Saturday, February 10, 2007

Dirty Tricks in French Presidential campaign.








According to a poll by Ipsos published in the medias, 32 per cent of respondents would support the Union for a Popular Movement (UMP) candidate in the upcoming French Presidential Elections. So Nicolas Sarkozy remains the top candidate in the ballots. In the meantime, the french Socialist presidential candidate Segolene Royal has called on President Jacques Chirac to restore some peace and order in the dirty tricks media campaign.

She alleged that Nicolas Sarkozy misused his powers of office by ordering the domestic intelligence agency to investigate and to dig dirt on the former head of Greenpeace France, Bruno Rebelle, who now advises Segolene Royal on the environment in her campaign team. More, Ms Royal's brother, Antoine, now declares that French intelligence also investigated him after he acknowledged that his brother, Gerard, was a French secret agent who was involved in the famous and scandalous blow up of the Greenpeace ship Rainbow Warrior in 1985.

Recently, Ms Royal has seen her own campaign damaged by a series of so called "gaffes" in the foreign policy. As when she sparkled Canadians anger after apparently calling for independence for the French-speaking province of Quebec. As the great President Charles de Gaulle used to set some scandalous buzz in the foreign policy of France in the sixties. A French comedian telephoned her claiming to be the prime minsiter of Quebec to get some easy speacking from Ms Royal. The whole has been thrown publicly to mock her, when Ms Royal's team have immediately attempted to laugh it off. During her recent visit to Beijing, Segolene Royal sparkled a huge uproar in the french medias when she dared to praise the Chinese justice system.

Between the two leaders of the campaign, the would-be third man, François Bayrou is now reaching the third place in the opinion polls. The UDF leader unveiled the program of the centre, which is based around the 6 "e"s - employment, ecology, education, economy, exclusion and Europe. Bayrou has now 12% of voting intentions and reach the edge which threaten the leading couple Sarko-Sego. Bayrou begins to appeal to those who have had enough with the ancient bi-partism system and huge media supports. Bayrou promises to eradicate unemployment and to improve the environment by the mean of an ecological policy. He told he will make his government a unifying one from right wing to left wing, leading from the centre and throwing aside the extremists of the far-right and far-left and communism. As one said recently in the media "Le Monde", "Bayrou may have the charisma of a coffee table, but...".

Previously, the position of the "third candidate" was held by the far-right party, the National Front's Jean-Marie Le Pen. But, Le Pen has recently seen his poll numbers shrink from 17 % to 10% and even to 9%. While Bayrou has risen to 16 % digits which is the double as his previous rut at 8%. The fight is so tough that any new surprise candidate (why not Chirac ?) or a new scandal coming on both side of the couple Sarko-Sego, could cast Bayrou in the head running. The cast is very machiavelian. Because, the far-right anti-abortion and anti-homosexual hard line has been moderated. And the strategy of Mr Le Pen is reported to have softened the whole look of the FN in the past weeks, and under the influence of his daughter Marine his probable successor. The image of their campaign now includes a young black woman in some of its controversial advertising.

Le Pen, now aged 78, is preparing to fight actually his last presidential campaign. And the veteran of the Front National made it clear to the front-runner, Nicolas Sarkozy, that he will do everything to down the Sarkozy campaign if he does not get the 500 nominations needed from mayors to enter the election. So, as one can see, the campaign reaches some dirty tricks roleplay and machiavelian strategie behind the scene. At this point of the beginning, the race is open and nobody could tell, who will be the winner.

Demian West





Couche du Crime à la NASA





Un atterrissage incroyable s'est produit pour une astronaute de la navette spatiale aux USA. En effet, le capitaine Lisa Marie Nowak est clouée au sol, après qu'elle a tenté de kidnapper puis d'assassiner une rivale, mais de transports plus sentimentaux que spatiaux.

Nowak avait entrepris une mission illicite de 1500 km depuis Houston vers Orlando, pour rejoindre l'astronaute Colleen Shipman. Et pour la raison qu'elle ne pouvait plus maîtriser sa jalousie, puisque Nowak était éprise du pilote de navette Bill Oefelein, quand l'autre astronaute Colleen Shipman avait la préférence du beau quadra.

Il est vrai, que pour être introduit à la NASA, il faut en préalable passer tous les tests physiques et psychologiques. Et, aux Etats-Unis on voit grand' merveille dans cet écart de raison qui prit subitement Nowak et qui la poussa : à attendre sa rivale sur un parking ; puis à la héler pour lui demander de l'aide afin qu'elle baissât sa vitre de sa voiture ; pour lui balancer du poivre comme de la poussière d'étoile qui t'en fait voir.

Là, elle tenta carrément de la kidnapper, sans y parvenir. Ce qui est raison de son arrestation. La chose tourna court en descente de police. Mais la troupe des sirènes hurlantes trouva dans le sac de Nowak : des gants en latex, un couteau et une arme à air comprimé. En outre, elle portait une perruque et donc l'intention criminelle ne laissa aucun doute, même pour cette belle héroïne descendue de sa navette Discovery.

Elle a été relâchée contre une caution de 32000 $, et ses enfants ont été confiés à son ex-compagnon. On dit un peu qu'elle aurait pété un câble. Lesquels nervis sont gros pour les navettes de cette étoffe des héroïnes trop top gun, pour le coup. On dit sur toutes les chaînes média, que la jalousie ou la passion seraient la seule cause qui sut enfoncer cette légende des incorruptibles américaines de l'espace.

Il reste qu'on s'interroge sur la nature vraiment pulsionnelle de ce road-movie un peu space. Car la belle Nowak, prise dans ce shuttle-triangle of love, a tout de même préparé son décollage en mettant les mêmes couches culottes que portent les astronautes pour qu'ils prennent leurs aises au décollage. Et donc, afin que Nowak puisse éviter d'aller aux toilettes et que nul ne la reconnaisse sur la trajectoire routière vers sa cible.

Quand c'est la couche de l'ingénieuse, ou le détail du crime parfait qui sait dénoncer, à la fin, la préméditation de la tentative de crime assez nase.

Demian West

Il faut sauver le soldat Watada



C’est d’une certaine façon le jugement premier qui vient de se mettre en branle des studios on line, dans l’Amérique remontée de tous ses ressorts de guerre. Le Lieutenant Ehren K. Watada est actuellement jugé, et depuis lundi, par une Cour Martiale. Parce qu’il a refusé de rejoindre son unité de combat en Irak, en juillet dernier. Il risque donc 4 ans de prison et, pire encore : la déchéance civile et morale du citoyen qui serait convaincu d’être le pire traître en temps urgent de guerre. Bien que des foules, qui se sont pressées autour des murs de Fort Lewis (Wash.), le considèrent comme l’image même du héros américain qui se sait résister contre le despotisme jusqu’au plus haut pouvoir.

