today, before and after the mayoral elections.

On Sunday evening, both rightists and leftists will run in the race for the next presidential elections in 2012. Finally, the National Front is out and the MoDem appears now as some marginal political force without any possibility of winning the presidency in 2012.

Sunday, March 09, 2008

French citizens set to exact revenge

On Sunday evening in France, 36,683 mayors and half a million municipal councilors will be elected. The municipal elections are a two-ballot challenge. And this race is suddenly turning into a kind of referendum on France's out of favor president, Nicolas Sarkozy. Some have called Sarkozy the hyperpresident because one can see him in every theater of politics, and assuredly as one of the top topics in the mainstream media day by day.

Sarkozy is widely mocked by average people, who call him President Bling-Bling. This expression stresses his snobby style of consorting with his flashy jet set billionaire friends. Meanwhile, Sarkozy is fond of frank debate with the very popular or ordinary citizenry. Recently, he has been widely shown, first on the Internet then on TV, swearing at an ordinary visitor at the greatest annual farmers' market in Paris. Though the man harshly provoked Sarkozy, the press fell easily into a kind of fake deep-throat contest based on gossip, turning this little story into a huge and grotesque state of affair.

Actually, according to Denis Muzet, a media analyst and sociologist at the Sorbonne University in Paris, "People are very disillusioned and they are going to punish him." Certainly, some dull and gloomy revenge seems to have infected the spirit of frustrated Frenchmen and Frenchwomen who crave a better welfare and lifestyle.

As one can see, Sarkozy's stature seems to have fallen. Last spring, he enjoyed sky-high approval ratings in polls. Nowadays, he has fallen to such a degree of disapproval that he has finally acknowledged that he has made some mistakes. Interviewed by the right-of-center Le Figaro, Sarkozy boldly said, "I am not exonerating myself of anything."

As a matter of fact, every would-be master of politics in France has to survey and scrutiny his popularity in the local practice of his mayoral function because any member of France's National Assembly is certainly and firstly a mayor. Sarkozy too began his presidential ascension by this very first step of holding a mayoralty, which helped to build his magnificent political career, in the chic city of Neuilly in the green belt of Paris.

Around the ballot days, Prime Minister Francois Fillon plays it louder in the forefront of the UMP's (Union for a Popular Movement's) campaign, while Sarkozy wisely becomes more discreet. In fact, Fillon surges in the polls over his president and commander. Although it is quite astonishing that Fillon gets some louder applause than Sarkozy. Both have expressed the same policy, because they lead their own government. Thus, one has to understand Sarkozy's bad polls only as some personal revenge.

Nevertheless, the center-right party UMP, the president's party, faces a battle to hold on to power in the main cities in France. After a century of rightist leadership, Bertrand Delanoe, of the Socialist Party, won the mayoralty in Paris in 2001. Now, he may gain a very prestigious second term in his race against Francoise de Panafieu, the female candidate of the UMP. In the same time, he may win the leadership of the whole opposition and firstly in the Socialist Party from Segolene Royal the former socialist contender in the 2007 presidential election.

Besides, in Strasbourg, Fabienne Keller will probably surrender her seven-year mayoralty to the socialists. In France's second-largest city, Marseille, 68-year-old Jean-Claude Gaudin is about to lose his shrewd and steadfastly held 13-year mayoralty. So, one can easily predict some great and smashing political events, with harsh criticism in debates on TV, on Sunday evening during the first ballot.

In Bordeaux, former Prime Minister Alain Juppe, 62, campaigns without the UMP's logo on his Web site, which is a personal blow against Sarkozy. And Xavier Darcos, the Education Minister, may lose the race for the mayoralty in Perigueux, despite the personal backing of Sarkozy, who made a rare speech in the city hall magnificently but vainly supporting the famous UMP contender.

According to Vincent Tiberj, an analyst at the Paris National Institute for Political Sciences, "It will be a referendum on the president." But the president maintains his tough line because the local voting can't erode his party's majority in the National Assembly. This is why Sarkozy recently said, "The Municipal Elections won't have any impact on the political platform chosen by the French."

Fillon has said, "We can't afford a pause. After the municipal elections, we will instead accelerate."

There are higher stakes in this challenge for Francois Bayrou, the creator of the new centrist party, MoDem (the Democratic Movement), which is not a real or traditional party. The MoDem is a social movement. Bayrou is hoping that a new political class will emerge in the middle of the traditional opposition of the rightist and leftist camps. He is slowly preparing for the 2012 presidential election.

Sunday, March 02, 2008

Rebellion surges against Sarkozy in France

In a few days, the French electorate will elect their mayors in every town. Actually, this ballot day will be a great challenge for President Nicolas Sarkozy because the polls are greatly lowering his popularity. Throughout the Web, a great tempest of insurrection is blowing up against the young president.

Some have said that Sarkozy is turning toward a return of monarchy in France. Around the "Palais de l'Elysee," the whole political gentry become characters in some bad movie or novella widely broadcast by the tabloids and the mainstream media. Moreover, Sarkozy's secret wedding to Carla Bruni, the model-turned-singer, stressed even more the political glamour in the media.

Journalists are now expressing more and more harsh criticism mixed with jealousy against Sarkozy, and very openly in TV debates. During the last few weeks, every issue publicly or privately expressed by Sarkozy was totally rejected and criticized by journalists and intellectuals, day by day. Assuredly, it's the first real opposition surging against Sarkozy. Sometimes it looks as if an anonymous mob is increasing in size throughout the very popular layers of the French citizenry.

On the other hand, Carla Bruni-Sarkozy is so cute a woman that she gives France a new flashy and sexy prestige, especially abroad. For example, Carla was acclaimed like a cult rock star in South Africa. Her discreet and graceful mood obviously increases her great power of seduction.

Of course, the riot against Sarkozy on the Web has no consequence in the real world. Nevertheless, one can see that neither protest nor rebellion will happen in the streets of Paris. It remains a verbal protest. We can see the extreme protest as an expression of a desire or a phantasm. Certainly, French citizens want amelioration of their lifestyle, but they want political stability too.

Actually, this rebellion surges within the leftist or socialist party, which lost the presidential election in 2007. This great frustration seems the very reason of the turmoil. Moreover, the usually anonymous mood of expression on the Web favors extreme political issues. For instance, nowadays in France one can commonly find people threatening the life of the president himself in what they write.

Thus, the personalities and fate of John F. Kennedy and his wife Jacqueline Bouvier are mainly evoked on the Web. It looks as if whole of France's electorate wants to fall into some great romance with a stressing, dramatic and sensational end. At the same time, Frenchmen and Frenchwomen accuse the author of this magnificent romance, who is Sarkozy himself.

Finally, one can see the gap between the Web -- including the mainstream media -- and the real world as a new statement in the French society. With such a degree of schizophrenia in the media and political issues, the results of the upcoming elections seem totally unpredictable.

The candidates and mayors of the UMP, the center-rightist party of Sarkozy, could win after Sarkozy's recent campaign of victimization. Remember the 2007 presidential election. The whole Web of opinion and the electorate throughout the media had announced the victory of the socialist Segolene Royal or the victory of the centrist candidate Francois Bayrou, well known as the "third man." In the end, Sarkozy won the election. The opposition parties and electorate deceived themselves and that frustration is blowing up now.

Monday, February 11, 2008

Censure étendue sur la blogosphère

D’arrivée sur la blogosphère, on nous disait que c’était-là un espace de liberté d’expression. On y croyait, et on a bien commencé à dire des choses légères puis inavouables par la pente encline de la nature, qui aime à glisser vers les interdits du tout permis.

Alors, ce fut un ton neuf et qui sut incruster, pendant quelques mois, des airs nouveaux assez poétiques et libératoires sinon résolutoires des tensions accumulées pendant des décennies de l’avant internétique. On vit toutes sortes de phénomènes de personnalités étrangères à la société de la rue de l’ordinaire. C’est-à-dire qu’on sentit bien une sorte de défoulement imaginatif et toujours d’inventions, surtout littéraire et parfois très peu règlement avec l’orthographe.

La chose tourna dans un virage jamais vu, qui bascula lentement tout le bâtiment dans le fossé de la censure. Quand, des internautes frustrés se mirent à porter des e-mails de plaintes contre des rédacteurs en pointe. Et simplement, pour la raison qu’ils n’étaient pas d’accord en tous points avec leur vision du monde et de leur article. Les lettres s’empilèrent en des petits tas immatériels d’e-mails destinés aux patrons de la Presse internétique, dont certains sentirent-là une belle occasion de moucher des concurrentiels patrons providentiels et qu’ils savaient même écrire étrangement, ce qui leur faisait défaut un peu, dans leur intimité de se bien connaître eux-mêmes.

