Tuesday, January 08, 2008

La conférence de Presse du style Sarkozy


Quand il prit le pupitre d’un air narquois devant la pléthore de journalistes attablés au festin de Don Juan ou du Commandeur, Sarkozy lâcha sa première flèche du style. Il savait que tous l’attendaient et en premier rang les journalistes pianotant sur leurs portables en lien avec la blogosphère des fines lames au clair.

Tout d’abord, on l’entendit marteler les termes de "politique de civilisation". Un truc bizarre que nul ne s’expliquait auparavant. Puis, lentement la chose prit une forme d’une idéologie d’un axe atlantique et comme si le capitalisme devait tourner en quelque intéressement pour tous. Une nouvelle forme de l’ultra libéralisme ouvert aux masses de la gauche prolétarienne introuvable.

Mais, ce qu’on entendit le plus, c’est ce style si direct et en langage parlé qui sut prendre l’auditeur ou l’interlocuteur au collet. Comme un maître d’école de choc saurait capter l’audience et l’attention de la salle entière. Vrai, qu’il a su tirer des sourires savants et des assentiments aux journalistes, presque forcés par ses effets de manches de la séduction.

C’est manifestement un Président sportif accoutumé à la course de fond au coin du bois. Car l’épreuve est grande. Il faut tenir un discours tendu et tout du long. Avec quelques faiblesses, auxquelles il sut vite et savamment donner des teintures bien humaines. Tant et si bien qu’on avala presque tout comme argent comptant. Car il affirma sans cesser, qu’il ferait tout son programme et sans que rien n’y manquerait. Aussi, son programme contient-il des équivoques étranges sur les termes de l’identité, ou "savoir ce que nous sommes", selon l’acception donnée par Sarkozy.

Par moment, on voulut sortir comme épuisé par ce discours qui annonça tellement de réformes qu’on sentit bien qu’il y faudrait dix ans, à tout le moins, pour y parvenir. Et que Sarkozy y prétendit le faire cette année même. C’est ce vertige qui nous donne tantôt l’impression d’un Président qui sait engueuler la masse d’inertes ci-devant lui. Et qu’on les appelle au centre ville la critique et les sondages qui baissent. Bref, ce fut l’électrochoc balancé par Mista sourire en coin et à l’américaine, comme il convient au style nouveau.

En ouverture des questions, Sarkozy affirma qu’il préférait les excès de la Presse à ses absences. Puis, vint la question que tous attendaient et posée par France 24. Le mariage ? et pour quand ? Et le Président de répondre sur un ton sensible et blessé, dans une tirade contre la Presse people et les manoeuvriers photographes du buzz, sans donner la date ni la réponse. Juste : "C’est du sérieux" et "...il y a de fortes chances que vous l’appreniez quand ce sera déjà fait." Aussitôt on s’interrogea dans la salle : "Peut-être est-ce déjà le cas ?". Mais non ! Quel journaliste pourrait-il tenir tant de frayeurs sentimentales et passionnelles en si peu de mots et à flux tendus vers le monde entier ?

Ensuite on parla d’autres choses moins émouvantes, car tout était dit du thriller pour lequel tous se furent déplacés. On passa vite sur la fin des 35 heures qui est une antienne du discours politique, pour cacher le moindre paiement des heures sup’. On laissa aux journalistes qui aiment à jouer, la fin de la pub sur la telly de service public, que nul n’avait su anticiper. Le scoop était là ! mais en parergon du mariage introuvable. Car, on osa deviner un peu au regard humide et sensible de l’homme désirant et amoureux, que la belle n’avait pas, peut-être, entièrement dit "oui". Ce qui devait réjouir tous les jaloux en attente de l’échec d’autrui, comme Sarkozy l’insinua lourdement, dans ce théâtre de la cruauté feutrée si parisienne.

Plus sérieusement, les journalistes tentèrent de percevoir cet ensemble de "politique de civilisation" par ses bouts que nuls ne saisirent vraiment. Car selon Sarko, c’est un ensemble de mesures qu’il faudrait mener toutes à la fois et sur tous les aspects du changement contre le conservatisme, et pour rajeunir la France. Certes, il y avait là beaucoup de bonnes intentions et du punch. Mais, devant un parterre assez médusé et apparemment inerte, hormis dans les bancs de quelques ministres tétanisés par le goût excitant de chantier des cinq ans à venir.

La question de la politique étrangère se résuma au vieux ressort dérouillé qui sortit à reprises son Khadafi de la boîte de Pandore. Celle des entregents maquilleurs de la diplomatie cynique et qu’ils sont forcément nécessaires, pour tous les Princes florentins comme Sarko. On pensa même entendre des complexions angéliques de Poutine, si naturellement dépeintes par un Sarkozy vraiment en habileté d’inventions.

Vrai, qu’il sut plus habilement encore justifier sa volonté de discours devant le parlement, comme la fin d’un hypocrisie et le début d’un vrai débat entre le Peuple et son Président. Quand on suggérait plutôt une manière camouflée d’une immixtion venue à droit fil d’un "hyperprésident", et très connoté à droite pour ce coup-là. Vrai aussi, que Sarkozy sut retirer les mots douloureux de l"identité nationale" et de la "discrimination positive", qui furent des excès un peu trop honteux désormais. Toutefois, les mots changent mais la réalité de l’action persiste, manifestement.

Le gros coup en guise de pétard mouillé vint de Joffrin de Libération qui balança le vieux reproche d’une glissade vers la monarchie, en France. Et Sarkozy de réfuter toute référence à une dynastie, et surtout pas la chiraquienne. On s’en doutait. La question du pouvoir personnelle fut écartée en un tournemain, par celui qui fut tout de même élu par la majorité des Français (il rappela les chiffres qui font mal à l’opposition réduite en plates-bandes à gauche). Et surtout, que la Presse ne cesse d’asseoir le pouvoir personnel de Sarkozy, à tout le moins dans les covers des médias et des tabloïds et sur le ton critique qui alimente le théâtre pipolitique déchaîné. Que de flatteries et de coups bas à fleurets rangés au premier sang versé, assez bleu tout de même. Bref, on rappela en chaire présidentielle, la nécessité du Premier Ministre et de son action difficile. Avec un certain ton de commisération, qui relançait la prime question pour laquelle Joffrin était venu.

Ensuite, on disserta comme en licence de philo au sujet d’Edgar Morin, l’inventeur du concept de "politique de civilisation", désormais sarkozyste. Le fond de la question brassait un fort désir d’enthousiasme. Et que c’est probablement d’une nouvelle énergie dont la société française avait besoin, pour croire en elle et en son avenir tunnelier. Et surtout, quand le Peuple attend plus encore de pouvoir d’achat et immédiatement. Et non pas au terme de toute la liste des commissions des promesses, qui venaient d’être données par le Président, qui a certainement d’autres courses en provisions politiques.

A la fin de ce devis, ce qui ne laissait de paraître, ce fut cet esprit d’aplomb et de répartie mordante semblable à celui d’un jeune Président assez porté par ses réussites et son énergie amusée et réjouie par le travail qui l’attend... et son mariage vénusien. Tant et si bien, qu’on pouvait y voir cette marque des grands, qui sont stimulés par l’épreuve et par les oppositions. Car, ils se plaisent à les contourner et parfois à les ignorer. Et tout pour vaincre non pas une seule fois, mais en permanence. Et c’est raison pour laquelle ils se sont, toute la vie, hissés vers ce plus haut siège des responsabilités et des jouissance du pouvoir.

Demian West

Le trop plein dans l'opposition à Sarko


La France semble comme détranchée en deux parts, l’une à droite qui peine et l’autre à gauche qui soupire. Car on entend de plus en plus les soupirs tranchants du Parti Socialiste qui se cherche une figure fédératrice, qui saurait porter quelque coup enfin utile au flanc de Sarko la bête de séduction.

C’est un phénomène manifeste et grandguignolesque que le même jour et dans toute la Presse, plusieurs articles vantent dans le même temps, toutes les figures majeures du PS, comme la personnalité qui va rafler la mise. Aujourd’hui, on nous sert du Royal fédératrice à 30 % de l’électorat du PS ; aussi du Jack Lang comme l’homme providentiel qui connaît tout l’art de la séduction des milliasses de people bien subventionnées par sa vision de la culture ; mieux encore un Strauss-Kahn qui fait dans le lointain pour voir s’il n’est pas un peu l’homme du XXIè siècle, dirait Audiard. Et finalement, on donne aussi dans le sûr sanctuaire de la capitale, en mettant Delanoë sur son trône chiraquien de l’Hôtel de Ville si bellement couché en bord de Seine vers toutes Présidences allongées.

On le constate aisément, c’est une opposition qui s’oppose surtout à elle-même, comme au meilleur des aventures d’Astérix et les sarkozystes. Chacun, des héritiers de la pensée mitterrandique horrifique et mirifique, veut installer son courant qui servirait la seule couleur de sa personne. Qui en douterait encore. Et aucun ne songerait à céder un tant soit peu de terrain à l’autre qui serait, à ce qu’on dit tantôt, de son propre camp.

Pis encore, Lang enverrait des billets de félicitations et quotidiens à Sarkozy. Car il y sent quelque récompense en maroquin, dont il s’était longuement accoutumé au fumet aphrodisiaque. Certes, Jack est traumatisé, comme toute la gauche à terre et éreintée par le débauchage des ministres Kouchner et Bockel par Sarkozy le malin. Mais le Lang, dandy inouï, se flatte d’avoir été un précurseur de cette ouverture, quand il avait participé au comité Balladur. Ce qui lui valut l’expulsion hors du saint des saints du PS. Désormais, il voudrait participer au gouvernement Sarko, et s’y opposer mais de l’intérieur. On connaît la suite en utopie idéaliste, qui sait cacher des ambitions plus personnelles... Et pourquoi pas ?