En effet, Watada a non seulement refusé d’aller au front, car il conçoit cette guerre comme une faute, mais il a donné toutes conférences à des médias et en des débats participatifs, pendant la période même de sa désertion. Il dit : que les Etats-Unis d’Amérique se sont enlisés d’eux-mêmes dans une guerre injuste et non légitimée. Que Bush et son administration ont menti au sujet de la réalité des armes non-conventionnelles et de destructions massives. Lesquels mensonges ont servi à abuser l’opinion pour engager cette guerre pour d’autres intérêts que ceux de la Nation. Pire encore : il affirme que les Américains ont maltraité les Irakiens sur le terrain du conflit.

Pour toutes ces raisons, et dans un sentiment proche d’autres militaires hostiles au conflit, il a jugé utile de décliner son rôle dans cette guerre, quand il pensait que la Constitution lui accorderait cette possibilité d’argument d’opposition. Ce que la Cour Martiale et son Juge, le Lieutenant Colonel John Head, lui dénient en droit, avant même les débats. Car, Watada est un cas exemplaire, puisqu’il est le premier officier à refuser ce front irakien. Quand il souligne qu’il se battra jusqu’aux plus hautes instances du pays. Certes, il a demandé à ce qu’on le déplace en Afghanistan ou qu’on le mette aussitôt à la retraite des armées. Mais, la Cour et l’Etat veulent manifestement faire un exemple qui serait une leçon explicitée aux troupes hésitantes.

Dans les médias, les faucons de salon sont jetés à la foule des spectateurs. Et ils accusent aisément Watada de toutes les boues verbales du lynch. Et donc selon le vieux procès déjà transposé dans les médias pour s’assurer avant l’heure tout son déshonneur au traître désigné. En revanche, des supporters de la cause Watada manifestent et manifesteront devant le lieu du procès et dans de nombreuses villes partout dans le pays, sans relâche pendant toute la durée des débats. Car c’est une bataille sur le terrain américain même et médiatique, sans précédent, qui se met en oeuvre de ses caméras : sur les blogs et sur toutes les places des débats participatifs et des journaux de la Presse traditionnelle ou Citoyenne.

Et pour tenter de mettre enfin la politique étrangère de Bush en défaut de légitimité et de droit, et par une Cour Martiale. Puisque de cette issue et de la décision du Juge dépendront des pans entiers de la politique américaine étrangère et donc mondiale.

Demian West




La Bombe de Chirac




Dans la sphère du Buzz, un vent nucléaire, à tout le moins verbal, vient de ruiner les diplomaties en recherche de désarmement par l’humour. Le Président Jacques Chirac a reconnu avoir fauté dans ses déclarations "off" à des médias américains, à propos d’une prospective de guerre nucléaire entre l’Iran et Israël. Chirac se serait exprimé comme un jeune faucon épris des niveaux supérieurs du war-game on line entre l’Iran et les forces occidentales. Si l’on considère qu’il aurait poussé ce war-game jusqu’au point de non-retour du déclenchement d’un conflit nucléaire. Mazette !


Ainsi, Chirac a-t-il confirmé au "New York Times" et au "Herald Tribune" que si l’Iran jetait sa bombe par aventure et par-dessus ses frontières : oui ! Téhéran serait vitrifiée avant même que l’ombre de ce missile se serait étendue plus avant sur deux cents mètres, à tout le moins, sous le soleil israélien. Ce qui est bien ! On le constate à ce tir-là : désormais, le dialogue diplomatique explose, de nos jours, en des compétences qui osent tous les allers-retours entre le présent et le futur, comme entre les mots et leur retrait. Car, le lendemain de ses mots lancés, le Président français a rappelé les journalistes pour qu’il puisse reprendre ses mots, tous pleins de détonateurs cachés. Et pour les démentir aussi vite qu’on exercerait la plus habile parade contre-nucléaire et contre soi-même. A tel point d’effusion, que Chirac ne conteste pas s’être trop avancé et s’être trompé dans cette science de la prospective, si inconnaissable quand elle serait lancée, mais assise par-dessus tous les bon-effets pacifiques de la dissuasion.

Dans le camp socialiste français : on jubile et on plaide la brusque baisse de régime, qui vacillerait entre folie et incompétence liées aux derniers temps de la Présidence d’une droite à bout de souffle nuké, à 74 ans. Aussi, la gauche (qui a démontré qu’elle savait faire gaffe) crie au "deux poids et deux mesures" faits entre Ségolène et la droite. Certes, la droite aurait dû se méfier de ces retours de manivelle comme de missile. Mais, elle y voit grand’ merveille dans cette illumination de mille news sur cet atome d’intelligence si bien-dominé, que la sagesse Chiraquienne soi-même ne craindrait plus les usages d’un tir nucléaire.

A la vérité, Chirac a dit qu’il faudrait quand même se bouger à la vue d’un scénario qui serait plus prolifique que proliférant de bombes soit des attaques carrément. Plutôt qu’on devrait paniquer au seul premier jet ou même au second envoi du missile disputeux. Lesquels obus seraient naturellement échangés comme une coutume entre vieux ennemis au Proche-Orient, qui restent aussi nos bons amis. Et ces propos étrangers si fantasiés, dans une interview donnée par un chef d’Etat français à des journaux américains, ne manqueront certainement pas leur cible. Car cette déclaration renforcera le potentiel verbalement dissuasif du Président iranien. Et, les sorties de Chirac gèlent déjà les forces alliées si vitrifiées par la bourde diplomatique.


Ce serait donc un peu comme une gaffe au ton ségolénien qui irait fracasser le but d’une droite atomisée pour le coup par son propre camp. Mais, Chirac reste rassurant : puisque toute cette affaire de micro-bombe serait assez abracadabrantesque pour qu’on dût y comprendre et seuls : que c’était vraisemblablement pour rire !

Demian West

Don Giovanni de Mozart par la Robotique de Haneke



Le Don Giovanni de Mozart, mis en scène par le cinéaste autrichien Haneke, a été hué il y a un an à l'Opéra Garnier, pour s'envoler en un triomphe mérité, quand il fut présenté ces derniers jours à l'Opéra Bastille. Comme s'il fallait à cette version brutale du retour à l'origine de l'oeuvre, quelque temps pour que le public goûtât toutes les subtilités de la mise en scène.