Car sur le net, le patron craint la meute, tout comme la régie publicitaire. Aussi, par force de pressions bien répétées et toujours mordante dans le même sens du bois, la scie coupa la branche sur laquelle tout l’arbre de la pensée citoyenne était r’assemblé. Une censure n’équivaut-elle point à toutes les censures précipitées dans le seul coup de ciseaux ? Ce qui veut dire que la blogosphère et le régime des citoyens tomba dans la pensée radicale. Car elle était devenue une sorte d’usine à pensée la même pensée en tous points conforme à la pensée qui devait être pensée pour qu’une autre pensée n’y vienne jamais entrer et la transformer en une autre pensée plus nuancée.

Qui d’imposer des versions fantaisistes des événements historiques et contemporains qui sont de véritables mensonges de l’information à rebours. Qui de militer sauvagement contre des institutions qui sont pourtant issues de votes réguliers et dans la République qui est notre seul bien commun inaltérable. Tel autre de diffuser des tentatives de révisions de l’histoire qui nuisent certainement à des ethnies ou des groupes, qui ne savent comment il auraient pu susciter sans le vouloir des craintes et des paniques fantasmatiques. Et tel autre encore de présenter le parangon de la pensée alternative qui n’est qu’une réplique à l’identique de la pensée la plus conformiste et contraignante depuis le début du XXè siècle. Voilà quelques éléments de cette pensée unique qui ne devrait pas être transformée dans la blogopshère qui lui semble acquise.

S’il n’y avait d’autres discours. Et qu’ils savent aussi entamer ce cuir de ceux qui sont en train d’effectuer un véritable hold-up dans la blogosphère. Pour défendre leurs entreprises, ils se sont acculés ’eux-mêmes à la seule méthode qui a fait ses preuves depuis que l’histoire des médias s’en est déjeuné : la censure pure et simple ou l’injonction au silence. Il va de soi, que c’est un échec considérable pour ce qu’ils nomment le journalisme citoyen. Et que ceux qui pratiquent ces restrictions, sous couvert de civilités de circonstances arrangeantes et pour orienter les flux de la pensée internétique dans un seul sens "le leur" ... eh bien tous ceux-là vont à la casse considérable qui les attend.

Puisque, comme disait Gandhi, qui a su mettre le branle à un Empire le plus grand et le faire tomber dans son pays, il n’est aucune force aussi contraignante qu’elle serait qui saurait tenir trop longtemps. Puisqu’ immanquablement un jour elle tombe et par la seule force accumulée et le poids trop chargé d’injustices de ses censures et de ses interdits qu’elle aurait menés juste pour sa survie précaire et mensongère.

A la vérité, pour se sentir libre et vivre avec intensité, il ne faut jamais céder à la censure non plus que l’accepter, même quand on voudrait la pratiquer pour soi-même. La pensée est notre nature la plus précieuse. Et quand elle s’est alliée avec le coeur, alors elle parle librement et vraiment. Et elle respire un air nouveau et ancien qui la porte là où la liberté d’expression reste entière, si même protégée par toute la science des libertés qu’on y appliquerait. La censure est une ténèbre de la lumière qu’on éteint, comme on couvre le coeur avec tout l’amour qui fuit désormais le monde. Tout pareil, cet amour ailé est en grand train de quitter la blogosphère qui va très mal.

Saturday, February 09, 2008

Sarkozy porte plainte contre le journalisme voyou

Nous y sommes rendus, les sabres sont tirés au clair entre les journalistes et le Président de tous les Français. Thierry Herzog, qui est l’avocat du citoyen Nicolas Sarkozy, vient de déposer plainte pour "faux et usage de faux et recel" et au pénal. C’est donc que l’affaire du pseudo sms de Sarkozy, lancé à Cécilia son ex, est une affaire grave et qu’elle ira à son terme le plus amer.

Rappelons que le site internet du Nouvel Obs avait élégamment posté que Sarkozy aurait adressé un sms à Cécilia en lui enjoignant que si elle revenait il annulerait tout, avec Carla s’entend. Ajoutons, que sans donner la moindre preuve de cet envoi, le Nouvel Obs ne visait pas moins que de frapper au coeur de cible de l’union du chef de l’Etat avec la bellissime et sismique Carla. Qui en douterait le plus le moins ?

Tout ce montage manifeste la frénésie de jalousie et de haine publique qui rode dans les couloirs ténébreux du net, après les élections de la gauche et du centre manqués. Et toutes ces masses s’entre gluent en des trains de revanche pulsionnelle et fantasmatique. Certes, c’est une forme de neuf courant révolutionnaire, mais uniquement relégué au net. Et la terreur n’est pas loin.

Car les institutions de journalistes s’y mettent. En revendiquant qu’un journaliste aurait tous droits de dire tout et sans jamais en apporter la preuve. Et s’il y avait diffamation ?

Par ainsi, les prospecteurs d’avenir disaient probablement vrai tantôt, quand ils voyaient la sphère journalistique aller à sa dérive, quand elle s’alliait aux méthodes des pseudo journalistes qui se voulaient plus citoyens en usant de la rumeur et de la diffamation. On dirait que le journalisme basculant sur le net en aurait, dans le même temps, pris tous les plis et replis les plus obscurs de la Grande Araigne qui traque sa proie au coeur de sa toile tendue de mille fils de toutes rumeurs et des calomnies anonymes.

C’est une forme d’arme cybernétique qui est mise en oeuvre chargée à vif et qu’elle est pointée par un anonyme puis par des foules d’anonymes, qui confondent la liberté d’expression avec le lynchage collectif. Car il y a une immensité de vastitude entre la situation en France, d’aujourd’hui, et les conditions de vies d’avant la Révolution Française. D’autant que Louis XVI n’était pas le pire des rois de France. Et même qu’il était en mouvement prompte pour effectuer de grands changements. Car la révolution était bien née dans les cercles d’intellectuels assez près des nobles, souvent même chez eux.

C’est donc le caractère précipité et non réfléchi de la calomnie contemporaine qui est un danger contre lequel la victime se doit de se défendre, comme il convient. Et la Presse reproche même à la victime qu’elle oserait se défendre un peu. C’est-à-dire que la Presse désire le simple dictat de ses affirmations et sans qu’elle ait jamais à les prouver. Alors, que dira-t-elle demain ? Et de chacun de nous ? Que puis-je faire contre un journaliste qui affirmerait mensongèrement, que j’aurais posté un sms d’une nature avilissante qui saurait ruiner ma réputation et qui ruinerait les liens que je couds ardemment avec ceux que j’aime ?

Il ne fait plus aucun doute, que des forces conjointes de potentats de Presse se liguent pour renverser le Président des Français, et qu’ils oeuvrent d’ensemble en l’attaquant dans ce qu’il a de plus cher, soit sa famille. Pour le pousser à ce qu’il se défende et pour que la Presse puisse dire à l’ensuite, que Sarkozy attaque et donc qu’il censure. Quand il voudrait juste rétablir la vérité. Ce que chacun des citoyens d’entre nous ferait à ce degré de vilenie.

Car enfin, si ce sms était vrai, le Nouvel Obs n’aurait rien à craindre. Et il suffirait que ce journal reconnaisse sa stupidité d’avoir tenté de nous faire croire à une histoire aussi invraisemblable qu’inconvenante. Mais sur le net, le ton est monté à tel degré de revanche que plus personne ne fait dès lors attention aux excès qui y sont édités à la montre publique chaque jour. Et tout par le fait de l’accoutumance à ces imprécations qui sont une violence faite au lecteur, et pas de l’information. Car si Ségolène avait gagné les élections, ou Bayrou, les mêmes, qui diffusent cette haine, seraient immanquablement outrés par tant de destruction jetée dans leur camp. Ce pendant que la Presse, qui leur est favorable, jette la destruction dans le camp adverse et que tout ceci est de la revanche politique.

Il reste qu’à ce petit jeu-là, le journalisme se disqualifie par l’abondance d’infos erronées qui font plus certainement fuir le lecteur normal, qui est en cherche de vrais infos. On constate bien cette fuite du lectorat sérieux sur des sites du journalisme citoyen qui s’alimentent trop de théories du complot à rallonge comme aux parcs à thèmes des tyrannosaures, qui doivent assurer le spectacle tous les jours.