Dans le même temps, la sphère internet reste le refuge des peuplades essaimées après la défaite. Des journaux citoyens se composent en des traînes de troupes semblables à celles qu’on vit se fixer dans le congélo de la retraite de Russie, bien avant la glace Poutine. Et tous se lamentent sans penser un instant, qu’il serait de saison de choisir un représentant de l’opposition, bien unique et de la trempe du petit Sarko, qui s’agite sans laisser en virtuose de la stratégie politique.

Il reste que la conférence de Presse à coeur ouvert, annoncée par Sarko lui-même, risque à nouveau de tourner en son spectacle aussi séduisant qu’une boule explosant le jeu de quilles à gauche. Si l’on en juge, par le fait que les maîtres du PS prêtent leur flanc à la moindre chiquenaude de langage qui saurait les faire tomber. Ils en alimentent même les discours en se dénigrant littéralement entre eux et par voie de Presses conjointes.

C’est probablement ainsi qu’on perd brillamment, c’est-à-dire quand on est au sommet de son éclat et de ses compétences. A l’instant de la mort de De Gaulle, ne craignait-on point le trop plein plutôt que le manque ?

Demian West

Monday, January 07, 2008

Sarkozy et Carla unis au Taj Mahal


Enfin, le vrai choc des civilisations ! lesquelles ? Eh bien la France et l'Inde. Les médias indiens font des gorges chauffées à blanc sur la prochaine visite de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni sa neuve maharani.

En effet, dans le sous-continent indien, on ne rigole pas avec le protocole qui est le vêtement de la tradition. Et que l'Inde a une culture qui nous vient tout droit des époques les plus antiques et quasiment inchangée.

La question, qui est posée autant au ministre des affaires étrangères indien qu'à son homologue français, serait de bien savoir à quel titre Carla Bruni devrait être honorée pour qu'elle honore à son tour bellissime la France et l'Inde qui sait recevoir. Tous les médias sont courbés d'admiration devant la top-modèle, comme les ambassadeurs occidentaux approchaient du trône du plus grand Maharaja des Amériques-Indiques-Orientales au XVIIIè siècle français.

Il faut reconnaître au Président Sarkozy, qui trébuche dans les sondages à ce qu'on dit tantôt, qu'il sait mettre le branle à plus d'un hémisphère en créant des situations nouvelles. Car, nul, en Inde, ne sait vraiment comment conformer ce couple excentrique, et néanmoins assez classique, à quelque chambre suffisamment digne. Car, il faut désormais les recevoir et les héberger près d'un lit assez large pour le devis amoureux, et sans que les règles de la pruderie en seraient choquées ou même outrées.

De toutes les façons, Sarkozy sera très occupé par la vente difficile de 197 hélicoptères pour faire entrer du cash pour remonter le pouvoir d'achat en France, et par voie de conséquence les sondages. Puisqu'il s'agit du principale grief qui serait retenu contre le Président par son Peuple échaudé comme le chat de la fable. Les sondés disent, qu'il serait trop lent à distribuer la nouvelle gagne.

Par ailleurs, on lui reprocherait qu'il montre trop sa vie privée. Laquelle ? puisque, lui et Carla sont tout sauf des personnalités privées. Chacun d'entre nous les connaissons par le menu des glossy covers comme si on y était, et désormais le monde entier. Tant et si bien, qu'on cause d'eux comme des vedettes aux teintes acidulés et maniérées du meilleur Bollywood.

Et l'on attend avec une vénération déhontée, que Carla se promène main dans la main sur le promenoir marbré du Taj Mahal irréel. Une gageure que le Prince Charles et Lady Diana ne surent mettre en oeuvre, et ce qui inaugura la chute interminable de la maison royale outre-manche.

A ce train-là, on subodorera bientôt quelque mariage quasi princier ou oriental de Sarkozy avec la divine Carla. Non pas à Westminster ! mais plutôt, à Notre-Dame avec tout le chic parisien rassemblé, qui vaut bien des mille plus une nuit à Delhi.

Demian West

La partie d’échecs d’Obama


Les choses vont vite aux USA. Et d’aucuns diront qu’elles vont même trop vite. En effet, dans la course à la Présidence, des sondages annoncent déjà que Barack Obama prend le large, dans le New Hampshire, devant Hillary Clinton et toute la troupe des Démocrates.

On se souvient des caucus, en Iowa, qui virent la victoire de Obama. A tel degré d’étonnement, que même le camp républicain s’en trouva tétanisé, jusqu’à abonder en compliments inusités pour ce candidat atypique. Des âmes simplesses se diront aussitôt, que cet homme a tant de charme que c’est une baraka.

Toutefois, le corollaire à cette victoire, c’est bien que Hillary Clinton perdra tout espoir de devenir la première femme Présidente des Etats-Unis d’Amérique. Quand elle en a toutes les compétences; Hormis, et selon les conventions des siècles, sa qualité de femme qu’elle peut difficilement cacher ou réprimer.

Tout ceci nous évoque certainement et naturellement une élection qui s’est produite en France. Quand l’opposition a commencé à se « suicider » en sabrant la seule et première femme qui voulut être Présidente. Quand les éléphants du PS se sont mis à fouler le magasin et la porcelaine féminine, comme de vulgaires mâles en démonstration de leur puissance, qui sait marquer le territoire par toutes violences verbales relâchées. Et que nul de la foule n’y trouva à dire pour s’y opposer.

C’est un peu le jeu que Obama et Edwards avaient introduit dans les grands débats, il y a peu. Et qu’ils ont gagné à ce jeu du suicide orfévri qui leur coûterait leur propre victoire, à la fin. Car, il est du plus inquiétant indice, pour les Démocrates que les Républicains se réjouissent tant de la victoire d’Obama. Comme dans le camp de Sarkozy, tous se réjouissaient de la montée de Bayrou et des querelles intestines aux Socialistes. Et qu’elles continuent en une des journaux depuis la défaite, tout en assurant le triomphe curialis de Sarkozy.

Les Démocrates et le Peuple américain ont certainement le choix d’élire, pour la première fois, soit une femme soit un homme afro-américain. A l’autre bord, ils peuvent élire un pasteur ou une sorte de dandy frivole et très people. On supposera, et après avoir essuyé les plâtres de ce neuf spectacle du siècle pipolitique, que le Peuple choisira la sécurité des conventions. Et donc qu’il a d’abord su écarter la femme, et qu’il écartera et l’afro-américain, puis d’une même main le pasteur. Pour ne conserver que le dandy adonné aux plaisirs new-yorkais abondants en stars affriolantes et majestueuses.

Ce qui entretiendra le goût du spectacle pour la meilleure suite des communications du rêve planétaire, qui doit être perpétué. Afin qu’on ne retombe jamais dans les réalités du désenchantement. En d’autres termes, tout ceci confinerait au High Art manifesté dans les mainstream médias, qui sont le réseau du sang nourricier qui entretient la société globale, d’une certaine façon, et de toutes les façons.

Demian West

Sunday, January 06, 2008

Carla recule le mariage


Closer l'annonce froidement : Carla Bruni attend pour donner sa réponse à la demande en mariage de Sarkozy. Que ce passe-t-il ? pour qu'un tel temps d'arrêt, comme de stupeur, vienne frapper la quasi lune de miel que nos deux colombes prolongent dans le site de l'architecture rêvée de Petra, en Jordanie.

Certes, le couple vit une romance d'amour véritable. Du moins ce que quiconque pourrait en vivre à tel premier rang de pouvoir pipolitique, dans une nation de buzzeurs endémiques en France. Par ailleurs, comment ne pas comprendre notre ami et chic Président Sarkozy, qui veut certainement se garder la belle dans une chambre dorée, qu'on l'appelle tantôt la prison dorée élyséenne. Cécilia a bâti une thèse sur ce sujet, et diffusée dans tous les médias mondiaux, il y a peu.

Aussi, la belle Carla s'est-elle déclarée à reprise, très encline aux relations multiples et selon son bon plaisir qui est grand. Comme une déclaration de liberté qui sonne assez proche des manifestes des Etats, qui voudraient s'auto déterminer comme il convient. Et là, c'est l'Etat le plus puissant du monde auquel Sarkozy voudrait mettre quelques fers, quand bien même ils seraient les plus doux et dorés.

Souvenons-nous du battement de cils de Cléopâtre, qui fit chavirer tout l'Empire Romain. Empereur et seconds, jusqu'à tout le forum contendu vers ses lèvres de la femme souveraine, qui diffusa l'opium de l'amour lascif et oriental, qui sut déviriliser et asservir la première puissance militaire et politique. Et ce fut en Egypte.

Des ouvrages entiers et reliés de rubans roses et fragrants ne suffiraient pas à donner toutes les minutes de ces jeux de l'amour et de la politique, aujourd'hui la pipolitique, qui ont façonné notre monde carnassier, qui tourne ses mâchoires par le fait de la libido et du pouvoir que la pulsion sexuelle cherche et donne.

On se doute bien, que pour Sarkozy l'homme pressé... de séduire tout le théâtre politique, c'est un crève-coeur de devoir attendre à la porte de la chambre d'une si belle femme. Si qu'il en oublierait son pouvoir de la femme, qui est plus grand que le pouvoir politique. D'autant plus que la top-model est une vraie artiste. Et que ces oiseaux-là sont considérés par l'homme du commun de l'ordinaire, comme des étranges assez fantasques. C'est-à-dire que nul ne saurait les enfermer dans quelque idéologie, ou dans quelque service même de l'Etat, et moins encore dans des rôles de tapisserie décorative de second plan, qui finissent par lasser les plus belles âmes amoureuses.