Vrai : que l'action se prolonge dans un temps démesuré si tranché de silences mozartiens qu'on sait riches assez, et dans une pénombre qui s'agite de mille détails comme on en voit dans les obscurs d'un Rembrandt. Tout amène à cette lecture qui coupera aux illusions baroques toutes leurs fioritures étrangères à l'âme allemande d'un George Grosz. C'est donc un peu de la "nouvelle objectivité" qui fut jetée sur la scène de Bastille et au début du XXIè siècle, dans un rappel salutaire des premières années du XXè siècle.

On connaît l'histoire et le mythe de Don Juan : un homme qui brave la nature, la société et jusqu'à provoquer la surnature, soit le monde entier, pour qu'il puisse étendre et espacer sa liberté individuelle. On y parle donc de la transgression sexuelle qui est, ici, un moyen de se dépasser toutes ses inhibitions sociales, et pour laisser parler entièrement ses pulsions libidinales. Mais, Haneke a su retrouver l'origine du mythe, qui évoque plus précisément un homme surtout violent et agressif plutôt qu'il serait un simple séducteur. Et dans cette mise en scène : Peter Mattei pose un Don Giovanni en sorte de golden boy trashy, et tout ce qu'il y a de plus réaliste, dans une City qui est le cadre de ses raptus de millions et de coups bas, voire de viols sans aucune retenue. Comme si la fortune permettait toutes les transgressions.

Dans cette scénographie de la City dévoreuse, Zerline est un gibier de chasseur, vêtue en technicienne de surface qui vient de la caisse du supermarché avec ses pauvres amis smicards qui portent leurs sacs en plastique à 3 centimes, et remplis de fêtes de canettes de bière et de salades sous plastique du vide. Il y a, à-côté, une cafétéria avec un frigo où l'on se sert aisément entre les moments dramatiques. Par ainsi, et lorsqu'on voit Don Giovanni et Leperello dans leurs costards busy qui sont les nôtres et ceux des spectateurs, on comprend l'étoffe même de notre épos. A la façon d'un Baudelaire, qui voyait le caractère épique des costumes noirs de son époque, qu'il disait semblables aux couleurs et plumes emparadées de l'héroïsme très-antique des Amérindiens peints par Catlin.





Le cinéaste Kenneth Branagh s'est probablement trompé en plaçant sa "Flûte Enchantée" de Mozart dans les lointaines tranchées de la guerre 14-18. Mais Haneke a tout vu, et il fait mouche en nous donnant à voir notre universalité dans notre temps. Ainsi, les masques vénitiens deviennent-ils des masques de Mickey Mouse. Et non-pas pour dénigrer allusivement la culture étatsunienne, mais pour nous dire que nous nous sommes vraisemblablement approprié Mickey et Mac Do, comme nos propres masques de notre multitude informe et automatisée. Le décor sublime de Christophe Kanter, c'est la City de la finance dématérialisée et universelle du loft total. Car on voit sur scène ce que l'artiste ou le marginal perçoit lorsqu'il regarde notre monde contemporain qui lui semble si étranger, quand bien même ce serait aussi son monde quotidien, dans une société contre laquelle il se cogne le front pour quémander son moyen de subsistance...et tous bientôt s'y cogneront.

Luca Pisaroni est plus qu'un serviteur complice, il est quasiment l'amant Leporello de ce duetto de traqueurs qui le lie jusqu'à la mort de Don Giovanni. Mais plus encore : l'homosexualité y est enfin manifestée par Haneke, en tant qu'un rappel urgent de l'origine du mythe. Car, dans le prime récit de la légende, Don Juan ne va pas au festin de pierre, mais il allume son cigare à celui du diable et par-dessus le fleuve Guadalquivir. Aussi, la connotation phallique du cigare renvoie clairement à cette interprétation étendue et si peu cachée. Mieux encore : Don Juan serait plus qu'un Casanova bon-vivant qui ferait feu de tous genres et fibres de bois de lit, mais un avide métaphysicien ou un ontologue des mâchoires d'or de la libido. Il serait donc, cet homme pressé vers sa liberté absolue, qui devint un des mythes précurseurs de la Révolution Française.

A la fin, le spectre du Commandeur apparaît en une citation polysémique : soit de la leçon de l'ordinateur Karl de "2001 a Space Odissey" de Kubrick, aussi du Docteur Folamour du même cinéaste. Et, de la figure du plus puissant esprit de notre temps, Stephen Hawkins dans sa chaise roulante et si paralysé qu'il est devenu cet esprit libéré du corps, qui sait nous informer des périphéries de l'univers soi-même. C'est un dispositif visuel que Lewis Furey avait déjà mis en scène dans son "Antoine & Cléopâtre" très polémique. Par quoi, on entend bien que l'ordinateur, ou le robot immatériel tel Google, serait le nouveau mythe fondateur de la techno-religion des temps modernes.

Don Giovanni de Hanecke c'est donc la persistance du mythe, sur le lieu de travail le plus brutaliste et réel qui est la scène de notre époque. A tel degré de bonne violence du cinoche Haneke, que lorsque Don Giovanni arracha sa cravate et sa chemise, après qu'il se fut aspergé d'une rouge vinasse, ma voisine ne put retenir des "A poil ! A poil !" comme un appel donjuanique au féminin pour le festin de chair...après le spectacle. Car, cette mise en scène nous jette dans la réalité. Point de virtuel dans ce GesamtKunstWerk ou "oeuvre d'art totale", mais cette réalité ou constat le plus contemporain : que le robot immatériel aurait déjà pris possession de nos psychés et de nos corps qui fuient de toutes parts. Et que l'individu libre entreprend, d'ores et déjà, sa longue chute sublime dans la "Metropolis" des siècles : le vingt-et-unième.

Demian West

Ryan O'Neal en Légitime Défense




Nous prévenons le lecteur sensible que l’histoire que nous allons narrer l’extraira de toute fantaisie de "Love Story" comme on en vit dans les années 1970. Car, nous devons vous faire part que l’acteur Ryan O’Neal vient d’être arrêté, et parce qu’il a tiré avec une arme à feu, sur son propre fils Griffin.


La soirée avait bien commencé comme un sûr naufrage du Titanic. Tous, et des amis, étaient à fêter l’issue favorable du cancer de la canonique Farah Fawcett qui avait été soignée durant des mois. Agée de 65 ans, la mémorable drôle de dame est depuis longtemps la petite et grande amie de Ryan le serial lover, et sans qu’ils aient jamais pris date pour se marier ensemble.