Quel lecteur ne comprendrait-il pas, qu’il est inadmissible de s’attaquer ainsi à un seul homme, serait-il le plus grand monarque du monde, ce qui est loin d’être le cas en l’occurrence. Comme il est inadmissible de diffuser des communications qui sont d’ordre privé et de faire passer ces procédés de délinquants pour du journalisme. C’est une forme du despotisme et de la terreur qui se mettent en oeuvre sur le net.

Car enfin, on en viendrait presque à redouter de demander à un journaliste qu’il s’explique sur ses propos à vocation manifeste et exclusive de nuire, et jamais d’informer. On redouterait plus encore de leur opposer la critique, comme je le fais ici de cette main. C’est tellement affligeant de voir le journalisme qui devient du journalisme voyou. Et tout par l’influence de la blogosphère, qui favorise ouvertement ces pratiques non-républicaines et non-démocratiques.

La Justice passe...

Thursday, February 07, 2008

Le Maharishi Mahesh Yogi c'est fini !

Le Maharishi Mahesh Yogi est mort a 91 ans. Ce qui fait une sacrée paie pour un gourou qui a quand même trafiqué des Beatles genre petit scarabée. Ce fut un personnage important de la culture "new age", c’est-à-dire de cette mouvance ésotérique qui fit le lien entre l’orient et l’occident.

Toutefois, nous dirons encore qu’il le fit sur le mode assez bidonné. Puisque sous ses airs de sage doux et obséquieux sinon chaste, il fit montre de très grandes dragues envers ses disciplettes dont la sulfurée Mia Farrow. Et qu’il fit aussi le plein en limousines qui ne carburaient pas au vert, mais quasiment aux pierres précieuses dont il raffolait, comme toute girlie de robe qui aime le shopping à London the best.

C’est un grand malentendu entre l’occident chrétien et l’orient païen, que l’un attend de ses sages qu’ils soient des ascètes en tout et surtout en grottes avec toutes commodités loin sur le palier et la concierge en prière dans l’escalier. Quand les orientaux goûtent mieux une sagesse conjointe à la sensualité, en d’autres termes, que cette sensualité mènerait au pire sexe déhonté, qui est aussi la preuve d’une bonne santé. D’ailleurs, les églises des austérités en occident démontrent assez l’hypocrisie de la nôtre version de la religion, avec tous ses ors qui savent orner la grotte originelle comme un vrai sapin de Noël.

Les Beatles furent séduits par le jeune gourou, enfin surtout Lennon le John. Puis, il le quitta en diffusant une chanson méchante contre le gourou. Quand John apprit que le Maharishi avait courtisé une jeune adepte. Et quand pour ma part, je n’y vois là rien que de très normal. La soutane n’est-elle pas aussi excitante pour les filles comme le kilt pour les girlies écossaises ? Il faudrait vitement sonder les jeunes catholiques qui font leur premières communions (ça existe encore ?), et qu’elles seraient toute plus ou moins secrètement amoureuses de leur curé, en bonne préparation au monde du showbiz quand elles deviendront des midinettes très éclairées.

Soyons honnêtes, le coup de la méditation transcendantale, mais pas kantienne, nous a moins bidonné. Surtout quand la Mahesh machine, désormais établie en Hollandique plaine, voulait tous nous faire léviter le cul plus haut que notre chaise. Ca s’appelle la lévitation en petits bonds de cabris qui crient tantôt "l’Europe ! l’Europe !" si vous êtes gaullien et si vous voulez. Le bide quoi !

On vit bien des tas de petits movies et des photos truquées, pour nous dire que ces gens-là de la Mahesh Society volaient. Mais on subodora vite qu’ils volaient plus nos économies, qu’ils éployèrent leurs ailes de leurs postères culiers qui n’en avaient point d’ailerons pour fendre les airs.

Cette philosophie hindoue s’inspirait des "siddhi" tantriques, qui sont des sortes de pouvoirs magiques que le yogi acquiert par la méditation. Il faut reconnaître que dans les textes référents en Inde, la part symbolique est manifeste. Car ces pouvoirs signifient plus manifestement des états de la psyché. Plutôt qu’ils seraient des pouvoirs du corps lui-même. Il reste qu’avec nos portables et toutes nos techno-sciences d’aujourd’hui, la télépathie et d’autres "siddhis" sont quasiment parvenues à être réalisées dans la nature. Ce qui ne laisse pas d’être troublant. Comme si les anciens rishis ou "voyants" hindous avaient eu la prémonition de notre société assez atlantéenne ou magique.

Le gourou aux apparences de pauvreté abusive et de faux ascète laisse tout un business immense après avoir démarché beaucoup de naïfs et de crédules pour en obtenir des dons... un vrai politique quoi ! Ce fut donc un maître ès arnaques fabuleux. Comme l’orient sait nous en fournir une ou deux fois par siècles, et parce que nous le voulons bien.

Soyons juste pour achever cette nécro, il sut tout de même les payer en retour par la part du rêve qui est une rédemption en soi. Et peut-être y a-t-il quelque joyau bien caché dans ce chaudron gluant et mal lavé qu’est la vie, qu’il faut bien quitter quand on en a fait le tour... de magicien un peu...

Saturday, February 02, 2008

Le mariage de Carla et Sarkozy est consommé

C’est fait ! Sarkozy et Carla se sont mariés ce matin à l’Elysée. Et par le biais du maire du VIIIè arrondissement, François Lebel qui a scoopé la nouvelle fraîche, par toutes fuites judicieusement coquines.

Selon ses termes, il aurait "marié deux électeurs du VIIIè arrondissement qui habitent au 55 rue du Faubourg Saint Honoré". Et comme nous savons tous que ce n’est pas la poissonnière du Pont-Neuf qui vit là, la chose fut entendue.

Le tout de la festivité connubiale s’est passé genre bien, et au premier étage de l’hôtel particulier néo-classicisant et même un peu rococo. Il y avait, dans la foule rassemblée, que vingt personnes triées sur le volet roulant des connaissants les plus proches sinon intimes. Ce qui va de soi pour une cérémonie secrète, dont on devait apprendre la réalité après les douze coups de minuit du conte fabuleux.

La radio RTL a annoncé le scoop en fin de matinée, ce samedi. Et on ne vit pas aucune foule en presse devant l’Elysée, pour commettre aucune révolution anti-people, ni aucune charrette, non-plus que de guillotine qu’on nous promettait pourtant sur le net toujours en révolte contre Sarko premier. Ce fut un mariage comme on en procède tous les samedis en France et dans toutes les communes, dont la commune de Paris... mazette encore un nom de révolution !

Nicolas Bazire pour Sarkozy et Mathilde Agostinelli pour Carla furent les témoins de ce duel amoureux qui fera des étincelles sur plus d’un an. L’un des témoins vient de la sphère goitreuse de Balladur l’Edouard, et l’autre témoin sort tout droit de la sphère Prada du plus chic italo-parisien.

Le porte-parole de l’Elysée Martinon en est resté muet de commentaires interdits. Tout comme la blogosphère qui est quand même restée scotchée au papier peint du boudoir élyséen. Manifestement, le Président a su prendre tout le monde de court et dans l’alcôve même. Ce qui est fort pour un petit grand homme. Et Lebel a juste lâché que la mariée était en blanc... ça alors ! et que le marié n’était pas mal non plus.

Par ce fait de cette petite fête historique, Sarkozy vient de rallier la tradition des deux Napoléon, le prime et le tierce, qui se marièrent tous deux (mais pas entre eux) dans le cours de l’exercice de leurs fonctions les plus hautes qu’il se puisse trouver en France.

C’est grand merveille d’histoire, que ces mariages people de la politique qui savent divertir les masses émues par l’exposition à la montre publique des minutes de la vie présidentielle qui en jet-sette pas mal.

Ainsi donc, il nous reste à souhaiter aux deux époux qu’ils se laissent à glisser sur le plus aimanté promenoir qui sait mener au bonheur.

Thursday, January 24, 2008

La Société Générale joue avec nos nerfs

On vient de l’apprendre ce matin et à bon escient à la bonne heure quoi ! La Société Générale en France vient de paumer environ 7 milliards d’€ ce qui laisse un gros trou à combler comme si l’amour de votre vie avait fichu le camp du coffre plein à Genève. Un milliard vous manque et l’univers est dépeuplé... Et c’est rien de le dire quand on largue les milliards à vau-le-vent sur l’Everest bancaire.