Finalement, et c'est heureux, quand Carla demande un peu de temps pour dire "oui" au mariage, c'est aussi la plus signifiante preuve qu'il y aurait de l'amour véritable, qui craindrait de s'envoler aussitôt qu'il passerait dans les règles compassées de la mairie. Ces cérémonies qui mettent la clé au cou, n'embourgeoisent-elles pas les plus vifs sentiments, vers des défaites prévisibles de l'amour, et annoncées par tous les romans du plus savant XIXè siècle.

Demian West

Première amende du fumeur résistant


En France, la première sanction contre un fumeur, et contre le café qui l'aurait incité à fumer vient de frapper à la Une. En effet, vendredi soir à Lyon et au Café 203, la police est entrée sur le pied d'une vingtaine d'individus résolus, pour scotcher genre épingler au mur des papillons amendés, un fumeur qui traînait au zinc et le patron lui-même qui paiera plus cher encore.

C'est la nouvelle formule de loi ! Et qu'elle est désormais appliquée sans pitié ni passe-droit, non plus que d'une allumette qui craquerait un peu d'humour. On va le voir de ce pied-là. Car ce café 203 se prétend en pleine mission de résistance au "law and order" trop contraignant. Et le boss l'avait annoncé publiquement, dans les jours qui ont précédé le fatal et très éteint 2 janvier 2008, quand il fallut l'écraser amèrement et sur-le-champ jonché de mégots morts.

Pour certains, c'est une libération et contre eux-mêmes. Car on voit bien dans les cafés parisiens que l'atmosphère est plutôt conviviale et réjouie. On y sent même de douces odeurs de cuisines des recettes de grand-mère retrouvées. Aussi, des personnes accompagnées d'enfants vont au café comme on va dans les salons de thé d'Alsace ou de Suisse, si propres en ordre que presque au sana.

C'est même grand merveille de constater combien les fumeurs se sont pliés à leur libération du vice le plus douloureux et réjouissant dans le même temps. Et pour la fin inéluctable que l'on sait dans la chambre des radios époumonées si constellées de taches macabrées.

Pourtant, le patron du Café 203 à Lyon ne prétend pas moins que d'agir dans un processus artistique et sur le mode de la délinquance. He oui ! Vous avez bien lu le fumeux argument pis encore enfumé qui exhumerait Baudelaire et Joseph Beuys pour faire l'accroche au bar-tabac. Le caïd contrevenant est un subtil genre malin qui vient de se découvrir quelque vocation artistique, et sur le tard qui frise l'imposture. Il a pris des photos des mégots dans les cendriers pour en coller des tirages au fond des cendriers, qu'il pose sur les tables et partout presque aux murs. Il faut reconnaître que ça c'est de la maxima résistance aux envahisseurs teutoniques, ou nous aurions perdu toute notion de l'histoire de la résistance par le duetto Bourvil et De Funès.

On sent bien que notre homme a tout saisi de la licence qui est accordée aux artistes dans nos sociétés ouvertes. Mais, il oublie qu'être artiste, et qu'agir dans cet espace de licence libertaire, est une vocation de naissance, c'est-à-dire une identité qui s'affirme très tôt pour être parfois confortée par des études ès arts. Puis, par une pratique difficile et souvent au prix de grandes misères ajoutées d'une liberté qui n'est pas moins grande.

En d'autres termes, la vie de bohème ne fait pas de commerce comme on en fait dans le Café 203. On y confond le business avec la résistance, et on y confond la délinquance avec l'art. Et finalement, plutôt qu'une oeuvre in progress voire in situ, on pratiquerait plutôt le marché noir ou gris, dans ce café qui nous la joue à la libanaise des guérillas urbaines franchement déplacées. A l'artiste de payer l'amende pour le prix de son oeuvre qui ne résistera pas longtemps au brouillard du temps ni à ses intempéries administratives.

Demian West

Saturday, January 05, 2008

Britney Spears le Drame



Le cirque people autour de Britney Spears tourne désormais au drame familial et public. En effet, la starlette mondiale passera 72 heures dans une clinique psy, pour qu’on veille à ce qu’elle n’attente pas à sa vie. Mais tout ceci sans le dire, car on affirme dans le même temps, que Britney n’a pas menacé de se suicider.

L’affaire est classique et elle prend une dimension énorme, parce qu’elle concerne une personnalité controversée et pourtant très admirée. Britney, qui a divorcé de Kevin Federline en novembre 2006, a perdu la garde de ses deux enfants, Sean Preston qui a 2 ans et Jayden James âgé d’un an. Et pour la raison qu’elle aurait manifesté un comportement peu propice pour prétendre à être une bonne mère.

On se souvient que les journaux en avaient fait leur nourriture bien grasse et pour leur bonne santé. Quand ils diffusaient les photos de la star en des poses étranges au volant, et très frivole avec la sécurité de ses enfants. Aussi, les autorités l’ont-elle accablée d’obligations à des dépositions humiliantes, selon les propos de Britney. En d’autres termes, elle vient de craquer. Un peu aidée par des substances mêlées et décelables uniquement à son comportement désordonné.

Mais bon, comment pourrait-on encore faire la différence, entre ce jeu auquel les médias la contraignent, pour qu’elle puisse assurer sa carrière, et la réelle souffrance d‘une mère. A la manière d’une Paris Hilton qui a dû jouer à lui piquer son Ferderline, il y a peu, pour assurer son leadership sur les glossy covers.

Le clash définitif s’est produit vendredi, quand l’équipe de Ferderline a voulu reprendre les enfants à l’issue de leur visite chez Britney. Elle a refusé de les rendre. Puis elle a séquestré les gosses, depuis 20 heures jusqu’à minuit. Et sans égard pour les flics, qui lui demandaient poliment de restituer son bien à Federline. Les temps sont durs pour les mères célibataires avec un puis deux enfants...

Le tout s’acheva en une scène d’enlèvement au sérail très psy, par la police flashée par la telly genre grand écran. Où l’on vit la belle Britney emportée comme une Sabine par les troupes romaines, droit vers le templion blanc pour sa propre sauvegarde.

On dira ce qu’on voudra de Britney Spears, mais elle a montré ses tripes bien humaines quand elle a crié toute sa douleur, puisqu’on lui a pris ses enfants. C’est donc qu’elle les aime. Comme toute mère se sait le faire. Et c’est un état plutôt qu’une intention ou une manoeuvre, et jamais une feintise. Et tous ceux, qui ont une mère, en sauront autant sur ce sujet d’importance, et donc sur cette injustice trop cruelle pour Britney.

La société éblouie est, dans le même temps, honteuse de son sentiment d’admiration pour le phénomène people, dont elle refoulerait la culpabilité. Finalement, tout ceci ressemble assez à une sorte de revanche de l’ordinaire sur le people qu’il faut finalement humilier... pour enfin vivre intensément et se sentir quelqu’un à la même hauteur, toutefois bien rabaissée...

Demian West

Friday, January 04, 2008

French President's Strategy 2nd Victory


Following his May 2007victory in the French presidential election, Nicolas Sarkozy has enjoyed his political power. As the mainstream media has said, he's like a rock star in the political theater. Sarkozy is a conservative politician devoted to law and order. And he has launched some tremendous reforms in a great hurry.

First, Sarkozy has renewed the whole habit of politics by means of his so-called overture, the opening of his rightist government to centrist personalities as well as socialist or leftist politicians. He chose the socialist Bernard Kouchner and many young and cute women as ministers to build his rightist conservative government.

As a matter of fact, this new policy was a major part of the centrist program of Francois Bayrou, who is the leader of the Party of the Center (the UDF renamed the MODEM). Nevertheless, Bayrou lost the presidential election. Afterward, the victorious Sarkozy was able to seduce many centrist ministers and socialists too.

This strategy looks like Sarkozy's second victory. And with such Machiavellian skill, Sarkozy has walked in a triumphal and stately march, with some childish criticism surging throughout from the wide but vague opposition. Actually, the leftist electorate and politicians have become more and more fixated in criticism based on dirty tricks, targeting the personality of Sarkozy and his family only.

Sarkozy recently divorced his wife, Cecilia, a former top model and actress. Just a few weeks later, he is now publicly courting top model and singer Carla Bruni. The lovebirds spent a very public holiday traveling in Egypt with a crowd of paparazzi buzzing around. The whole of French opinion echoed the buzz and one could read in the papers harsh criticism about Sarkozy, who was lowered to a would-be personality or some vulgar rock star.

On the other hand, the rightist electorate maintains their support for Sarkozy's policy because the young 50-year-old president and his beloved Carla Bruni evoke strangely the stately figures of a new John F. Kennedy with his first lady Jackie. This sounds like a cultural transfer to or Americanization of French society, which sees some deep change in the intellectual Paris in Saint-Germain-des-Pres, which was traditionally the sanctuary of the Marxist philosophy of Jean-Paul Sartre and ultra leftists.

This overwhelming change has suddenly thrown the Socialist Party into great panic as the leftist camp stagnates more and more. The whole opposition seems so weakened that Sarkozy is able to gain more victories. Finally, Sarkozy could, in the years to come, be seen as a great president, on a level with -- the very criticized -- Francois Mitterrand.

Ralph Wiggum des "Simpson" for President


Une des mirifiques et horrifiques copines de Demian West, sur le site Myspace, vient de l’informer de la prochaine entrée en politique de Ralph Wiggum de la série des « Simpson ». Et que le jeune garçon fantasque se présente aux élections Présidentielles américaines.

En effet, dans l’épisode à venir du 6 janvier à 18 heures aux States, Ralph Wiggum se verra contraint d’accepter de surfer sur la vague qui mène tout droit à la Présidence la plus convoitée par tous les chefs de sectes américaines. Et ce n’est pas de son fait. Car c’est toute la population bien-cartoonée de Springfield qui en a décidé ainsi, et d’une seule voix apodictique.