Pour une raison que nul ne parvient à dégager d’après les témoignages assez gênés des intervenants de la rixe : la troupe des noceurs était à sa joyeuse affaire dans la maison, quand le fils Griffin lança un harpon au bout d’un filin qu’il fit tourner dans la pièce. Il heurta sa petite amie à la tête, ce qui casse l’ambiance de la love story. Puis il provoqua son père Ryan, à tel degré de menaces que celui-ci dut se défendre, selon ce qu’il déclara au sheriff californien.

En si bon train de cascades : le père dut reculer jusque dans les escaliers le long desquels le fils le suivit tout armé de son crochet qu’il faisait tourner par-dessus tête. "J’étais un peu nerveux..." c’est ce qu’avoua Ryan quand il dut expliquer à la police qu’il s’était souvenu qu’il avait une arme appostée dans sa chambre, et qu’il avait naturellement tiré "...dans la rampe de l’escalier...". Mais tout ce qu’il y a de plus bon genre "légitime défense" contre son propre fils, quoi !

Hassman de l’Associated Press dit qu’après les faits, la famille réunie se demande encore comment une telle escalade a pu se produire quatre à quatre et en six coups pour le coup, en quelque sorte. Aussi, on comprendra que plus aucun des membres du clan n’est joignable même par téléphone. Hormis que, relâché sous caution de 50000 $, Ryan s’est tout de même rendu invalide de son bras en légitime bandoulière, à son TV Show intitulé pour l’humour noir : "Bones" (os-ossements).

Vrai : on savait déjà Griffin en forte odeur de drôle de paroissien. Car c’est un dur qui insiste, puisqu’ il a quand même fait 18 jours de prison pour abandon nonchalant de son poste de travail d’intérêt général. Certes, 400 heures pour la communauté, c’est long pour un fils de star, et surtout au début. Mais, il avait été mêlé à la mort du fils de Francis Ford Coppola, dans un accident de la route embrumée par l’alcool de sa bouteille.

On raconte aujourd’hui tous les pires exploits de ce harponneur de baleines baignant à Hollywood. En 1992, il a carrément tiré sur la voiture de sa copine étrangère, heureusement vide de la sus-dite rescapée. Comme il avait plaidé coupable, il (son avocat) a su éviter les 3 ans de prison, mais en gage donné pour cinq années de probation et, bien sûr, pour un suivi d’un programme de sevrage de sa dépendance à la drogue.

Où l’on constate que la vie des stars est parfois plus aventureuse et qu’elle sait cumuler la "Love Story" aux plus furieux Westerns sinon à des polars les plus glauques qui savent autant puiser au tréfonds des psychologies familiales : des peoples si harcelés qu’ils doivent recourir à la légitime défense contre la famille.

Demian West

Manipulation de Climat à la Maison Blanche




Une accusation de manipulation, par la Maison Blanche des informations liées au changement climatique global, vient d’être sévèrement portée au flan de Bush au Congrès. En effet, selon William Neikirk du Chicago Tribune, le républicain Henry Waxman a annoncé, mardi au Congrès, qu’il y aurait des preuves que l’administration Bush a sciemment "désinformé le public en injectant du doute dans les approches scientifiques du réchauffement climatique".

On savait la Maison Blanche plutôt favorable au développement d’énergies renouvelables. Et, Bush vient de faire une allusion à cette nouvelle politique dans son récent discours aux Etats de l’Union. Quand, selon Reuters, un rapport des Nations Unies va bientôt annoncer que l’activité humaine est responsable à 90 % de l’effet de serre. Et dans ce flot charrié d’annonces catastrophées, des scientifiques auprès de la Maison Blanche viennent de reconnaître avoir contourné le sens de leurs conclusions pour reculer la problématique du "global warming". Waxman a promis au Congrès des investigations plus approfondies sur ces fraudes.

Tout a commencé lorsqu’un aide de Bush et lobbyiste de l’industrie pétrolière, Phil Cooney " a imposé ses vues sur les rapports que les scientifiques ont soumis à la White House", quand il était Conseiller à la Qualité de l’Environnement. Désormais, tout démontre que "la politique de la science devient une science politique" selon le républicain Tom Davis qui appuie Waxman.

D’ores et déjà, plusieurs groupes d’investigations oeuvrent séparément à la constitution d’un rapport. Un questionnaire à été mailé à plus de 1600 climatologues, et sur les premières 279 réponses, 43 % avouent avoir modifié leurs rapports, et 46 % font état de pressions personnelles qui auraient imposé ces changements. Pire encore : une organisation de scientifiques ( dont le nom a été tu par les enquêteurs ) avait dégagé un lien entre les ouragans et l’effet de serre pour être aussitôt interdite d’interviews médias. Et pour achever cette débâcle des glaces, Drew Shindell, du NASA’s Goddard Institute for Space Studies, ne se retient plus et lâche qu’en 2004, une équipe de recherche avait prévenu des fontes de la banquise dans une étude qui a fondu elle-même dans les salles d’attente de la Maison Blanche comme une catastrophe non-annoncée.

Demian West




100000 Contestent Bush à Washington


La dépouille du tyran de Bagdad n’est pas encore tièdie que la révolte gronde et monte jusqu’aux marches mêmes du Capitol à Washington D.C., et pour exiger le retour des troupes américaines, hors d’Irak. Samedi le 27 janvier, une foule, de près de 100000 personnes, a manifesté et protesté contre la politique étrangère du Président Bush. Quand il voudrait renforcer le contingent US en Irak ; et quand il limoge chacune des colombes qui voudraient nuancer son discours du faucon.

On y vit, dans cette fête protestataire, des personnes qui mettaient leurs vertus citoyennes en application à la rue publique et pour la première fois ; comme on y vit tout le gratin du "Hollywood D.C.". "On the road again" des Etats US, plus de 300 bus ont versé des vétérans réfractaires, des parents de soldats morts "in action", des unijambistes devenus "colombophiles" par le fait, ainsi que tous leurs pacifistes un peu fâchés pour le coup contre la guerre. Plus people encore : Jane Fonda, que les conservateurs appelaient "Hanoï Jane" pendant la guerre du Vietnam, a repris du service après plus de 30 ans de retraite tranchée de quelques spots publicitaires pour des cosmétiques qui conservent bien les cuirs des plus rebelles.

L’événement s’est espacé en divers lieux depuis le National Mall jusqu’au Congrès, et des confrontations eurent lieu sans pour autant que des arrestations survinrent. Moriah Arnold, une enfant de 12 ans qui avait organisé une pétition contre la guerre et dans son école, fut invitée pour dire au micro son refus de la guerre, par-devant ce remake de Woodstock. Et il y faut du courage pour parler à la foule, et en si jeune âge. A tel degré que son intervention fut emblématique de cette Amérique qui, désormais, ose se montrer et dire le changement profond qui parvient à laisser douter de la politique étrangère de G.W.Bush et des conservateurs. Avec les conséquences qui s’étendent déjà sur le territoire national : au Congrès notamment.