Selon le PDG, c’est un trader qui a mis le feu à ses aventures spéculatives. Et comme il a commencé à perdre, eh bien il a dû continuer en espérant se refaire. Il est manifestement en fuite, déjà qu’il a perdu son boulot avec cette quinte flush de milliards perdants. Ils auront sa peau car une plainte a été déposée contre lui. Et je ne vous parle pas des actionnaires qui sont remontés comme le ressort du talon d’Achille avant qu’on le lui coupât devant les Troyens.

Le staff de tête n’est pas bête. Car ils connaissaient la nouvelle depuis des jours, sans moufeter pour arranger le coup. Ce qu’ils ont réussi, mais au pire moment de la dégringolade du marché asiatique qui est cruel quand il torture sous les ongles. Il reste que la cotation de la Banque branque (qui est aussi ma banque) a dû être bloquée, pour éviter les montagnes russes de la foire du Trône en Enfer.

Il reste qu’ils sont fortiches les banquiers, quand il s’agit de faire de l’argent, même quand il est perdu dans le fleuve de l’oblivion. Les 5 milliards fictifs et donc immatériels perdus par le trader, puis les 2 milliards perdus naturellement dans le processus des subprimes naufrageurs qui était attendu vont être renfloués par une astuce prévue par le code des flouzeurs géniaux, qui volent au-dessus de nos têtes de comptes.

Ils vont augmenter leur capital de 5 milliards dans les semaines qui viennent. Et c’est comme si c’était déjà fait, on se presse au portillon. Car les assurances Groupama et consorces en veulent, comme tous les actionnaires. Le pire du meilleur étant que la Société Générale est quand même bénéficiaire à la fin 2007, et de plusieurs centaines de millions d’€. Tant et si bien que la Banque de France balance carrément que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les dispositifs de précaution ont évolué depuis 1995 et ses grands scandales de traders qui crashaient des banques immémoriales et anglaises.

Les comptes des épargnants sont de toutes les façons garantis à hauteur de 60000 €. Il est donc inutile de paniquer, et de faucher un caddie chez Auchan pour vous garer en double file devant le guichet de la Société Générale et pour hurler : "Ceci est un hold-up de mes deux sous coquins !"

Et de toutes les façons, la chose est arrivée à la Société Générale qui est la seconde banque la plus solide en France et la plus combative. En outre, elle connaît désormais la faille qui a permis à ce malfaisant de risquer la descente aux Enfers. Et les dégâts sont plus qu’épongés par cette annonce d’un accroissement du capital.

Mais qu’en est-il des autres banques ? Il y a fort à parier que les calculettes et les ordis vont chauffer grave dans les heures qui viennent. Dans les bureaux nocturnes de la concurrence, qui est souvent moins vigilante encore que cette deuxième banque en France.

Enfin, ce trader a profité de ses connaissances des dispositifs masquant les opérations. Et nul ne saurait dire si d’autres manoeuvres de ce type ont rongé dans le secret d’autres banques sur le marché. Au moins, à la Société Générale on vient de sentir le vent du boulet, mais parce qu’il est passé juste à côté, en manquant sa cible. Bon, le boulet a réduit en chair de tripes à canon, maint dignitaires qui ont été remerciés tantôt. Si qu’ils sont désormais priés de vider les caisses des Assedics très riches aussi.

Quelques mois encore de ce binz crypté et tout explosait du coffre le plus intime de la banque...C’est donc, et paradoxalement, une bonne nouvelle que cette annonce du sauvetage de la Société Générale. Et en plein drap du monde des joueurs funambules où l’on aime à s’entre faire des stupeurs inouïes.

Tuesday, January 22, 2008

Un ultime poilu et le XXème siècle est mort

Louis de Cazenave est mort à 110 ans, c’est donc qu’il a connu tout le 20ème siècle. Et même qu’il la fait. Car il était l’un des deux poilus français qu’ils restaient en vie.

Autant dire que c’est un sacré lopin de mémoire vive et visuelle qui nous a quitté, plus encore qu’une bibliothèque avec tous DVD sur la Grande Warrie. Il est né au XIXè siècle et c’est déjà un prodige. Peu après la naissance du cinématographe, et ses trains qui entraient en gare en déchirant le mur et la toile pour fondre droit sur le public en quête de sensations du siècle nouveau.

En 1916, il a 19 ans, et c’est l’âge pour se cogner aux grands mouvements de masses des chairs à canons, dans la neuve société du massacre industrialisé. Nous n’avons rien inventé. C’est aussi, la fin des grands empires mondiaux européens, le français et l’anglais aussi le germanique. Les grandes familles régnantes, en des cousinages pervertis, se disqualifieront dans le massacre généralisé.

Naîtront et la folie dada et le théâtre de l’absurde puis l’existentialisme. Soient, tous les arts et les philosophies du désenchantement et du désespoir qui tisseront l’angoisse du siècle qui commença mal.

Toujours est-il que Louis de Cazenave passa au travers de tout. Il survécut au chemin des dames, en espérant "la bonne blessure" comme il disait : pour en réchapper. Il passa au travers des considérations intellectuelles sur le néant que la guerre, "mère de toutes choses" selon Héraclite le prime philosophe européen, mit en mouvements factices. Et Louis traversa même la France de Vichy, un peu plus tard, sans trop de dégât que de la prison épisodique, en guise d’ordinaire pour un bon résistant, qu’il fut à nouveau...

La leçon de ce siècle, il la voulut résolument pacifiste. Car il avait vu la guerre la pire qui se puisse voir. Et donc il était le plus escient pour en parler en ses exemples frappants de vérité odieuse et de l’épouvante. Pourtant, il en parla tardivement, quand les journalistes entrèrent dans sa vie, il y a peu.

C’est un homme qui aimait à passer ses jours dans sa chambre et seul, près d’une fenêtre ouverte sur son jardin à l’abandon, mais seulement de l’ordre. Comme une citation de la liberté et du laisser faire, ou laisser vivre les herbes comme elles voudraient. Une sorte d’évocation des milliasses d’herbes folles enchevêtrées des âmes de ses camarades pris dans les limbes de ses souvenirs. C’est donc le pacifisme monté en une sorte de philosophie de vie... après la guerre.

Il arriva même, naturellement et après un long temps, qu’on fêta ses 110 ans. Et qu’il plaqua tout le monde et le cortège de la teuf genre maire et tout le bastringue des édiles rassemblés dans son salon en champ de bataille. Et pour qu’il aille se recoucher aussitôt dans son rêve de lui-même... le survivant.

Désormais, il n’en reste qu’un, qui sera panthéonisé comme un aigle définitif. Et franchement, il craint tellement cet honneur, qu’il risque de ne pas tenir longtemps sous ce poids des grandes manoeuvres militaires qui s’annoncent et de leur grand fracas de cuivres. Car cette fête ultime pourrait déranger ses souvenirs de guerre et tout le malheur bien enfoui au-dedans de son indicible mémoire jamais exprimée.

Friday, January 18, 2008

Le Maître-instant de Fischer

Bobby Fischer vient d’achever son "exil mental intérieur", selon les termes de Kasparov son rival. C’est-à-dire que les news tristes viennent d’annoncer qu’il est mort. Ce qui fiche un coup à l’échiquier dont il fut un Grand Maître à l’âge de 15 ans. Un coup extraordinaire quoi !

C’est pas banal et même un peu fou comme tour de pion, de régner si jeune sur un jeu si vieux que très-antique. Il a été le maître ès stratégies sur le petit bout de bois de bout carré aux 64 cases du mat. Et il fut le fondateur de cette pratique professionnelle à l’échelle mondiale.

Les échecs sont un vieux jeu des Amériques-Indiques-Orientales qui figurait comme une sorte de champ de bataille. Celui de Kurukshetra soit la grande warrie mythologisée, entre les troupes du paradis et les troupes infernales. Et au milieu, le dieu hindou Krishna l’infiniment fascinant de bleu cosmique profond, et près de lui, son bien-aimé et plus valeureux des guerriers Arjuna.

La philosophie dévoilée en ces lieux, fut qu’il fallait se battre pour amener le règne de la lumière. Car ceux qui vont mourir sont déjà morts, puisqu’ils combattent pour les ténèbres. C’est le vieux coup du truc à l’éclate, comme on dirait le Bien contre le Mal, O mes frères et soeurs.

C’est dire si ce petit pré carré est une quintessence du struggle for life humain. Et que toutes les folies s’en fulgurent vers toutes les combinaisons possibles des solutions délirantes, à quantième coups par avance. C’est un peu de l’esprit de Fischer prompte au gambit. C’est-à-dire une tactique qui sait avancer un pion pour le sacrifier et pour tromper l’adversaire, et pour gagner la partie à la fin, sinon toutes les parties.