C’est que la foule en presse ne veut plus des candidats classiques, genre Obama ou Edwards. Et la tierce à la traîne Hillary, qui vient de se prendre la gamelle du siècle des lumignons vus la telly. Ni qu’ils voudraient des Giuliani, Huckabee et d’autres mal dessinés, qui seraient contre l’avortement et le mariage en grande pompe des homos. N’oublions pas que dans le film des Simpson, on voit nettement Ralph de l’illustre famille Wiggum s’écrier, en voyant Bart Simpson faire du skate complètement nu, qu’il aimait les hommes désormais.

Certes, on sait le petit Ralph assez frappé d’une schizophrénie, qui lui donne des visions d’un petit lutin vert assez irlandais lui inspirant tantôt qu’il faudrait « tout brûler« . En d’autres termes des terminaisons, ça promet, car c’est un bizarre genre « mista weirdo » et qui trafique des pensées sur le mode très surréaliste et européen.

Ralph est le fils du chef Clancy et le petit grand amoureux éconduit (en prime time) de Lisa. Aussi, par le biais de ses pouvoirs magnétiques et surnaturels, lâchement accordés en un seul lot fourre-tout par les scénaristes de la fiction qui ne sont plus en grève, Ralph obtient tout simplement de conduire une liste qui représentera les deux blocs conjoints des républicains et des démocrates. On le constate aisément, c’est un truc à la Stephen Colbert, qui fut vitement renvoyé par la politique électorale quand il voulut réconcilier ces partis en guerre.

C’est simple ! les habitants de Springfield ont mis le boute-hors à tout ce beau monde de la politique à pap’ and mam’, outa le cartoon. Et ils commencent les festivités du changement, le 6 janvier, après le lancement des primaires caucusiennes. Cette campagne électorale de Ralph Wiggum sera suivie et commentée par Dan Rather himself. Puisque c’est un événement majeur de la politique de la vraie Amérique qui se sait montrer sa vraie puissance imaginative et moderniste, d‘une façon révolutionnaire et forcément distrayante.

Finalement, il se pourrait qu’on voit bientôt un réel intellectuel oeuvrer dans le bureau ovale de la Maison Blanche. Il reste à trouver un bon interprète pour expliquer ses délires poétiques, et surtout un meilleur psy encore... pour sauvegarder la sûreté du monde, qui n’est plus à ça près, quand la banquise entière fond dans le pastis généralisé des médias.

Demian West

Tuesday, January 01, 2008

Les voeux spectaculaires de Sarkozy



Tout le monde attendait le Président de la République, Nicolas Sarkozy, au détour annoncé de son allocution des voeux présidentiels, à la vieille télé de la dynastie gaullienne. En effet, Sarkozy s'était promis et publiquement de s'attaquer à la tradition formelle des voeux figés et guindés par les lacets usés du corset élyséen.

Pour un grande part des téléspectateurs actés, on vit, en face de Sarko, tout ceux qui l'attendent toujours à tous les détours. Puisqu'ils ne laissent plus depuis le mois de mai, de souhaiter sa chute ou la grosse erreur de parcours. Et quand il vient à peine de monter sur le trône assez versaillais. Si l'on songe qu'il y a même attiré le despote ès Libye pour qu'il s'inclinât un peu ci-devant. Ce qu'il a fait. En d'autres termes, les déçus par les élections dernières avaient forcément méjugé par avance cette allocution. Comme ils méjugeront naturellement tout le reste du voyage présidentiel, durant les cinq années un peu entamées.

Il suffit de lire les forums sur le net, pour saisir les critiques de principe, qui ne se tairont jamais jusqu'à la fin du mandat. Tant et si bien, qu'elles se rendent assez inaudibles. Par une répétition qui vide l'icône de tout sens comme Warhol l'avait bien théorisé. Et qu'étrangement Sarkozy pratique aussi cet art de la peinture américaine. Puisqu'il applique cette stratégie du brouillage des discours de l'opposition. Par sa propre occupation du terrain médiatique, et jusque chez l'adversaire qui ne pense plus qu'au visage de Sarko, qui occupe tout l'espace de la toile. Finalement, cette fascination pour les excès du personnage sait habilement occulter le sens des discours critiques redondants.

On sait déjà, que les mauvais perdants de la neuve politique n'auront pas entendu que Sarko a reconnu quelques erreurs, mais sans qu'il dise lesquelles. Aussi, qu'il a privilégié le dialogue avec les régimes canailles. Plutôt qu'il aurait maintenu le cap de l'exclusion des régimes autoritaires, qui mène à droit fil vers des affrontements moins favorables à long terme. Et donc, l'opposition retiendra surtout que Sarkozy a su occulter les intérêts mercantiles, qui bougeraient en profondeur la diplomatie française. Comme si l'argent était un tant soit peu inutile, dans une société qui réclame fixement du pouvoir d'achat. Et quand ce besoin d'argent est l'argument massue de la masse critique, qui s'oppose au Sarko de Carla.

D'arrivée après un très nouveau travelling filmique vers son bureau gaullien, Sarkozy a insisté sur son engagement, qu'il ne trahirait pas ceux qui ont voté pour lui. Les autres, il les a déjà trahis et par le fait qu'il les a fait perdre. Mais c'était le jeu électoral, et qu'il fit cette fois des gagnants et des mauvais perdants. Aussi, il fut encore question du grand train de réformes et de la rupture à mettre en oeuvre pour moderniser, c'est-à-dire américaniser le pays. Soyons plus clairs quant à l'acception du terme de la modernité, qui sait régir nos débats contemporains.

Quant aux siens, que Sarkozy ne doit pas trahir, ils se postent tout à l'inverse des lamentations de l'opposition. Car, bien qu'on les soupçonne dans les sondages d'être un peu déçus à leur tour, et par les envolées people de Sarkozy l'égyptien, ils soutiendront certainement sa politique. Car, ça c'est sûr ! elle sait maintenir l'éclat médiatique quasi érotique, qui sait nourrir les ventres les plus affamés de nouveautés pendant la séance du spectacle politique.

On a vu que Ségolène ne l'aurait pas tant compris, quand on a regardé sa réponse au chef de l'Etat. Dans un décor aux lueurs étrangement passées sinon fades, sur le net hyper moderne. Et cette vidéo ne faisait que relayer encore les mêmes critiques des vieux écarts entre riches et pauvres. Et que ces critiques relèveraient d'une vision assez démagogique, quand on est riche soi-même. C'est probablement ça qui fait vieux jeu.

Finalement, cette allocution fut banale sinon banalisée. Car ce ne serait pas là que le Président donnerait ses neuves représentations. Mais, dans des paysages grandioses et mythiques, ou dans des architectures de palais si étranges que dignes de la 3D de l'Heroic Fantasy ; aussi sur la scène des concerts peoples érotisées par des top-modellos électriques aux complexions elfiques de visage et de corps ; enfin dans d'autres manifs plus disputeuses entre hommes, qui savent se lancer des gros mots dialogués par un sous Audiard.

Il reste que le plus grand spectacle de la politique du monde ce sont les élections américaines. Et qu'il serait urgent qu'on y voit Sarkozy, à tout le moins dans les événements people qui tournent autour. Et juste pour satisfaire ceux qui ont certes voté pour Sarkozy. Mais aussi pour son spectacle qui sait changer la politique française en ses voeux d'Amérique.

Demian West




Monday, December 31, 2007

Buren brise ses colonnes



Qu'on le veuille ou non, l'art conceptuel, et dans sa dimension urbaine ou architecturale, est à nouveau remis en cause par ses concepteurs mêmes, sinon par le plus brillant de ses plasticiens. En effet, Buren, des colonnes au Palais-Royal à Paris, montre les dents. Car, son oeuvre mythique et ludique souffre d'un abandon chronique, qui signifierait élégamment que l'Etat se ficherait un peu des oeuvres, qui n'auraient pas la qualité plus formelle du classicisme de la Concorde, par exemple.

Certes, le public, et international, se presse en foules pour se prendre en photographies amusantes, mais toujours sur le mode touristique. Et dans l'effet de traîne du scandale mémoratif, assez semblable à celui qui fut provoqué par la conception de la Pyramide du Grand Louvre.

Il reste que le site des colonnes, aux bandes alternées d'un chromatisme élémentaire de noir et blanc, va à vau-le vent. Car il n'y a plus d'eau dans le bassin qui devait induire ces effets de la symétrie grecque. Ce bassin a désormais versé, et depuis huit ans, dans une véritable poche de détritus indicielle de la mécompréhension du public pour le fait conceptuel réalisé dans le dur architectural.

Aussi, qui comprendrait encore le renvoi des colonnes à la forêt primitive, puis aux colonnes des temples grecs et romains sinon aux grands piliers des cathédrales ? Et tout pour symboliser l'arbre primitif en harmonie avec la figure de l'homme debout ? Alors comment pourrait-on évoquer pis encore, l'art conceptuel de Buren qui avait choisi d'analyser les éléments picturaux de l'art et ses concepts, à partir d'un bout d'étoffe à rayure blanches et noires, et qu'il l'avait trouvé au marché Saint-Pierre, dans les années 60 ?

On le constate d'arrivée, l'art conceptuel est un truc très inconnu par un public, certes réjoui par la nouveauté événementielle, mais quand il ne paume pas le premier bout de ces colonnades au centre de Paris, qu'il prend pour des déconnades. Cette oeuvre d'art n'est-elle point devenue un lieu de récréation qui sait s'amuser de tout sauf de l'art totalement inexpliqué aux passants, et certainement trop ardu pour être même étudié par ses passants qui ont d'autres raisons festives de venir à Paris.

Et la négligence manifeste de l'Etat correspond assez précisément avec ce fait inadmissible et très ancien, que l'art et contemporain est une matière laissée en friche dans les cursus des élèves, qui font des citoyens parfaitement distants des réalités de l'art en général. Et ceci, dans le pays qui possède et montre une oeuvre d'art à chaque carrefour et sur chaque façade de ses villes mirifiques.