En effet, les manifestants n’hésitent plus à relever ce qu’ils nomment une forme de lâcheté d’un Congrès qui voudrait la fin de la guerre sans qu’il décidât clairement de la mise en oeuvre de cette politique. C’est-à-dire, que les contestataires demandent que le Congrès coupe enfin les budgets qui alimentent cette escalade du conflit en Irak. Quand des congressmen sont d’accord, alors que des politiques s’y opposent par peur d’être accusés d’abandonner les troupes sur le terrain, et donc qu’il risqueraient de ne plus être reconduits dans leurs fiefs au prochain scrutin. Finalement, on comprend que les manifestants demandent au Congrès qu’il sache prendre le contrôle de ce gouvernement.



Depuis des mois et des ans, la blogosphère était largement agitée par des manifestations individuelles et collectives contre cette guerre, vaguement justifiée par un sophisme de Bush. Si l’on considère qu’il a mené cette guerre qui a su installer un terrain propice à une guerre civile en Irak, et pour que Bush prenne cette menace de guerre civile comme sa raison même de la poursuite du maintien des troupes US en Irak. On le constate, il s’agit d’un cercle serpentin dont on ne voit plus le bout de la queue qui mord sa langue, si l’on peut ainsi dire.

Il reste que c’est une guerre qui a fait 3000 morts américains : ce qui est le plus vif moteur d’une protestation active sur le territoire américain. Et par ailleurs, il est du plus haut intérêt de constater, que l’internet parviendrait à changer la politique, mais à la condition que la protestation sache enfler et donc déborder le réseau pour finalement gagner la rue. C’est donc une leçon pour les deux sphères, réelle et virtuelle, qui décident aujourd’hui de l’avenir du monde entier. Par quoi, une mère qui refuse que son fils meurt en Irak, pourrait donc agir à l’autre bout du monde inter-relié, en témoignant sur le net, puis en manifestant à la rue. Et c’est notre monde de demain qui ne serait donc pas devenu si fou qu’on pût le craindre !

Demian West

Big Brother is Hearing You !




Le maillet de la Justice est tombé comme la masse sur le média anglais "News Of The World" de la nébuleuse Murdoch. En effet, le journaliste Clive Goodman et son expert en sécurité Glen Mulcaire viennent d’être condamnés à 4 mois et 6 mois de prison ferme, parce qu’ils ont piraté des messages sur les portables de trois secrétaires privées auprès des Princes William et Harry de la Couronne d’Angleterre. C’est un scandale emblématique, tout à la fois, de notre société de l’information, de la richesse générée par les informations autour des peoples, aussi un scandale emblématique des pires dérives qui nous attendent par toutes les portes ouvertes depuis les réseaux prétendument verrouillés, vers toutes nos vies intimes.

Il est vrai que Clive Goodman et Glen Mulcaire étaient très pressés par les exigences de la course aux scoops. Dans laquelle ils étaient déjà bien placés, et pour qu’ils s’assurent leurs jobs et donc leur plus haut niveau de vie. Et c’est pour cette seule raison — qu’ils donnèrent au Juge en guise d’acte de contrition — qu’ils avaient prémédité un véritable coup de fil qui tourna au film d’espionnage people. Puisqu’ils surent mettre en oeuvre toute la chaîne depuis les opérateurs de réseaux jusqu’à nos portables, pour hacker la vie intime des Princes.

Leur plan : il a suffi à Mulcaire qu’il se présentât en tant qu’agent de l’opérateur de réseau pour qu’il put interroger ses victimes qui lui donnèrent tous leurs numéros et codes privés les plus secrets. Ce qui lui permit d’accéder à leurs boîtes de messages sur les répondeurs de leurs portables. Ainsi, les deux complices purent-il prélever 609 messages personnels, pour connaître tout des vies intimes des Princes William et Harry, par le biais des portables de Helen Asprey, Jamie Lowther-Pinkerton et Paddy Harverson leurs secrétaires privées. Dont une ancienne SAS, ce qui n’est pas néant !

Vrai, ces deux Majestés William et Harry savent habilement mêler vie active et vie privée, ce qui reste heureusement un privilège de gentlemen. Toutefois, quand le scoop d’une urgence médicale au genou si précieux du prince fit la Une du "News Of The World" si populaire au Royaume-Uni, et surtout dès lors que le Prince savait que seul son premier cercle le plus fidèle était au courant de son bobo au genou...on vit subitement la queue du renard que l’on tira comme un fil à la patte du pirate. Les personnes hackées furent vite informées sur le doute quant aux verrous posés autour des secrets de famille. Mieux encore : elles entendirent sur leur portable une voix, suave comme le péché, leur dire que des messages, qu’elles n’avaient jamais écoutés, figuraient dans les anciens messages déjà lus. Et là, toutes ces abonnées aux Télécom de sa Majesté comprirent aussitôt que quelque chose était pourri dans le Royaume des câbles et News, où les murs ont des oreilles, et qu’il y régnait comme un soupçon de vilenie ou de mauvais coup de fil dans la demeure Windsor.

Dès lors, il fut aisé de remonter la filière par le biais d’une enquête et par les informations obtenues gracieusement auprès de sa Majesté l’opérateur de réseau. Les coupables avouèrent sans difficulté. Aussitôt, la hiérarchie de "News Of The World" en prit un coup sur le cadran. Car, Mr Coulson, le directeur de la rédaction, démissionna comme s’il était parvenu à bout de fil. Puisque le Juge avait bien exprimé : qu’il ne s’agissait pas d’un cas de liberté de la Presse, mais plutôt d’une entreprise de la plus basse atteinte à la sphère de la vie privée. Et pire encore : il s’agissait d’une fraude qui voulait infecter toute la fabrique de la vie publique.

D’autres peoples ont été épiées par ces compères du pseudo-journalisme : Sky Andrews, qui est l’agent de la star du football Sol Campbell, le libéral-démocrate Simon Hugues, et la tête de l’Association des Footballeurs Professionnels Gordon Taylor, enfin le mannequin Elle Macpherson...

Et peut-être vous ? C’est pourquoi nous vous demandons que vous vérifiez, immédiatement et sans plus attendre, tous vos messages déjà lus...

— "Coz Big Broza is hearin’ Ye !"