Lesquelles parties du grand jeu mondial ? Tout d’abord la guerre froide, puis la complexité mentale dedans le joueur ; enfin la provocation et les exigences de folies pour conserver la liberté individuelle... Ce sont toutes ces digressions que Fischer a tentées pour rester le jeune maister adolescent, comme un artiste du jeu postrême. A la manière d’un Marcel Duchamp, qui inventa l’art contemporain. Et qui se transforma en un champion des échecs, pour mieux se cacher du commun de l’ordinaire. Et par aventure, pour gagner un peu sa vie de retraité ès arts...

Bobby a biaisé autant qu’il put tenir, en refusant de remettre son titre mondial en jeu, pour brouiller les pistes. Aussi, en refusant des caméras qui le troublaient en plein drap de sa partie la plus définitive. Pis encore, il sombra dans l’antisémitisme verbeux, quand sa mère était juive. Et qu’il n’y vit aucune contradiction, pourtant assez oedipienne...

Et parmi d’autres errances, il vécut en exilé de ses Amériques natales, pour achever le délit de ses cases noires en traitant l’Amrica de Satan carrément. Et jusqu’à se réjouir des attaques du 11/9/2001. On le constate, il avait quelque esprit de contradiction, ajoutée d’une ligne de force en diagonale du fou, certainement.

Après un passage au Japon et sa case prison étrangère, pour usage de passeport frauduleux, il fut accueilli par l’Islande et ses paysages des luttes fondamentales, entre volcans runiques et ses glaces des éléments fondamentaux, qu’on lit bien dans les anneaux elfiques de Tolkien. C’est dire si Fischer a groové tous les champs de bataille terriens et de la surnature aussi, genre héroïc fantasy.

Et plus encore, nous ne savons pas vraiment les guerres qu’il aurait menées, seul dans son cerveau entièrement voué à l’échiquier de lui-même. Car, ce ne furent pas Spasky, ni Kasparov, non plus que l’URSS qui furent ses vrais adversaires. Mais lui même en suprême maître de soi, devenu ce clochard céleste à la Kerouac "on the road again"... Nul ne sait encore ce qui culbuta ce Sovran Maister à son maître-instant, sinon qu’il aimait trop les stratégies secrètes.

Naomi Campbell met le feu à Chavez


Sarkozy et Carla font école, à tout le moins, école de journalisme de la love. Car Naomi Campbell vient d’interviewer Hugo Chavez. Et pour prolonger le dialogue dans une suite plutôt impromptue.

L’ex top modèle, aux 37 ans amazoniques, est désormais une chic journaliste pour le magazine british QG. Et bardée de ses neuves prérogatives, elle décida sur-le-champ d’aller poser quelques questions au Président vénézuélien, qui ne mâche pas ses mots non plus qu’il l’envoie dire à Bush tantôt. A tel premier rang, que des chefs d’Etats tétanisés par ses sorties des virages du protocole poussé, ont tenté à reprises de le remettre à sa place de chef d’Etat émergent, en quelques sortes. Ce qui est vexatoire pour le droit des Peuples à s’auto déterminer, même "minables" s’ils le veulent... façon de parler.

Surtout que nous vivons une époque, dans laquelle les top modellos élisent plus aisément les chefs d’Etats, que leurs propres sujets les éliraient. Les Peuples ne sont-ils point censés exécuter cette tâche dans l’isoloir le plus complet ? Pour le coup de cette interview, c’est le couple Chavez-Campbell, aussitôt formé, qui voulut s’isoler pour continuer ce devis amoureux. Car c’est bien cette chose de quoi nous parlons, avec toute la Presse hispanophone.

En sortant de cette étuve de phéromones, Naomi trouva son champion plus taureau que gorille. Bien que les gorilles soient bien aussi, surtout en liberté. Elle le trouve si rebelle et tout pour le Peuple. Où qu’il se trouverait d’ailleurs, dans toutes les parties du monde des Peuples. Un taurin de l’universalité quoi !

Et mieux encore, il a une belle voix de crooner, qu’il lui fit voir, ou plutôt qu’il lui fit entendre quand le rideau fut tiré, pour qu’elle y monte par aventure d’excitation du point Chavez de non retour. Ce qui doit forcément arriver quand une top modello vous interviewe, et qu’elle trouve que vous parlez franchement et vrai sans mentir.

On est donc très loin des entrevues musclées de Kadhafi avec les journalistes françaises non consentantes et revanchées. Les mauvaises langues n’y pourront rien dire à ce coup de foudre de Naomi pour son Chavez, qui a tout de même son diplôme des chevaliers bien accroché dans son bureau. Et entre chair et cuir à gauche, où siège son cordial, qui fait plus boum boum que bling bling, on le reconnaîtra aisément...

Chavez vient de divorcer, tout comme Sarkozy. Aussi, vient-il de rapter une top modello tout comme le Président français. C’est donc, que le monde tourne à nouveau bien rond et sensuellement. Puisque ces deux Présidents, quinquas et génésiques de trop plein d’énergie du gingembre blairien, comptent manifestement mettre le branle à plus d’un hémisphère.

Et pour que l’amour fasse tourner ce beau Monde. Qui s’en plaindrait ? Hormis les journalistes des vieilles familles, qui voudraient encore palabrer des faits-divers et des programmes de gouvernement un peu paumés en ce moment mondial de la love d’Etat.

Demian West

Carlos est mort


Le chanteur Carlos est mort d’un cancer foudroyant, comme on dit, parce qu’il l’a appris il y a deux mois à peine. C’est dur et moche pour un bon vivant, et qu’il fut mieux encore connu pour être emblématique du "bon vivant", comme une icône de bacchus joyeux et insouciant au plein d’un jeu de tarot du destin.

Il l’a un peu forcé sinon forci son destin. Car, il fallait le faire, naître d’une Dolto qui fit la psychanalyse des femmes, là où Freud l’avait bâclée et même délaissée. Tant le docteur au cigare était préoccupé du seul point de vue de la libido masculante. Et en si bon train de psy, Carlos est allé tout droit vers la pente yéyé comme une évidence a contrario.

Il se fit un métier neuf, dans le genre assistant d’une Sylvie Vartan toujours en tournée de love avec son Johnny, dans les années 1960. Il formèrent une sorte de trio tout ce qu’il y a de plus célèbre et un peu naïf, puis hégémonique et dominateur. Et que les gens bien nés comme votre serviteur, qui n’écoutaient que Hendrix et London the Best, les trouvaient un peu nunuches sinon carrément ploucs et même envahisseurs contre David Vincent, l’architecte fou de nouveautés américaines.

C’est étrange ! car aujourd’hui que Carlos est mort, ainsi que son pseudo de pseudo terroriste, on ne pourra pas ignorer qu’il a su colorer toute une époque en France. Avec des chansons simples et bêtes mais qui ont bien marché, genre fonctionné jusque dans la pub des jus de fruits de l’oasis à tubes de néons, et surtout des tunes pas néant.

Sa carrière, c’est comme de prouver qu’on s’accoutume à tout. Ce que Montaigne a clairement démontré dans ses "Essais", qui sont le tube plus enième de tous les siècles. Et que plus la chanson est simple et plus elle reste. Un peu comme le bruit d’un siphon qui déconne, et qu’on retiendra mieux qu’une complexe mélodie orfévrie par quelque génie du bastringue rappeur ou hip hop des chics mauvais quartiers.

Il reste que c’est un exploit d’avoir réussi sa vie, écrasé par une telle figure en majesté de sa mère oedipienne XXL. Il faut lire ou relire "Sexualité Féminine" qui est un chef-d’oeuvre de la description du parcours psychique de la femme, tout au long de sa vie et de sa sexualité. C’est le plus beau livre écrit sur cet être étranger et divin qu’est la femme. Tout compte fait, ce chef-d’oeuvre est si gonflé de jouissance féminine, qu’il sait faire des babys hypertrophiés comme Carlos l’était. Et, qu’ils voudraient, en quelque sorte, jouir de la vie, en dévorant tout ce qui passerait à l’entour.

Evidemment, ça se finit mal et par la mort, qui frappe plus souvent les bons vivants. Parce qu’ils savent abuser de tout sans jamais craindre quelque rebours de manivelle. Mais, on retiendra qu’ils ont plus vécu, dans un même temps accordé aux autres. Un plus, ou une valeur ajoutée à la vie, que Carlos emporte avec lui. Là où il irait ,comme dans un rebours in utero vers sa mère, ou vers ce continent obscur de l’inconscient féminin qui oriente toutes nos vies. Comme les parques détranchent ou dénouent hâtivement les fils du destin à la fin.