Il est vrai, que le coût de la restauration des colonnes de Buren dépasse largement le coût d'acquisition de cette oeuvre. Et là, c'est à l'art conceptuel de s'interroger sur ses fantaisies sinon ses danseuses du caprice, qui finissent en vieilles décharges publiques. Ce qui est un scandale involontaire que l'artiste voudrait vraiment cacher. Pour le coup qu'il dénature l'oeuvre, et qu'il en montre finalement son indigence matérielle dans le long terme, et dessous le fait conceptuel trop immatériel.

Demian West

Sunday, December 30, 2007

Après la drogue, Linsday Lohan addict du sexe



Les peoples américains souffrent plus que les couples présidentiels français. Jugez-en ! La starlette Lindsey Lohan vient de sombrer d'une dépendance vers une autre addiction, qui fait des gorges chaudes aux Etats Unis, et même un deep throat par aventure de Presse. Parce que le petit copain de l'actrice, "blondée" à l'hélium, vient de balancer le tout-cash sur "News of the World".

Ils se sont rencontrés pendant une cure de désintoxication à la coke, et non loin des chaînes de la poudreuse de l'Utah où l'on glisse bien. Si bien, que dès la cure qu'on dira achevée, ils montrèrent leurs culs et queues de lapins fuyants, pour assouvir leurs pulsions libidinales qui ravagèrent le premier hôtel planté là par d'antiques pionniers très chrétiens.

Dans le tabloïd, le bad boy Riley Giles s'épanche en des récits d'un halluciné de la love et du cinoche quasi X. Car il raconte des trucs à l'éclate qu'aucun dragueur, même parisien, n'oserait tonitruer et juste pour la frime. Oui ! Lindsay et Riley ont pratiqué l'art de la chambre à coucher, comme si leurs courtes vies en dépendaient, à la fin du concours du meilleur quantième baiseur. Et que ça aurait duré des nuits entières, après le jour, forcément, qui était du même labeur tout pareil. Riley raconte des quatre fois à l'ensuite et sans se fatiguer. Tant l'adrénaline et toute la boutique des endorphines furent dévalisées par ces requins de la love, toutes dents dehors de leurs mâchoires d'or de la libido.

L'hôtel ne tint que par le tremblement. Et à la fin de cette sauvage literie, ils voulurent et se marier et vivre la vie entière genre spousa... Et publier tout ça dans les revues people, comme il convient quand on sait bosser du dur.

Il reste qu'on devine, et c'est le propos de l'article dans "News of the World", que Lindsay aurait soigné sa dépendance à la cocaïne, et 'autres opiacées baudelairiennes, par un usage répété des orgasmes pour remplacer la pointe des états extatiques frauduleusement offerts par la dope. Tant et si bien qu'il lui fallait sa forte dose, et crescendo jusqu'à l'overdose du Riley, qui ne tint plus entre ses coups de reins, et tout pour rien à la fin. Car elle le plaqua tout net, quand il fut épuisé et retourné à la poussière genre morte poudre.

Il fut très déçu par le retour en ville de Lindsay, et parmi ses vieux démons du cinoche. Où Riley Giles n'était certainement pas mis en rôle, car totalement inconnu et sans talent, hormis s'il voulait tenter un truc du genre scénariste de fiction porno. Autrement dit des terminaisons, il se fâcha tout couette, et alla tout dire à la première revue du Monde sur le net, peut-être pour la tune aussi.

Désormais, il se lamente sans fond et erre dans les rues du shopping trashy. Car il a perçu, et avant tout le monde en raison de la grande intimité qui le lie à Lindsay, qu'elle avait tourné à nouveau sa dépendance, mais vers les excès d'achats et toutes dépenses. Elle serait, finalement, tombées d'une dépendance à la cocaïne vers une addiction au sexe galopant et stroboscopique en boîte d'Inuits, et pour finir accoutumée au shopping, qui achève de mettre sa vie à sac mais de grande marque. On se rassure comme on peut, en cette fin d'année extatique du pussy très buzzy.

Demian West

Saturday, December 29, 2007

La seconde "ouverture" sarkozyste



C'est bientôt le printemps et le joli mois de mars des élections municipales en France. C'est pourquoi, à l'UMP de Sarkozy on rempli les bassins sans fond, pour lancer la deuxième vague de l'ouverture. Vous savez ? ce terme qui veut dire qu'on s'abstrait quelques temps des idéologies politiques, et pour rafler la mise de l'électorat de tous côtés espacé. Et ça marche comme le rouleau compresseur platine qui trace l'autoroute du pouvoir doré.

Ce sont les ministres et secrétaires d'Etat de la première ouverture, qui sont en charge du processus, ou de la razzia comme on voudra. Jean-Marie Bockel de Mulhouse a balancé les noms de tous les gauchistes prêts à verser dans le virage électoral, mais à droite. C'est-à-dire que ces 500 candidats, essaimés selon les villes de plus de 30000 habitants, se présenteront sur des listes de la majorité présidentielle très peu ségolénique. Ils seront bientôt mille, selon les désirs de l'entreprise rapteuse.

Au centre c'est tout pareil "le renard dans le pouillis", selon l'expression de Montaigne. Sarkozy continue son travail de drague puissante et fratricide. Certes, le mot est fort, mais il y a un peu de ça, pour qui a lu les tragédies grecques et romaines aussi, ou tout simplement pour qui connaît des lopins d'histoire. Car c'est un fait très-antique que le pouvoir, parvenu à son plus haut degré de civilisation (un truc de violence maquillée quoi), n'a même plus besoin de se battre pour fédérer ses adversaires sinon ses ennemis. Suétone et d'autres historiens romains disent la leçon, que Rome à son apogée se présentait au limes des barbares très rouquins, et que ceux-ci déposaient les armes sur-le-champ, en raison des avantages si puissants qu'offrait la qualité de patricien romain.

C'est un peu ce jeu-là des gambits que Sarkozy nous jouerait. Car, lui sait que le maroquin est manifestement plus magnétique que les phéromones d'une top-modello, qui reviendrait d'une retraite spirituelle au Vatican, toute en retenue sexy qui sait ravager la place. Par ainsi, la politique française, et ses mille candidats de l'ouverture en mars, tournent d'ores et déjà la culture politique en une sorte de nouvelle conception très individualiste des manoeuvres et des progressions, et de la monstration dans le théâtre politique.

Et ceci n'est pas sans évoquer, les transformations de la société mondiale dans les années 80. Quand le reaganisme a su bien jouer des narrations, par les feuilletons, qui frappaient sous la ceinture pour mieux diffuser la neuve moral machiavélique d'un JR Ewing, mis en plant à Dallas. Et pour bien effacer le complexe névrotique du Kennedy angélique jusqu'au martyre.

En France et dans les années 2010, on se battra donc pour sa réussite personnelle. Et pour bien coller au feuilleton télévisuel et dans les mainstream média qui nous disent la vie même du Président. C'est une stratégie qui fonctionne aisément. Car elle a su dissoudre les anciens liens et ciments du collectivisme, qui s'était achevé en une inertie de la pensée du pittoresque germanopratin et désuet assez. Genre siècle dernier, comme si l'on évoquait le dix-neuvième siècle.

Il reste cet avantage que souvent, et l'histoire l'a prouvé maintes fois, un homme ou quelques-uns peuvent mieux transformer la société, plutôt qu'une foule informe y prétendrait en courant en tous sens et pour détrancher des lapins innombrables, qui seraient autant de fantasmes de pouvoir collectif comme le paradis en nature.

Pour autant et en bon lecteur des historiens romains, il nous faut aussitôt rendre à César ce qu'il lui revient. Car, c'est bien le programme de l'"ouverture", pré-électoralement orfévri par le penseur Bayrou que la nébuleuse Sarkozy est en oeuvre de le réussir. Et il serait du meilleur Machiavel, que Sarkozy le reconnaisse un jour. Dans son "Prince", Machiavel ne disait-il pas que le plus grand monarque est celui qui sait s'entourer des meilleurs conseillers. Par exemple, en postant Bayrou si près de lui qu'il en serait son Premier Ministre, et jamais le second.

Finalement, et sur l'oreiller très à gauche de Carla, c'est une idée qui saurait faire son chemin par des voies chantées et si douces de la politique sensuelle et sentimentale dans l'oreille puis dans l'esprit du monarque. Et cette bonne politique serait une "ouverture" des plus inattendues et réconciliatrices. Comme les Français les aiment. Puisque, tout le monde sait qu'ils ont un bon fond, derrière leur masque à la grimace renfrognée qu'on lit dans tous les médias.

Demian West

Friday, December 28, 2007

Sarkozy sait mélanger les genres médias



La chasse aux sorcières et aux top-modellos continue. On savait déjà le Peuple et sa Presse citoyenne (pas citizen) en traque des manifestations bling-bling autour du chef de l'Etat Français, en Egypte par aventure. Et désormais, on s'en prend à d'autres hommages collatéraux.

En effet, la journaliste hyper télévisuelle Christine Ockrent vient de passer sur la grille des programmes des neuves réjouissances disputeuses. Et c'est bien que la guillotine ne soit plus de saison. Car, on l'y enverrait par la première charrette venue depuis les mainstream medias du net.

Le SNJ-CGT de France 3 s'était fendue, il y a peu, d'un communiqué franchement assassin l'air de rien. La présentatrice, et maîtresse à penser de l'émission "Duel sur la 3" en rien produite par Spielberg, fautait gravement en s'approchant de Sarkozy avec Kouchner son ministre, et dans un "mélange des genres" qui fait très mauvais genre pour le coup du syndicat qui l'a mauvaise.