Demian West

Wednesday, February 07, 2007

Les roses de Fantin-Latour à l’Hermitage à Lausanne

La fondation de l’Hermitage à Lausanne, en Suisse, présente le parcours singulier du plus séduisant des peintres de la seconde moitié du XIXe siècle. En effet, jusqu’au 28 octobre, on pourra passer "De la réalité au rêve" avec Henri Fantin-Latour, aux périphéries de la nébuleuse impressionniste.

On le sait, le XIXe siècle vit naître les groupes d’artistes d’avant- garde. Le modèle fut la constitution du goupe des impressionnistes, après la constitution de l’école de Barbizon soit l’École de 1830. Ces structures furent bâties selon des modes hiérarchiques assez traditionnels. Quelques hautes figures dépassaient naturellement de l’ensemble. Et principalement, les fondateurs y prenaient la part des lions, à l’instar de Monet et de Renoir ou Manet. La structure y était quasiment militaire, comme le terme "avant-garde" le présuppose amplement.

À la périphérie de ces courants, on trouvait des individualités touchantes et discrètes, dont Fantin-Latour. Le plus paradoxal fut qu’il peignit les grands portraits de groupes de ces avant-gardes nouvelles. Aussi, il s’installa seul dans ses collections d’œuvres délicates, et vouées à l’exploration picturale des fleurs et des natures mortes immarcescibles. Ses œuvres nous disent qu’il peignait comme s’il avait l’éternité devant lui. Un peu à la manière d’un peintre flamand qui serait perdu dans un monde impressionniste. Tout comme Chardin, son maître, fut un Flamand perdu au sein de l’Académie si admirative de ses morceaux de vie silencieuse.

Par ailleurs, la peinture de Fantin-Latour annonce les grandes recherches plastiques de l’art en soi, ou l’art abstrait. C’est-à-dire, qu’on sent, d’ores et déjà dans ses natures mortes, une volonté de construction abstraite de la forme pour la forme, vers l’harmonie des masses colorées. Tellement on voit qu’il étudiait le rapport des proportions entre les masses pour qu’une harmonie imparable monte par le biais de la composition. Bien sûr, on connaissait les œuvres de Lubin Baugin, qui donnaient à voir des natures mortes assez rationnelles au XVIIe siècle français. Mais, les pétales des roses de Fantin-Latour ont cette délicatesse qui exprime plus le sentiment de l’harmonie des Grecs, ou de la symmetria qui devait suggérer le Beau, par le doux équilibre apaisant du rapport des proportions élégantes des formes et des couleurs.

Par d’autres voies, assez proches de Gustave Moreau, Fantin-Latour inventa de nouvelles mythologies. Il imagina une nouvelle rhétorique de la restitution ou de la représentation des mythes, assez fébrile ou vibrante. Tant et si bien qu’on y sent son toucher sensible, à la pointe de son crayon lithographique ou de son pinceau. Et sans que jamais, il cherchât à faire de l’imitation de Manet, ou de tout autre goût qui serait immanquablement à la traîne des phares alexandrins des groupes impressionistes ou réalistes. Certes, il s’opposa à Courbet, mais pour savoir tracer une voie bien singulière, au travers des fleuves immenses qui allaient bientôt tout emporter.

C’est une excellente raison d’aller à la Fondation de l’Hermitage, qui est, dans le même temps, un lieu admirable pour jeter un regard nostalgique sur les étendues turquoises du Léman et sur la marine suisse. Et par-dessus l’épaule des œuvres de Fantin-Latour, qui ne sortent pas souvent des cartons et des salles obscures des musées assez ingrats pour l’individu isolé, comme celles d’un génie encore négligé pour peu de temps. Nous vous invitons donc à rester plus longtemps près des roses "intellectuelles" de Fantin-Latour, qui sont inoubliables dès lors qu’on a inspiré leurs fragrances picturales avec nos yeux neufs.

Demian West

Saturday, January 20, 2007

Sarkozy's Funny Primary Election


On Jan. 14, France's major center-right political party, the governing Union for a Popular Movement, or UMP, will select their candidate for this year's presidential election.

Commenting on the UMP's upcoming nomination, the French magazine Marianne said that it had already lost its thrill or suspense. The "funny primary election," as it called it, had only one candidate competing for investiture: Nicolas Sarkozy, who has been president of the UMP since 2004.

A female candidate was believed to be entering the race -- Michele Alliot-Marie, the minister of defense and a former president of the UMP -- but she recently announced that she would not be running for president in 2007.

Candidate Rachid Kaci, the chief of the Free-Right within the UMP, has removed his name from the list of candidates.

Despite the lack of competition, voting for the UMP nominee is now officially open. Unfortunately, the voting machines are missing. Electors in Paris waited for them for a whole afternoon, to no avail.

Delegate Didier Beoutis said, "The machines should arrive within a couple or three days." In the meantime, he said, "People can vote by the means of our computers."

Even though the paper voting devices are not quite ready, electors can vote at home, by Internet, or by electronic voting machine.

So let's forget about the paper voting machines. The question is whether people want to come and vote because the election results are already acknowledged. Sarkozy is undoubtedly the winner.

It doesn't matter whether one competes against others or not, said Beoutis, as the game itself is not a meaningful form of victory. The members of the UMP are so well disciplined that nobody forgets to vote. The challenge now is to record the highest number of "yes" votes possible for Sarkozy.

This sort of election is a plebiscite that recalls, outrageously, the "bulldozer policy" in the election of Napoleon III in the middle of 19th century, who received a 70 percent "yes" count.

With this plebiscite, perhaps Sarkozy and the UMP hope to gain the same legitimacy as Segolene Royal, who was selected as the Socialist Party's presidential candidate in real elections on Nov. 16, easily beating out many male candidates.

France's next president will be elected in two rounds of ballots on April 22 and May 6.

Demian West

Thursday, January 18, 2007

Abus d'Ondes à Sacramento



Aux Etats-Unis, on se prend parfois à jouer à des jeux d’eaux si excessifs, qu’ils savent gicler des news à des hauteurs insoupçonnées. A Sacramento, une radio locale — certainement en mal d’extension de reconnaissance — avait organisé un concours de la-personne-qui-boirait-le-plus-d’eau-le-plus-vite. Et tous les disc jockeys adultes de cette radio "Morning Rave", Trish Maney et Lukas, viennent d’être virés le lendemain que la fête prit fin, et qu’on vida la diffusion de l’émission avec l’eau du bain : pour cause de décès de la plus opiniâtre participante au concours.