Demian West

Monday, January 14, 2008

L'Award de Marion Cotillard


La mirifique actrice Marion Cotillard vient de rapter le Golden Globe Award de la meilleure actrice dans une comédie musicale. Et ça s'est passé dans le pays même le plus expert dans ce genre sautillant par aventure.

Bon, c'était la grosse grève des scénaristes et autres galériens du texte, qui savent animer quasiment tous les lives que l'Amérique sait bourrer dans ses satellites de diffusion mondiale. C'est gênant, car la bellissime et sismique Marion ne profitera pas, au degré de son mérite, de cette médaille de douceur à croquer pour la vie.

C'est pas grave, les Oscars arrivent et tout aussi muets probablement, avec d'autres récompenses qui rendent encore plus muet, mais d'admiration. Oui ! la grève aux States a pris un air puis un train très français. Tout comme le goût d'ailleurs. Car de telles récompenses pour des actrices françaises sont plutôt rares sinon précieuses.

Il reste que la sincérité du jeu de Marion s'est imposée, jusque dans le pré carré des actrices universelles. Et à petits coups de petites vérités lentement accumulées par cette fille de famille du cinéma. On y verrait bien l'image même de la française ou de la parisienne, authentique grande gueule du raffinement et libérée.

Ajoutée à la mise en rôle d'Edith Piaf dans le film d'Olivier Dahan, intitulé "la Môme", et c'est le carton dans le mil hollywoodien qui te sacre comme l'emperière des actrices de la tradition du dameret galant Molière.

On sent, dans le même temps, qu'il y faut de la réussite américaine de nos jours, pour vraiment briller en quelque lieu de la planète. Et qu'il y a là, probablement, quelque raison plus profonde, bien que légère dans ses monstrations vues à la telly bling-bling .

On dirait même, diront des politiques téméraires, que les USA et la France sont en pleine noce de réconciliation. Tant et si bien que les prix pleuvent comme des roses sous les pas d'une Carla à Gizeh ou sur d'autres tapis orientaux.

Ne gâchons pas ces plaisirs simples et chers, et goûtons les comme un éclat retrouvé de la France, qui sait éclairer le monde par ses plus belles femmes qui ont à dire et à montrer...

Demian West

Friday, January 11, 2008

Sarkozy 007 - Cécilia et ses révélations


C’est le récit d’une randonnée filmique en tous points conforme à la série des James Bond 007, qu’un bouquin best-people nous balance en explication inouïe de la libération des infirmières bulgares, par la vraie James Bond girl Cécilia. Et c’est en Une de toute la Presse sarkozyste, c’est-à-dire de la Presse unanime en France. On ne parle plus que de ça ! soit de Carla soit de Cécilia, c’est d’ensemble.

Vrai ! qu’on y croit à cette histoire fabuleuse du neuf Cyrano, et depuis l’envoi jusqu’à la touche. Voyez ! Cécilia la spousa avait été envoyée par les services discrets de Sarkozy. Pour séduire un tant soit peu le potentat libyen, qui est très porté sur la chose... diplomatique, on dira. Certes, les affaires de négociations et toutes boutiques avaient abouti en un accord ferme et fixe entre Khadafi et l’agent girlie Cécilia. Mais que cet agrément fut lourdement ralenti par les chicanes des administrations de l’organisation très étatique dans les sables spectreux.

Bref ! il fallut y mettre un peu d’ordre nécessairement bodyguardé, genre barbouzes flingueurs. C’est alors que la "nom de code first lady" ordonna depuis l’airbus où elle se planquait bien accrochée à son téléphone crypté pour la gagne secrète sur le tarmac de Tripoli airport : " C’est le moment de montrer que vous en avez !" Des quoi ? des gardes du corps, qui ont démonté la serrure de la geôle de Djoudeida genre géhenne. Où les infirmières croupissaient si abusivement accusées d’avoir refilé le sida à des enfants libyens prétextuels de marchandages à bons comptes. Finalement, toute la troupe des bodyguards et les cinq infirmières filèrent tout droit en jeep tous feux blackoutés vers le départ français à 6 h du mat’ le 24 juillet. Quand, dans le même temps, le journal des news cogne à la porte du bourgeois à Paname pour qu’il puisse avaler ses nouvelles éjouissantes au petit déj’ .

L’Elysée nie farouchement que des agents français auraient tiré dans le verrou et avec des vraies balles, genre armes à feu d’une drôle de partie de ping-pong à la prison libyque. Et dans le même temps, Michael Darmon et Yves Derai maintiennent leur version publiée dans le livre "Ruptures". Car ils sont sûrs de leurs sources, sans y avoir été eux-mêmes, il faut le préciser.

Entre les deux partis de l’info donnée puis démentie, on entendit à nouveau Moscovici. Car, en attente du scoop d’opposition à Sarko, il revint à la charge pour faire le cabri qui répète en sautant sur son fauteuil que, Cécilia aurait des choses à nous dire. Et qu’il va même plus loin dans le film Bondique élyséen, quand il avance que Sarkozy aurait contraint Cécilia à ce qu’elle ne s’exprime pas devant la "commission d’enquête parlementaire sur la libération etc."

Moscovici parle de fait du Prince, ce qui est une coutume en pays de gauche mitterrandique. Quand on nage en plein thriller, soit de la politique à pap’ et mam’ en Afrique. Soit en plein thriller de l’édition qui se fait d’ores et déjà des bodyguards en or, pour la route médiatique des cinq ans à venir.

Demian West

Thursday, January 10, 2008

Le mariage introuvable de Carla et Sarkozy


Ce n’est plus une claque à la Presse, c’est plutôt qu’on la tire par sa laisse et qu’elle aime ça. Ce jeudi 10 janvier, la mairie du XVIème arrondissement à Paris a été prise d’assaut de la love, par une troupe de journalistes photographes par aventure. Et pour la simple raison d’une rumeur au centre ville, que Sarkozy (celui de la conférence de Presse autour du mariage pipolitique) et Carla se mariaient sur-le-champ.

Dehors sur le pavé des passants désenchantés, les journalistes attendaient tout pour néant. Car la mairie, et sa salle des mariages (qui est l’endroit), avaient fait le plein à la pompe d’anciens combattants, certes d’anciennes guerres mais pas des roses.

Quant à la Presse libre et indépendante ? on eut dit quelques chasseurs en cherche d’un tournage de documentaire animalier par Peter Greenaway. Avec la fameuse scène volée aux oiseaux emparadés, et si excités qu’ils en oublient qu’on les observe à la lunette de la Luna.

L’Elysée, soit le château, fut interrogé par les pieds de grue de l’affaire. Et au Palais, on s’amusa certainement à répondre que nul n’était au courant. Puisque "vous l’apprendrez quand ce sera déjà fait". Un truc genre witz duchampien quoi ! et du meilleur art contemporain. Nul démenti, non plus qu’aucune confirmation ! C’est donc le grand jeu de piste dans la jungle à Paris. Enfin du parler vrai et de l’aventure asphaltée qui sait montrer ses crocs.

D’ailleurs, pour enlacer ou étreindre la Presse comme un gibier sinon un Joffrin sans ressources, il a suffi à l’Elysée de lancer son filet intitulé "Vie privée du Président". Ca te noue et ça t’enlace bien les curieux dans la nasse. C’est le "Nouvel Obs" des nouveaux observateurs bredouilles, qui a annoncé la chose qui fut un grand moins que rien.

Mieux encore, et pour aller plus loin dans les suites de la conf’ à donf, l’internet s’est mis en rôle. Aussi, le site "nouvelobs.com" osa-t-il impudiquement joindre (quel beau mot) Carla pour qu’elle dise... si elle y était. Où ? Eh bien là où elle n’était pas. Elle répondit tout ce qu’il y a de plus gentiment, qu’elle était chez elle. Et qu’elle y travaillait à une neuve chanson inspirée d’un Lied de Schumann, à ce qu’on dit tantôt.

Outre qu’un imprésario même requin ne pourrait imaginer un tel dispositif de com’ pour faire débat autour d’un nouveau disque de "Carlalala", il faut immédiatement rassurer les rédactions en presse devant les mairies. Oui ! ce Schumann est mort il y a déjà bien longtemps.