Il paraîtrait même que les téléspectateurs "comprennent de moins en moins" ce type de rencontres du quantième type, et pis encore dans l'Egypte surnaturelle et mystérieuse. Le secrétaire général du syndicat Jean-François Téaldi, en manière de nouveau phare alexandrin, voudrait mettre au jour et sur France Inter "un nouveau coup dur à avaler qui renforce la nécessité d'arrêter ces intérêts croisés entre les politiques, les journalistes et les industriels qui possèdent les médias".

Pourtant, le compagnon Kouchner a bien précisé, sous la menace d'un procès stalina genre replay en boucle dans les médias, que la belle Ockrent serait rentrée sagement à Paris, et quelques heures avant l'arrivée du pharaonique Sarkozy à Charm el-Cheikh, comme il convient.

C'est grand' merveille que la Presse sache s'émouvoir que des journalistes seraient en de telles privautés avec les politiques. Quand ils les rencontrent forcément et qu'ils causent ensemble toute l'année. Ce qui favorise tous rapprochements, surtout entre les plus beaux partis et les belles aussi. Surtout que c'est une coutume aussi ancienne que le journalisme lui-même...

Plus encore, quand la critique ordurière monte et s'affirme comme une valeur sûre dans un monde people qu'on admire tant qu'on aime le haïr. Il n'est guère surprenant que les personnes bien en vue se constituent quelque anti-chambre plus intimiste, pour se protéger et pour cultiver des entregents pour le raffinement qui tourne parfois à la drague la plus complice.

C'est un peu cette société détranchée qui est manifestée autour de cette charrette de Christine Ockrent. Car d'une part, on entend bien un monde du dessous qui voudrait renverser la société des stars people. Et d'autre part, on ne saurait plus douter que toute la politique, et les médias puis les arts se réfugient dans un Camelot ou château arthurien, dans l'attente que la tempête passe... et qu'elle dure cinq ans au moins.

Demian West

Thursday, December 27, 2007

Pyramidale attraction du couple Sarko-Bruni



A contrario des papiers traitants des vacances du couple Sarko-Bruni en Egypte, nous pouvons aborder cette rive du Nil par le vrai bout des réalités les plus crues sinon cruelles qui se puissent voir. Vrai, que Sarkozy vole en jet prêté par son pote Bolloré, qui a fait fortune forcément dans la jet set qui a ses aises.

Vrai, que Sarkozy se montre tant qu'il le peut et avec sa top-modello au bras genre la main dans la main. Vrai aussi, qu'ils visitent nonchalamment la Vallée des Rois et pas des moindres. Tout enveloppés des nuées de photographes du buzz qui les butinent comme au printemps éternel, qui est de saison au pays des immortels.

Vrai encore, que le couple se fiche totalement des critiques que le parti de l'opposition (anciennement PS ou PC je-sais-plus) tente de rassembler par toutes ses voix époumonées. Puisque, tous disent la même chose. Le King Sarkozy frime et son Peuple Français peine à jouir du pouvoir d'achat, juste après l'éclate maxima de Noël, que nous avons tous vue tout de même...

Vrai plus encore, que ça ne va pas si mal, puisqu'on passe son temps de cerveau disponible, redevancé et français, à causer des vacances dorées du chef de l'Etat, qui a tout des pharaoniques solaires désormais. N'a-t-il point une femme qui sait faire de l'ombre à Néfertiti herself ? Mieux encore, un look à la couplitude Kennedy, mais avant les grands malheurs de la revanche texane à Dallas. Et en manière de couronnement des deux Egyptes basse et haute, n'a-t-il pas rassemblé des succès de Presse si puissants, qu'ils incluent tous les tombereaux de critiques amères, que le petit Peuple lâche sur les blogs collectifs, je n'ose plus dire "journaux citoyens" ?

Vrai que sur Rue89, l'article prétexte pour causer de cette virée du gran' Caïro, selon l'expression de Thackeray by the deuce, a tourné vitement en un patenôtre de pleurs et de grincements de dents des commentaires, qui répétaient sans laisser les mêmes plaintes et lamentations. Vrai finalement, que Sarko serait riche, qu'il serait heureux en amour, et qu'il fait sa courtship à la plus belle femme du monde, et donc qu'il serait très en vue et même mondifié. Par ainsi, ses adversaires disent tantôt qu'il ruinerait l'éclat de la présidence elle-même.

Comme si l'éclat à travers le monde, et même l'éclat sexuel, pouvaient enlever quoi que ce soit à la fonction qui est avant tout prestigieuse. Et donc, qu'elle paraît assez égyptienne et très-antique dans son essence, pour choisir de se balader librement sous le grand dais des pyramidales tombales, que Mitterrand lui-même préemptait pour bien asseoir la sphynge de sa légende dorée et immortelle. Qui dirait le contraire sans paraître de la pire secte des renfrognés ?

A la vérité, Sarkozy, qui a compris la leçon et gaullienne et mitterrandienne, commence un peu plus tôt ses éclats, et dès la prime année de son mandat. Tout en y ajoutant la leçon du couple Kennedy qui avait commencé trop tôt, lui. Comme nous sommes en Egypte, nous rappellerons à escient que tout est une question de temps et cyclique plutôt que linéaire. Et que l'histoire est une sorte de spirale qui revient dans ses anneaux passés, des standard de communications peuplés de stars de la politique et des arts, pour en achever la course prestigieuse et olympienne dans un futur qui est notre présent.

Demian West

Tuesday, December 25, 2007

Les cadeaux refusés se vendent sur le net

Le 25 décembre c'est la gueule de bois des cadeaux. En effet, d'aucuns n'attendent même plus le 26 et la reprise des affaires au centre ville, pour tenter de fourguer le cadeau à la grimace, qui leur a été refilé la veille au soir, dessous le sapin qui sent le sapin des jouets.

Certes Noël est une fête de la morale religieuse et affective. Parfois, on fête en famille, comme on règlerait tantôt ses mécomptes. En achetant par exemple, des trucs vexatoires pour voir la tronche du beauf qui ne peut cacher sa déception, et quand il a une très haute idée de lui-même. Mais là, faut être un peu salaud pour s'amuser à des jeux pareils qui n'amusent que vous.

Par ailleurs, on peut gravement se gourer et parce qu'on ne connaîtrait pas assez l'autre famille. On se demandera alors, ce qu'on fait là dans une famille qu'on connaît si peu. Mais ceci nous emporterait dans des débats philosophiques qui ne seraient pas un cadeau.

Aussi, et c'est plus courant, on se fera un cadeau qui nous plaira, mais pour l'offrir à quelqu'un d'autre. Ce qui est une forme d'aveuglement narcissique très répandue dans l'occident toujours très affairé à soi-même et à son propre désir d'objets. Par exemple, on achètera un bouquin gros comme la Pléiade, pour le donner solennellement à un petit neveu dont on sait qu'il adore seulement la science fiction et surtout en mode DVD. Et tout pour se montrer l'intello descendu du ciel sur sa machine à imprimer l'admiration dedans les plus faibles esprits.

Il faut une grande force morale pour surmonter cet aveuglement narcissique, et pour vraiment s'intéresser aux autres.

Aussi, nous n'oublions pas que la plupart des donateurs offrent le cadeau attendu. Puisqu'il aura été décrit par le quémandeur, dès avant les fêtes et jusque dans les travées ou les tranchées disputeuses du magasin, le 24 au soir. Quand on ne compte même plus ce que ça vaut, pourvu qu'on reparte avec quelque chose de montrable sous le bras hâtif, et donc malgré toutes les descriptions préalables, prompte à l'erreur. On n'en sort pas aussi simplement de ces errances de cadeaux !

C'est pourquoi, dès le 25 au matin calme, les gagnants au loto de la malchance balancent le tout sur Ebay et en masses. C'est l'encan des canards boiteux même pas déballés de leur plastique de la boîte, à l'intact quoi ! Et ça se vend de mieux en mieux. Car on augmente le flux de plus de 30 % cette année. Aussi, on se jette désormais et résolument dans ce négoce, plus qu'on retournera les refusés au magasin. C'est donc que, cette année, la chose est réellement devenue une coutume de Noël à prendre en compte, pour la bonne tenue de la société qui avance vers le contentement total et résolutoire du village global.

On savait déjà que les objets de couleurs vives, du 25 décembre, étaient des façons habiles que la culture avait inventées pour attacher les enfants à la consommation fébrile, qui fait tenir toute la boutique sociale. Et que mieux encore, c'était la charge d'amour donnée par ces objets, qui en faisait la valeur la plus sûre. Mais désormais, on peut changer ces objets de l'amour en d'autres, qu'on choisira soi-même. Car il y a toujours quelqu'un sur le net qui aimera ce que vous refoulez naturellement comme une névrose affective et pulsionnelle sans solution ni ressources.

Il faut craindre que tout ira bientôt vers cette pente des échanges. En effet, après les cadeaux de Noël ratés, pourquoi n'y aurait-il pas d'autres bourses aux échanges plus inventifs, et plus résolutoires et libératoires aussi. Pour fourguer son mari qui s'est mis à boire et donc à cogner après trois ans de mariage raté. Ou pour échanger son gamin qui déconne grave à la première épingle à cheveux de l'adolescence, dont il manquerait encore quelque cartographie savante du tendre rebelle ?

L'internet est donc devenu ce lieu des universités cachées de tous échanges et des trocs inavouables. Tant et si bien qu'on comprend que la société de l'abondance -- qui est la même société de Noël comme le prouvent les parkings repus avant la fête -- refuse l'échec et même quand l'intention serait noble et pure. Il faut tout réussir ! l'échec lui-même serait le signe d'un échec plus grave. Enfin, il faut réussir même ce qui ne dépend pas de nous. Depuis l'ADN jusqu'au cadeau banal, qui signifie l'amour hasardeux qui surfe entre les postes de la réussite contraignante et dévoratrice, comme dans un flipper qui tilte au premier couac.