Ah ça ! Jennifer Strange voulait vraiment son premier prix. A tel degré, qu’elle a tout simplement trop bu de la cuvée : soit 9 litres de la flotte US. Et tout cet exploit, avalé sur grand fond de la musique des Doors "the End". Elle est morte à 28 ans et elle laisse deux garçons et une fille orphelins. Bien que des intervenants voulurent la mettre en garde contre cet abus de boisson qui pouvait provoquer des malaises, nul disc jockey ne jugea utile d’en faire part aux buveurs. Et tous prirent la chose avec une telle légèreté des ondes, qu’elle trancha nettement avec la gravité des suites du concours potomane, et de l’atmosphère imbuvable que ce jeu versa autour de cette radio, qui fut la plus populaire de cette région.

Au plus fort de la bottle, une auditrice insista sur le fait qu’il était dangereux de boire autant d’eau. Et les animateurs lui répondirent aussitôt qu’ils le savaient bien. Et que les 18 participants étaient libres de leurs choix. C’est donc, une information qu’ils ne jugèrent pas utile de la communiquer au plein des ébats liquides, quand les participants s’étranglaient déjà au goulot. Et tout pour gagner une console Nintendo Wii pour les enfants. On le constate, il s’agissait d’un objet utile qui vaut franchement le coup de coude pour s’étancher une grande "souéf " (comme on dit dans la France des grands buveurs de vin ). Pire encore : si l’on était coincé au milieu du vaste désert américain et de sa vallée de la mort certaine. Et puis ce n’était pas si violent, puisqu’on laissait 10 minutes de repos stagnant, entre chaque bouteille à vider au royaume du Coke.

Sous l’enseigne du jeu de mot "Hold your Wee for a Wii" — qu’on traduira librement par "Ne pisse pas pour te consoler" — Strange sortit de scène après ses 9 litres vaincus, et elle exprima en titubant son malaise, au goutte-à-goutte nauséeux dans les toilettes de la radio amusante. Elle commença à se plaindre que sa tête cognait un peu : comme un signe d’une overdose d’eau. Cinq heures passées, on la retrouva morte chez sa mère à Rancho Cordova, une banlieue de Sacramento. Le Coroner et ses sheriffs du coin n’ont guère informé ni surpris la population, quand ils annoncèrent que Jennifer Strange était morte d’une intoxication à l’eau, selon l’autopsie. Car l’abus d’eau peut provoquer un gonflement du cerveau et des lésions vers le coma, et donc la mort. Ce que nul n’est censé ignorer avant d’écouter sa radio préférée.

Les poursuites sont donc sans objet, puisque Strange était consentante de risquer sa vie pour 250 $. On conclura sur ce ton de l’humour noir que le lecteur entendra comme la petite musique de la morale de cette histoire immorale : que Jennifer manquait certainement de liquide pour offrir des cadeaux à ses enfants, et que d’aucuns marchands de divertissements faciles auraient peut-être un peu abusé de sa faiblesse pécuniaire et sociale. Il reste que les disc jockeys ont perdu leur boulot — ce qui remet, à leur juste niveau, les liquides et les flux du "Morning Rave" qui se sont taris. Quand les enfants de la noyée devaient gagner le gros lot de la console pas consolante du tout.

Demian West

Bayrou the Third Man French Presidential Elections 2007




In the battle for French presidency : Segolene Royal was nominated by the Socialist Party on 17 november to be the party's candidate. And on 14 january, 2007, Nicolas Sarkozy was elected by the Union for a Popular Movement. Between the two great leaders, there is a third man : François Bayrou and the centrist Union for French Democracy (UDF), who has now embarked on a process of rejecting the two-party system. The president of the centrist party (UDF) François Bayrou perceives this two-headed eagle as a figure of lackness of democracy, or some duopoly play between socialists and center-right partisans.

The UDF was founded in 1978 as an electoral movement to strenghten Presidency Valery Giscard d'Estaing. This centrist policy is christian-democratic and Social Centre towards centre-left, after the defection of the Republicans and the Radicals to UMP. At the congress of Lyon 28-29th January 2006, the majority of members voted the independence of the UDF and quited the UMP, to change UDF into a social-liberal party reaching a balance between socialist and conservative policy of the centre-right UMP. Then, François Bayrou led the UDF as a partner of cabinets of UMP Prime Ministers policy, with some controversial participation of the centrist Gilles de Robien as Education minister. Following the scandalous Clearstream affair, on 16 May 2006, François Bayrou voted the motion of censure with the socialist deputies for the resignation of Prime Minister Dominique de Villepin's government.

Bayrou is a pro-european federalism. The UDF policy support an European Union turning into United States of Europe. And the centre favors more liberal policies : as for the civil unions of homosexuals. François Bayrou has taken a personal stand on issues pertaining to safeguarding the political process legitimacy and credibility, and individual freedom as well as more technological issues as free software. He used the opportunity of the debate in the French parliament about the "law on author's rights and related rights in the information society" the bill reforming French copyright, to distance himself from the center-right party. Moreover, Bayrou branded the parliamentary process, that voted the law on 21 March 2006, which was forced through Parliament under the influence of lobbies and merchants.

In 2007, Bayrou focuses his campaign for presidency on a strategical stake : French electors will reject the anticipated duel between Nicolas Sarkozy and Segolene Royal. And finally, the voters will turn to the third man and UDF. Despite polls don't confirm his hope, his supporters and bloggers are very active on internet. However, Bayrou, as the third man, could surprise everybody with is net-strategy, based on online activism and bloggers mobilization. Last month, some in the States called him : "A French Howard Dean", the surprising candidate during the last American presidential election.

Bayrou claims that electors will soon deny media's predictions and polls which nip the first ballot in the bud and wait for the second ballot. Hurriedly, they lead to the same error of 2002, when Jean Marie Le Pen, the leader of extrem right-wing, reached the second place. "It is the whole media which has, with regard to those whom they believe are the dominant candidates, an obséquieuse attitude. The moment when they meet a candidate considered by them minority, then (...) there is not enough condescension. This manner - weak with the powerful ones and scornful with weak that is not the Republic and these are not the principles that the law obliges us to respect.", said the President of UDF.

The blogs of supports for UDF make equal game with Socialist Party, letting UMP behind. In this UDF blogospher, one can feel the attractive mood of the blog "Free Youth" of Quitterie Delmas, a young mother-of-two and President of the "UDF's Youth". Quitterie Delmas is candidate of the 10th constituency to become member of the parliament, next June in Paris. And throughout the blogospher, she is very active in the presidential campaign. "UDF blogospher is mainly young and forms itself around the site of UDF young people which is central in the middle of the galaxy and which we find on the published interactive map" said Guilhem Fouetillou on "NetPolitique.net". A poll, on the famous european Citizen Media "AgoraVox" of Carlo Revelli, places Bayrou at the head of vote intentions. So, he is a phenomenon which escape traditional media.