Et donc, il n’est pas question d’une quelconque nouvelle distraction plus ou moins amoureuse ou pré adultérine de Carla la polyandre. Elle n’a donc pas raté ou fuit son mariage. Puisque la cérémonie en pointe n’était pas prévue pour aujourd’hui. Peut-être demain... ou dans un temps certes insoutenable.

Demian West

Tuesday, January 08, 2008

La conférence de Presse du style Sarkozy


Quand il prit le pupitre d’un air narquois devant la pléthore de journalistes attablés au festin de Don Juan ou du Commandeur, Sarkozy lâcha sa première flèche du style. Il savait que tous l’attendaient et en premier rang les journalistes pianotant sur leurs portables en lien avec la blogosphère des fines lames au clair.

Tout d’abord, on l’entendit marteler les termes de "politique de civilisation". Un truc bizarre que nul ne s’expliquait auparavant. Puis, lentement la chose prit une forme d’une idéologie d’un axe atlantique et comme si le capitalisme devait tourner en quelque intéressement pour tous. Une nouvelle forme de l’ultra libéralisme ouvert aux masses de la gauche prolétarienne introuvable.

Mais, ce qu’on entendit le plus, c’est ce style si direct et en langage parlé qui sut prendre l’auditeur ou l’interlocuteur au collet. Comme un maître d’école de choc saurait capter l’audience et l’attention de la salle entière. Vrai, qu’il a su tirer des sourires savants et des assentiments aux journalistes, presque forcés par ses effets de manches de la séduction.

C’est manifestement un Président sportif accoutumé à la course de fond au coin du bois. Car l’épreuve est grande. Il faut tenir un discours tendu et tout du long. Avec quelques faiblesses, auxquelles il sut vite et savamment donner des teintures bien humaines. Tant et si bien qu’on avala presque tout comme argent comptant. Car il affirma sans cesser, qu’il ferait tout son programme et sans que rien n’y manquerait. Aussi, son programme contient-il des équivoques étranges sur les termes de l’identité, ou "savoir ce que nous sommes", selon l’acception donnée par Sarkozy.

Par moment, on voulut sortir comme épuisé par ce discours qui annonça tellement de réformes qu’on sentit bien qu’il y faudrait dix ans, à tout le moins, pour y parvenir. Et que Sarkozy y prétendit le faire cette année même. C’est ce vertige qui nous donne tantôt l’impression d’un Président qui sait engueuler la masse d’inertes ci-devant lui. Et qu’on les appelle au centre ville la critique et les sondages qui baissent. Bref, ce fut l’électrochoc balancé par Mista sourire en coin et à l’américaine, comme il convient au style nouveau.

En ouverture des questions, Sarkozy affirma qu’il préférait les excès de la Presse à ses absences. Puis, vint la question que tous attendaient et posée par France 24. Le mariage ? et pour quand ? Et le Président de répondre sur un ton sensible et blessé, dans une tirade contre la Presse people et les manoeuvriers photographes du buzz, sans donner la date ni la réponse. Juste : "C’est du sérieux" et "...il y a de fortes chances que vous l’appreniez quand ce sera déjà fait." Aussitôt on s’interrogea dans la salle : "Peut-être est-ce déjà le cas ?". Mais non ! Quel journaliste pourrait-il tenir tant de frayeurs sentimentales et passionnelles en si peu de mots et à flux tendus vers le monde entier ?

Ensuite on parla d’autres choses moins émouvantes, car tout était dit du thriller pour lequel tous se furent déplacés. On passa vite sur la fin des 35 heures qui est une antienne du discours politique, pour cacher le moindre paiement des heures sup’. On laissa aux journalistes qui aiment à jouer, la fin de la pub sur la telly de service public, que nul n’avait su anticiper. Le scoop était là ! mais en parergon du mariage introuvable. Car, on osa deviner un peu au regard humide et sensible de l’homme désirant et amoureux, que la belle n’avait pas, peut-être, entièrement dit "oui". Ce qui devait réjouir tous les jaloux en attente de l’échec d’autrui, comme Sarkozy l’insinua lourdement, dans ce théâtre de la cruauté feutrée si parisienne.

Plus sérieusement, les journalistes tentèrent de percevoir cet ensemble de "politique de civilisation" par ses bouts que nuls ne saisirent vraiment. Car selon Sarko, c’est un ensemble de mesures qu’il faudrait mener toutes à la fois et sur tous les aspects du changement contre le conservatisme, et pour rajeunir la France. Certes, il y avait là beaucoup de bonnes intentions et du punch. Mais, devant un parterre assez médusé et apparemment inerte, hormis dans les bancs de quelques ministres tétanisés par le goût excitant de chantier des cinq ans à venir.

La question de la politique étrangère se résuma au vieux ressort dérouillé qui sortit à reprises son Khadafi de la boîte de Pandore. Celle des entregents maquilleurs de la diplomatie cynique et qu’ils sont forcément nécessaires, pour tous les Princes florentins comme Sarko. On pensa même entendre des complexions angéliques de Poutine, si naturellement dépeintes par un Sarkozy vraiment en habileté d’inventions.

Vrai, qu’il sut plus habilement encore justifier sa volonté de discours devant le parlement, comme la fin d’un hypocrisie et le début d’un vrai débat entre le Peuple et son Président. Quand on suggérait plutôt une manière camouflée d’une immixtion venue à droit fil d’un "hyperprésident", et très connoté à droite pour ce coup-là. Vrai aussi, que Sarkozy sut retirer les mots douloureux de l"identité nationale" et de la "discrimination positive", qui furent des excès un peu trop honteux désormais. Toutefois, les mots changent mais la réalité de l’action persiste, manifestement.

Le gros coup en guise de pétard mouillé vint de Joffrin de Libération qui balança le vieux reproche d’une glissade vers la monarchie, en France. Et Sarkozy de réfuter toute référence à une dynastie, et surtout pas la chiraquienne. On s’en doutait. La question du pouvoir personnelle fut écartée en un tournemain, par celui qui fut tout de même élu par la majorité des Français (il rappela les chiffres qui font mal à l’opposition réduite en plates-bandes à gauche). Et surtout, que la Presse ne cesse d’asseoir le pouvoir personnel de Sarkozy, à tout le moins dans les covers des médias et des tabloïds et sur le ton critique qui alimente le théâtre pipolitique déchaîné. Que de flatteries et de coups bas à fleurets rangés au premier sang versé, assez bleu tout de même. Bref, on rappela en chaire présidentielle, la nécessité du Premier Ministre et de son action difficile. Avec un certain ton de commisération, qui relançait la prime question pour laquelle Joffrin était venu.

Ensuite, on disserta comme en licence de philo au sujet d’Edgar Morin, l’inventeur du concept de "politique de civilisation", désormais sarkozyste. Le fond de la question brassait un fort désir d’enthousiasme. Et que c’est probablement d’une nouvelle énergie dont la société française avait besoin, pour croire en elle et en son avenir tunnelier. Et surtout, quand le Peuple attend plus encore de pouvoir d’achat et immédiatement. Et non pas au terme de toute la liste des commissions des promesses, qui venaient d’être données par le Président, qui a certainement d’autres courses en provisions politiques.

A la fin de ce devis, ce qui ne laissait de paraître, ce fut cet esprit d’aplomb et de répartie mordante semblable à celui d’un jeune Président assez porté par ses réussites et son énergie amusée et réjouie par le travail qui l’attend... et son mariage vénusien. Tant et si bien, qu’on pouvait y voir cette marque des grands, qui sont stimulés par l’épreuve et par les oppositions. Car, ils se plaisent à les contourner et parfois à les ignorer. Et tout pour vaincre non pas une seule fois, mais en permanence. Et c’est raison pour laquelle ils se sont, toute la vie, hissés vers ce plus haut siège des responsabilités et des jouissance du pouvoir.

Demian West

Le trop plein dans l'opposition à Sarko


La France semble comme détranchée en deux parts, l’une à droite qui peine et l’autre à gauche qui soupire. Car on entend de plus en plus les soupirs tranchants du Parti Socialiste qui se cherche une figure fédératrice, qui saurait porter quelque coup enfin utile au flanc de Sarko la bête de séduction.

C’est un phénomène manifeste et grandguignolesque que le même jour et dans toute la Presse, plusieurs articles vantent dans le même temps, toutes les figures majeures du PS, comme la personnalité qui va rafler la mise. Aujourd’hui, on nous sert du Royal fédératrice à 30 % de l’électorat du PS ; aussi du Jack Lang comme l’homme providentiel qui connaît tout l’art de la séduction des milliasses de people bien subventionnées par sa vision de la culture ; mieux encore un Strauss-Kahn qui fait dans le lointain pour voir s’il n’est pas un peu l’homme du XXIè siècle, dirait Audiard. Et finalement, on donne aussi dans le sûr sanctuaire de la capitale, en mettant Delanoë sur son trône chiraquien de l’Hôtel de Ville si bellement couché en bord de Seine vers toutes Présidences allongées.