On se croirait à un enterrement, et dans ses suites du partage du patrimoine, au cours duquel, la moindre cuillère sait prendre une importance quasi démiurgique. Car si l'un des héritiers recevait, ne serait-ce qu'une petite cuillère en argent en plus que les autres héritiers, c'est que le défunt aimait probablement l'un plus que l'autre. Et c'est ainsi que naissent les guerres... chrétiennes ou comme en d'autres formules de religion soit du négoce affectif.

Il reste que cette année 2008, on ne se cache plus et l'on revendique même de vendre ses objets reçus genre perdus sur l'internet. Parce qu'il suffit de ces millénaires d'injustices perpétrées le soir de Noël.

Demian West

Sunday, December 23, 2007

Réponse à l'article d'Agoravox "L'Envie du Demian West (ou comment s'en passer)"

Après la parution de l’article "L’Envie du Demian West" sur Agoravox et qu’il causait de mon départ de ce journal, je voudrais y répondre, mais sur Centpapiers, et non sur Agoravox comme Carlo Revelli m’y a invité.

A la lecture de cet article, et après dissection des commentaires, j’ai bien retenu que mes quelques détracteurs me donnaient, dans le même temps qu’ils demandaient mon départ, un statut de "bouc émissaire". Je dis tout de suite que j’y ai surtout vu une tentative malhabile de justifier des maltraitances verbales et pulsionnelles, assez semblables à celles des alcooliques qui jurent par tous les dieux qu’ils aiment leurs victimes. Et assez pour leur donner tous les coups que ces victimes réclamaient forcément, selon les plus ivres propos de la rage et de la haine.

C’est bien cette irresponsabilité qui est lâchée dans de tels discours. Et on peut s’étonner que des rédactions laissent passer de tels articles, qui n’ont d’autre but avoué ou caché que d’exprimer la violence contre un seul, qu’il s’appellerait Demian West ou Nicolas Sarkozy. J’ai demandé à Carlo Revelli qu’il retire cet article diffamatoire et il ne l’a pas fait. En prétextant qu’Agoravox n’a jamais retiré un article de sa une, ce qui est faux.

Pour ma part, je suis persuadé que cet article a fait et fait encore plus de mal au journal qui le publie, qu’il saurait faire aucun mal réel à la personne qui serait visée, tout au contraire. Car, institutionnaliser la diffamation et donc inciter à la Presse trash sans retenue c’est avilissant au premier degré pour qui s’y adonnerait.

Puisque le seul moteur et but serait de provoquer la personne à ce qu’elle réponde, afin que le cycle avilissant puisse perdurer. Et qu’il profite seulement à ceux qui tirent leur substance immédiate de l’audience moulinée par ces dispositifs provocateurs et vexatoires. Déjà, je trouvais avilissant et contre-démocratique tous les dispositifs de notations des commentaires, qui ont vite été préemptés pour justifier les vexations les moins démocratiques : lynchages quotidiens, effets de meutes en rien maîtrisés par la rédaction, et destruction systématique des constructions pédagogiques à long terme.

D’aucuns se souviendront que j’avais tenté une suite conséquente d’articles sur les arts, en manière d’initiation aux arts. Et, la constitution même d’Agoravox a favorisé une démolition systématique de cet effet pédagogique. Car, les commentateurs y venaient pour casser de l’artiste ou de la culture, ce qui est déjà un très mauvais signe de fréquentation, si j’ose dire. Et pis encore, en reprochant à l’auteur d’être seul responsable de ce harcèlement qu’il subissait.

Bien sûr, on nous a souvent répondu qu’il était question de liberté d’expression. Et c’est de cette façon habile que j’ai compris que la structure du dispositif était de permettre des digressions telles qu’elles seraient normalement rejetées en démocratie et dans les échanges des civilités les plus courantes. Et plus étonnant encore, quand l’exigence qui gère le coeur du dispositif de la modération des articles, amenait la plupart des textes à ce qu’ils s’alignent docilement sur la stylistique des articles "fondateurs" en sorte de modello. C’est-à-dire que la pensée qui est induite voudrait que pour qu’un article soit publié, il soit assez conforme à l’esprit et à la forme stylistique très technicienne et donc peu inventive et pas trop littéraire. Et tout pour favoriser l’information locale ou simple et véritable par le témoin même, ce qu’on nomme le "journalisme citoyen".

La chose a-t-elle ainsi produit deux espaces, dont l’un espace des articles était de plus en plus fade et transparent d’un vide de matière forte et odorante. Et de l’autre espace des commentaires parcouru par des hordes de barbares qui avaient tout oublié des lois de la République des échanges. Et jusqu’au jour où la rédaction a laissé passer des articles qui s’en prenaient nommément à des rédacteurs eux-mêmes.

Ce fut la limite outrepassée. Et ce fut le début de la fin, du moins pour ma collaboration. Car, qui oserait encore soutenir qu’il y aurait là quelque forme de journalisme quelconque. Bien sûr que non ! Et la seule raison d’un tel suicide rédactionnel serait la course perdue d’avance vers l’audience qui recule et à tout prix, soit en sacrifiant la tête même de la bête ou de l’édifice. Pourvu que l’audience tienne encore demain comme au cirque romain...

Aujourd’hui, je m’interroge quand à ce qu’on appelle dans ces latitudes, le journalisme citoyen. Et qu’il s’espace sur Agoravox, qui n’est pas des moindres, en une dévoration de lui-même et pour quelle fin et quel but ? S’agit-il d’organiser la grande mêlée des pires abus de l’expression ? Ou doit-on y voir le dépit d’avoir manifestement subi des échecs systématiques pour tous les projets satellites d’Agoravox ? Du moins si l’on considère les effets d’annonces et les promesses mirifiques qui inauguraient ces projets tous retombés comme autant de fusées après le décollage.

Par ailleurs, il semblerait que tout le dispositif éditorial a été conçu en manière d’accrocher le rédacteur ou le commentateur. Je m’explique plus avant. L’ouverture du journal tous les matins, induit une sorte de rendez-vous des rédacteurs qui apprendront le jugement de leur article par la modération. Ceci produit forcément un stress qui est organisé vers une sorte de dépendance horlogère et bientôt nerveuse. Par le fait que s’il y a refus il est solennellement vexatoire.

Quand, d’autres journaux citoyens comme Ohmynews et Centpapiers font paraître leurs articles régulièrement tout du long du fil de la journée, et sans cet effet de lancement collectif trop rassembleur et directif ou autoritaire. Ainsi, on peut, dans une discrétion assez favorable, reprendre la chose et la soumettre à nouveau. Et tout ceci sans le stress de cette mise en scène de sélection, et dans un organe qui n’a pas les compétences pour sélectionner selon des critères du savoir le plus solide et ferme. Juste le goût agoravocien, l’info choc et la raison de l’audience interviendraient-ils probablement. D’ailleurs souvent, la moitié de la une se poste dans la rubrique "Tribune libre". Là, on y trouve de l’info déballage au petit matin et au cul du camion des fausses bonnes idées genre arnaques fourguées par des convaincus d’eux-mêmes. Et pour le service après-vente on peut toujours se brosser l’anorak polaire.

Et plus certainement, la faculté de noter les commentaires a-t-elle jeté le journal dans un bataille rangée que les directeurs de rédaction s’empressaient de dire qu’ils ne la voulurent jamais. Ce pendant qu’ils l’organisaient avec toutes armes les plus distribuées aux plus orduriers commentateurs et donc vers l’arbitraire non-modération. Par le fait que l’anonymat reste la valeur la plus sûre de cette communauté de commentateurs en meute, si peu noble qu’elle veut agir sans jamais être vue.

Tout ceci n’aurait pour effet que de favoriser les facteurs les plus défavorables à la Presse, telle qu’on la voudrait féconde en informations et de neuves écritures. Quelle rédaction imaginerait donner son micro au plus agressif bafouilleur de la rue ? Et pour le coller à la une en lieu et place du rédacteur voué à informer le public ? Sinon à vouloir produire une sorte de nouveauté trash qui plaîrait au jour la journée, et sans qu’on y cherche jamais des explications sensée pour la justifier. C’est-à-dire que cette presse citoyenne est du spectacle. Et qu’elle est surtout informative de l’immédiateté culturelle mais trash, en tant qu’elle est destructrice à notre époque. Tout comme on détruit la planète et qu’on prétend encore nommer ça le progrès... Certes, vers le basculement planétaire dans le néant.

On ne doute pas que ceux qui oeuvrent dans ce spectacle grotesque s’y plaisent et qu’ils trouvent son bain agréable. Mais quand on se déplace comme je l’ai fait, et par force, vers d’autres biais pour mieux voir, on ne goûte certainement plus ce spectacle d’articles qui s’en prennent à un seul rédacteur. Et quand un article et ses commentaires m’ont dénigré pour la seule raison que j’avais décidé de quitter un journal qui ne convenait plus à mon expression et à mon droit, pourtant reconnus.

Puisque et statistiquement et affectivement (au regard des manifestations que mon départ a suscitées), je suis encore le plus grand contributeur de ce journal même. Aussi, suis-je assez autorisé à conclure en manière de conseil à ce journal, que la dévoration de soi-même porte un nom et qu’on l’appelle le suicide... mais désormais plus de moi-même.

31 décembre à minuit le tabac out-law



Le premier janvier 2008 passé minuit, il sera rigoureusement interdit d'allumer une cigarette et d'enfumer tous bars-tabacs ou quelque endroit collectif où l'on avait coutume de fumer. C'est la nouvelle loi qui sera appliquée et qu'elle étrennera enfin les poumons des fumeurs passifs de nouvelles chances de survivre à l'hécatombe des 5000 victimes par an.


Car c'est bien la protection des fumeurs passifs qui est mise en oeuvre par Roselyne Bachelot-Narquin qui menace dur. En effet, elle insiste lourdement sur le fait que si vous rentriez chez vous, après la fête arrosée au débat politique de Provence qui aurait mal tourné mais en famille, et si vous tentiez encore quelque digression festive dans un bar hasardeux, vous ne pourriez plus y fumer. Puisqu'il ne sera fait aucune exception à l'ordre et à la loi.


Donc, la loi est dure comme les cendriers de marbre, et il vous faudra l'éteindre. Sinon vous n'y couperez pas de l'amende pour excès de fumette. Et qu'elle ne vaut pas des clopinettes, puisque l'Etat ne mégotera pas pour sauver les 66000 cancéreux, qui furent des fumeurs actifs qui finiront comme cendre dans l'urne. Un peu comme les beaux camionneurs du "Salaire de la peur" de Clouzot. Vous savez ? ces types qui transportaient de la nitroglycérine, la mort quoi, et qu'ils en eurent la trouille de leur vie.
Désormais, c'est la terreur dans les saloons et même dans les boîtes de nuit, qui sont interdites aux paquets de tireurs et leurs colts qui fumeraient encore. "Il n'y aura pas de tolérance" a dit le Ministre de la Santé.


Toutefois, comme nous sommes en France, il y a déjà bien des façons très orfévries qui sont d'ores et déjà inventées pour bien contourner la loi. Tantôt, on nommera son bar ou resto son "club-privé". Et là on est chez soi, dans son fumoir privé, entre fumeurs qui pourront encore longtemps empoisonner librement et à la nicotine, leurs contemporains moins nombreux et non-fumeurs qu'on les appelle "le personnel".


On attend forcément une vague de cessation de fumer, et le développement de toutes entreprises qui sauraient assister ces repentants. Les temps seront durs et nerveux. Puisqu'il est déjà trop tard, pour tous ceux qui n'ont pas fini leur cartouche qui flingue le plus sûrement, et achetée à vil prix en Allemagne ou en Belgique sinon en Espagne. Demain, il faudra se choisir un autre cancer quand ils ne manquent pas. Et quand l'atmosphère d'Ile-de-France vient d'exploser en azote du fait des conditions climatiques et de la course aux achats de Noël en bagnole pourrie fumante avec tous gyrophares hurlants pour l'urgence.


Ce sont les agents de la salubrité publique qui seront en charge d'appliquer la loi du cendrier. Et l'Etat, qui maîtrise jalousement le négoce des tabacs & toutes drogues légales, pourra en outre coller des amendes pour ceux qui en useraient dans des lieux qui auront changé de coutume à minuit. Comme la citrouille de Cendrillon des cendres de décembre, à minuit, il faut écraser et c'est tout.


Demian West

Friday, December 21, 2007

Miss France 2008 démissionnée ?



Miss France 2008, à peine élue, se voit contrainte de démissionner de son sacerdoce sexy. L'heure est grave et même cornélienne. Car c'est la guerre dans le gynécée.


En effet, le règlement de la communauté de l'anneau des Miss est très strict et peu souplesse. Il interdit toute photo passée ou à venir, qui montre la miss sismique dans des situations ou poses équivoques, c'est-à-dire cochonnes. On y sent même l'interdiction de lécher une goutte de yaourt qui perlerait de quelque pot trop shooté par le photographe en érection de son caillou à quantième gigaoctets.


C'est l'aventure du XXIè siècle prude et jurisprudent qui arrive à Miss Valérie Bègue, qui avait raflé la mise des miss sur le tapis encore vert des papys de la télé, tous copains avec Geneviève du fief de Fontenay.

C'est simple ! Si Valérie ne part pas, je m'en irais à sa place. Voilà la menace que Geneviève fit devant le micro bandant d'Europe 1, la radio électrique et érotisée pour le coup. On comprend aussitôt que la petite star réunionnaise, et pas niaise pour un dessous, vient de gagner le gros lot du buzz, qui n'est "hold-upé" que par les "miss amrica" de coutumes bien délurées et trashy de leur temps. C'est sûr qu'on va en causer de cette destitution de la reine démissionnée.


Juste après l'élection de Valérie, le magazine "Entrevue" a publié quelques photos sur lesquelles on la voit très nettement, et pour cause, en des poses très érotisées. C'est-à-dire, qu'elles sont carrément bonnes et banales et comme un passage obligé pour toute belle fille qui voudrait réussir dans cette société des 35 heures, juste le temps de prendre deux ou trois photos quoi !


On dirait que Sainte Geneviève, de la seule montagne de Paris et de sa bibliothèque mythique aux architectures corsetées de fer, voudrait repousser la horde d'or des barbares de la libido orientale et lascive, qui menacerait de bouffer Paris tout cru. Comme un gazon qu'on ratisserait court pour aller à la besogne dard dard !


Et pourquoi pas exiger des Miss un constat de virginité en bonne et due forme très règlement ?


C'est à cet instant de l'affaire des neuves inquisitions, qu'on en vient à penser que ce serait bien que Geneviève se prenne au mot. Et qu'elle sache boucler l'affaire et donc ses valises, pour laisser Valérie tranquille et à la place qui est la sienne. Puisqu'elle l'a gagnée devant la France entière, qui sait tout de même ce qu'elle fait quand elle veut désigner la plus grande beauté. Qu'il nous reste au moins ça dans notre culture qui coule... certes en se répandant partout heureusement.


Demian West

Sarkozy vampe le Pape



C'est magnifique ! Un président de la France divorce puis il prend maîtresse de la péninsule italique, et il va de ce pied-là chez le Pape pour y recevoir toutes les manifestations de tendresse de la catholicité. C'est dire, si les oppositions à Sarkozy n'y paument plus rien à ce bal des vampés que Sarkozy a su mettre en oeuvre dans le théâtre politique. Et ça marche !


La Presse devise autant qu'elle le peut, à propos des rituels de la jeune République jointe à la vieille catholique. Et on rappelle que les rois de France entraient à Saint-Jean-de-Latran à cheval pour y recevoir les signes de Chanoine honoraire unique... puisqu'on vous le dit et répète. C'est que la France est encore toute empreinte de cet idéal chrétien parfois a contrario. Et je dirais même, par le biais résurrectif que les modes peoples et fantasmatiques du quinquennat sarkozyen savent prodiguer au Peuple. Et pour jeter l'opinion dans un trouble assez semblable aux pâmoisons des saintes "embesognées" par l'outil du Bernin. En d'autres termes, Sarko est si habile qu'il va jusqu'à basculer l'opinion franchouillarde dans le brouillard du heart bombing chrétien.


Jugez-en ! Il a cet usage des recours aux rites très conservateurs et qui conservent, c'est certain. Mais, tout en y ajoutant ce qu'il faut d'encens opiacés, juste pour le délire qu'on l'appelle tantôt à l'Elysée : le changement ou la rupture. Sarkozy ne va pas à Rome avec Carla, mais avec la mère de Carla. Et c'est une délicatesse qui sait effacer les péchés du mondain. Car tout le monde a divorcé ne serait-ce qu'une fois, aujourd'hui, et même les non-acteurs que nous sommes tous. Que du banal pour le papal.


Par ailleurs, Sarkozy a bien rappelé que la laïcité en France ne veut pas dire l'athéisme. Mais qu'il y a, en quelque sorte, une "laïcité positive". C'est-à-dire un truc à l'éclate qui peut te rendre croyant et religieux et sans toutes les grièvetés et supplices, qui sont malheureusement attachés à la fonction de saint. Et d'autre part, cette laïcité positive supposerait en retour qu'on pourrait être un maître ès péchés, et dans le même temps, le plus prompte au repentir sinon à la rédemption la plus assurée, par les visites même au Pape et à ses anges de la politique qui connaissent la musique.


Tout ceci pour dire qu'il est très fort ce Sarkozy-là. Et, qu'il a su vamper en un tournemain de cadeaux érudits genre bouquins de Bernanos qui sait berner, et le Pape et la chrétienté et toutes les religions rassemblées dans la laïcité, qui est bonne fille tout comme sa grande soeur la République. Et c'est un effet des traditions et du conservatisme, qu'ils savent sauvegarder les apparences les plus vacillantes, qui mêlent le sexe à la politique et finalement à la religion officielle. Du moment que le Peuple puisse rêver que les décors sont en bel or bien visible, pour que la séance soit agréable à l'oeil qui sait fantasmer naturellement.


On dirait que Sarkozy a bien compris que les Peuples se moquent des réalités, et qu'ils aspirent plus au rêve. Sinon comment Lénine aurait-il pu laisser accroire qu'il allait changer tout le monde, et juste avec des faucilles et des marteaux tenus par quelque prolétaire moustachu qui aimait la peinture de lui-même ? Le vrai pouvoir serait hollywoodien et filmique tout comme celui que l'Eglise a su bétonner pendant deux millénaires, et qu'il est toujours là et actif même quand les églises sont désertées.


C'est ça la ligne de force des conservatismes, et qu'ils font rêver par les longues plages du temps qu'ils assurent tout en nous rassurant par là-même. Et c'est un effet recherché et très savant. Car il agit comme une accoutumance terrible, qui fait adhérer le Peuple bourgeois universel et le plus attaché à ses valeurs longuement économisées et bien cachées.


L'éternité c'est aussi le visage de la star immortelle, Marylin ou Carla, et la force du pouvoir fixe et ferme, Sarko ou la papauté. Que des trucs à l'éclate, qui marchent et qui savent bluffer tout le monde et surtout leurs contradicteurs et détracteurs qui n'en peuvent mais. Puisque, l'extase mystique de la plénitude est une volupté qui emporte tout. Elle reste la plus forte...


Demian West