On le constate aisément, c’est une opposition qui s’oppose surtout à elle-même, comme au meilleur des aventures d’Astérix et les sarkozystes. Chacun, des héritiers de la pensée mitterrandique horrifique et mirifique, veut installer son courant qui servirait la seule couleur de sa personne. Qui en douterait encore. Et aucun ne songerait à céder un tant soit peu de terrain à l’autre qui serait, à ce qu’on dit tantôt, de son propre camp.

Pis encore, Lang enverrait des billets de félicitations et quotidiens à Sarkozy. Car il y sent quelque récompense en maroquin, dont il s’était longuement accoutumé au fumet aphrodisiaque. Certes, Jack est traumatisé, comme toute la gauche à terre et éreintée par le débauchage des ministres Kouchner et Bockel par Sarkozy le malin. Mais le Lang, dandy inouï, se flatte d’avoir été un précurseur de cette ouverture, quand il avait participé au comité Balladur. Ce qui lui valut l’expulsion hors du saint des saints du PS. Désormais, il voudrait participer au gouvernement Sarko, et s’y opposer mais de l’intérieur. On connaît la suite en utopie idéaliste, qui sait cacher des ambitions plus personnelles... Et pourquoi pas ?

Dans le même temps, la sphère internet reste le refuge des peuplades essaimées après la défaite. Des journaux citoyens se composent en des traînes de troupes semblables à celles qu’on vit se fixer dans le congélo de la retraite de Russie, bien avant la glace Poutine. Et tous se lamentent sans penser un instant, qu’il serait de saison de choisir un représentant de l’opposition, bien unique et de la trempe du petit Sarko, qui s’agite sans laisser en virtuose de la stratégie politique.

Il reste que la conférence de Presse à coeur ouvert, annoncée par Sarko lui-même, risque à nouveau de tourner en son spectacle aussi séduisant qu’une boule explosant le jeu de quilles à gauche. Si l’on en juge, par le fait que les maîtres du PS prêtent leur flanc à la moindre chiquenaude de langage qui saurait les faire tomber. Ils en alimentent même les discours en se dénigrant littéralement entre eux et par voie de Presses conjointes.

C’est probablement ainsi qu’on perd brillamment, c’est-à-dire quand on est au sommet de son éclat et de ses compétences. A l’instant de la mort de De Gaulle, ne craignait-on point le trop plein plutôt que le manque ?

Demian West

Monday, January 07, 2008

Sarkozy et Carla unis au Taj Mahal


Enfin, le vrai choc des civilisations ! lesquelles ? Eh bien la France et l'Inde. Les médias indiens font des gorges chauffées à blanc sur la prochaine visite de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni sa neuve maharani.

En effet, dans le sous-continent indien, on ne rigole pas avec le protocole qui est le vêtement de la tradition. Et que l'Inde a une culture qui nous vient tout droit des époques les plus antiques et quasiment inchangée.

La question, qui est posée autant au ministre des affaires étrangères indien qu'à son homologue français, serait de bien savoir à quel titre Carla Bruni devrait être honorée pour qu'elle honore à son tour bellissime la France et l'Inde qui sait recevoir. Tous les médias sont courbés d'admiration devant la top-modèle, comme les ambassadeurs occidentaux approchaient du trône du plus grand Maharaja des Amériques-Indiques-Orientales au XVIIIè siècle français.

Il faut reconnaître au Président Sarkozy, qui trébuche dans les sondages à ce qu'on dit tantôt, qu'il sait mettre le branle à plus d'un hémisphère en créant des situations nouvelles. Car, nul, en Inde, ne sait vraiment comment conformer ce couple excentrique, et néanmoins assez classique, à quelque chambre suffisamment digne. Car, il faut désormais les recevoir et les héberger près d'un lit assez large pour le devis amoureux, et sans que les règles de la pruderie en seraient choquées ou même outrées.

De toutes les façons, Sarkozy sera très occupé par la vente difficile de 197 hélicoptères pour faire entrer du cash pour remonter le pouvoir d'achat en France, et par voie de conséquence les sondages. Puisqu'il s'agit du principale grief qui serait retenu contre le Président par son Peuple échaudé comme le chat de la fable. Les sondés disent, qu'il serait trop lent à distribuer la nouvelle gagne.

Par ailleurs, on lui reprocherait qu'il montre trop sa vie privée. Laquelle ? puisque, lui et Carla sont tout sauf des personnalités privées. Chacun d'entre nous les connaissons par le menu des glossy covers comme si on y était, et désormais le monde entier. Tant et si bien, qu'on cause d'eux comme des vedettes aux teintes acidulés et maniérées du meilleur Bollywood.

Et l'on attend avec une vénération déhontée, que Carla se promène main dans la main sur le promenoir marbré du Taj Mahal irréel. Une gageure que le Prince Charles et Lady Diana ne surent mettre en oeuvre, et ce qui inaugura la chute interminable de la maison royale outre-manche.

A ce train-là, on subodorera bientôt quelque mariage quasi princier ou oriental de Sarkozy avec la divine Carla. Non pas à Westminster ! mais plutôt, à Notre-Dame avec tout le chic parisien rassemblé, qui vaut bien des mille plus une nuit à Delhi.

Demian West

La partie d’échecs d’Obama


Les choses vont vite aux USA. Et d’aucuns diront qu’elles vont même trop vite. En effet, dans la course à la Présidence, des sondages annoncent déjà que Barack Obama prend le large, dans le New Hampshire, devant Hillary Clinton et toute la troupe des Démocrates.

On se souvient des caucus, en Iowa, qui virent la victoire de Obama. A tel degré d’étonnement, que même le camp républicain s’en trouva tétanisé, jusqu’à abonder en compliments inusités pour ce candidat atypique. Des âmes simplesses se diront aussitôt, que cet homme a tant de charme que c’est une baraka.

Toutefois, le corollaire à cette victoire, c’est bien que Hillary Clinton perdra tout espoir de devenir la première femme Présidente des Etats-Unis d’Amérique. Quand elle en a toutes les compétences; Hormis, et selon les conventions des siècles, sa qualité de femme qu’elle peut difficilement cacher ou réprimer.

Tout ceci nous évoque certainement et naturellement une élection qui s’est produite en France. Quand l’opposition a commencé à se « suicider » en sabrant la seule et première femme qui voulut être Présidente. Quand les éléphants du PS se sont mis à fouler le magasin et la porcelaine féminine, comme de vulgaires mâles en démonstration de leur puissance, qui sait marquer le territoire par toutes violences verbales relâchées. Et que nul de la foule n’y trouva à dire pour s’y opposer.

C’est un peu le jeu que Obama et Edwards avaient introduit dans les grands débats, il y a peu. Et qu’ils ont gagné à ce jeu du suicide orfévri qui leur coûterait leur propre victoire, à la fin. Car, il est du plus inquiétant indice, pour les Démocrates que les Républicains se réjouissent tant de la victoire d’Obama. Comme dans le camp de Sarkozy, tous se réjouissaient de la montée de Bayrou et des querelles intestines aux Socialistes. Et qu’elles continuent en une des journaux depuis la défaite, tout en assurant le triomphe curialis de Sarkozy.

Les Démocrates et le Peuple américain ont certainement le choix d’élire, pour la première fois, soit une femme soit un homme afro-américain. A l’autre bord, ils peuvent élire un pasteur ou une sorte de dandy frivole et très people. On supposera, et après avoir essuyé les plâtres de ce neuf spectacle du siècle pipolitique, que le Peuple choisira la sécurité des conventions. Et donc qu’il a d’abord su écarter la femme, et qu’il écartera et l’afro-américain, puis d’une même main le pasteur. Pour ne conserver que le dandy adonné aux plaisirs new-yorkais abondants en stars affriolantes et majestueuses.

Ce qui entretiendra le goût du spectacle pour la meilleure suite des communications du rêve planétaire, qui doit être perpétué. Afin qu’on ne retombe jamais dans les réalités du désenchantement. En d’autres termes, tout ceci confinerait au High Art manifesté dans les mainstream médias, qui sont le réseau du sang nourricier qui entretient la société globale, d’une certaine façon, et de toutes les façons.

Demian West