François Bayrou explained on an interview "Each candidate fights with their weapons, dominant parties have an audience in dominant media. I go to the most independent. On the Web, citizens are active in front of news". This battle for the Presidency is a two rounds fight with three candidate, and perhaps with a sort of third round in the blogospher. Finally, Bayrou, as the third man for the third round, could be the real master of the whole game.

Demian West

Prokhorov : "Un homme qui veut plaire"




Le "Moscow Times" s’allonge pesamment, ces jours-ci, sur l’arrestation effectuée par la police française, d’un milliardaire russe à Courchevel. En effet, Mikhail Prokhorov est un des hommes les plus riches de la Russie et donc du monde. Il est posté au 49è rang du classement des fortunes mondiales par le "Forbes Magazine". Aujourd’hui, il est interrogé par la Justice française, parce qu’on le suppose être en lien tendu avec un réseau de prostitution.


C’est lors de son dernier séjour à Courchevel que plusieurs lieux fréquentés par le milliardaire et ses "invités" ont été investis par la police, qui a arrêté vingt sept personnes dont dix jeunes femmes russes. Aussi, la police a-t-elle saisi : 50000 €. Il est vrai qu’à Courchevel on savait le milliardaire amateur de parties fines d’un voisinage assez bruyant. Et l’ambassade de Russie à Paris a confirmé l’arrestation. Toutefois, Boris Gryslov de la Douma, ou le parlement russe, a vite démenti qu’un député de la Douma aurait été arrêté aux côtés de Prokhorov.

Pendant l’interrogatoire et les enquêtes, et dans le monde des affaires de Prokhorov si lourdes d’autres métaux, on ne craint aucune conséquence sérieuse sur les cours du Marché et des entreprises dont le golden boy détient des parts et actions déterminantes. Par ailleurs, la Justice se penche sur les activités d’une agence de voyage autrichienne qui semble impliquée dans le réseau, puisqu’elle organisait régulièrement les déplacements de Prokhorov et de nombreuses jeunes femmes russes, entre la Russie et Genève puis la Savoie. Pire encore : des mineures sont passées par ses biais inavoués...

Tout ce dispositif judiciaire a été mis en oeuvre, car il est de fortes présomptions que Prokhorov était en lien avec un réseau de prostitution, dont les "travailleuses" étaient payées avec des cadeaux de luxe pour mieux brouiller les traces les plus visibles des transactions.

Le "Moscow Times" conclut en évoquant une conférence du Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy à propos de cette affaire franco-russe. Quand un officier fit part à Sarkozy du fait que Prokhorov "proposait des jeunes femmes à ses invités à Courchevel". Sarkozy commenta sur ces mots : "C’est un homme qui veut plaire".

Demian West

In No-God we Trust




Un nouveau phénomène d’opinion s’étend dans les médias américains, assez pour qu’il soit débattu dans "The Week" de cette semaine : et pour jeter dans les familles un nouveau règlement de la question religieuse. En effet, on évoque une renaissance athée qui est menée par des intellectuels, dont le scientifique anglais Richard Dawkins et son ouvrage "La Désillusion de Dieu", et surtout par l’auteur américain Sam Harris qui a publié "La Fin de la Foi, Lettre à une Nation Chrétienne".


Dans leurs best-sellers, ces auteurs reprennent tous les arguments menant à l’athéisme. Et pour bouger, en tant que minorité, la majorité des individus américains qui sont plus ou moins liés à des pratiques religieuses respectives. Cependant, les leaders de l’athéisme y vont si alertement de leurs arguments les plus frappants — comme de dénoncer la superstition, les va-t-en-guerre, l’obscurantisme partout dans le monde et ses religions — qu’ils sont tout simplement perçus comme irrespectueux de la religion en soi. C’est-à-dire que leurs arguments ne parviennent pas à convaincre, puisque l’opinion en a déduit qu’ils font publiquement la démonstration de leur propre mépris de toutes croyances religieuses.

Il est donc aisé à Sam Schulman du "Wall Street Journal" de leur répondre que, leurs arguments semblent usés, et depuis la période victorienne qui en fit ses gorges chaudes. Et donc qu’il n’est rien de si neuf dans leurs discours athées qu’on ne le savait déjà même dans les couloirs adolescents des colléges, où l’on doute par religion ou par athéisme rebelles à l’ordre établi. Pourtant, ce qui est nouveau dans ce mouvement qui s’affirme, malgré les réponses qu’on lui oppose, c’est le ton élevé du mépris ou du dégoût qui voudrait à lui seul disqualifier les croyants de toutes natures. A tel degré, qu’il est perçu comme une agression qui attente aux idées et libertés les plus fondamentales des individus.

Pire encore : la renaissance de l’athéisme voudrait que "les enfants soient protégés des croyances de leurs parents." Dans une proposition qui avorte aussitôt, en quelque sorte, cette cause athée dans l’opinion. Et Karen Long du "Cleaveland Plain Dealer" insiste bien sur cette erreur de stratégie, qui paraît tellement arrogante qu’on peine à croire que des penseurs aient pu l’énoncer en ces termes aussi soviétiques ; ce qui la fiche mal aux Etats Unis, on en conviendra aisément.

Il reste, que l’opinion a reconnu que les plus grands problèmes qui surgissent dans le monde, le font sur ce mode religieux mais plus fanatique, qui cache souvent des causes plus économiques ou politiques. Aussi, comme Victoria Brownworth du "Baltimore Sun", on peut souligner que de Bush ou d’Israël à Muqtada al-Sadr, les politiques usent de Dieu pour justifier abusivement des conflits, et pour les mener sans fin vers l’éternité des temps religieux. Quand le credo des religions annonçait des temps plus tolérants de l’amour universel. Ce qui donne finalement raison au regard critique de cette renaissance de l’esprit de doute qui saura certainement porter quelque fruit d’un avenir plus serein.

Demian West

Scandale à la "Factory Girl"



C’était le couple people des sixties : Bob Dylan et Edie Sedgwick qui fut la muse d’Andy Warhol, car il la trouvait belle assez pour achever toute la mystique des mystiques. Ce trio est le moteur du film Factory Girl de George Hickenlooper, qui donne à voir le parcours de la superstar Edie qui tomba dans les bras guitaristes de Dylan. Ce qui entraîna sa déchéance, quand Warhol jaloux la remplaça aussitôt par Nico dans le "Velvet Underground", et qu’Edie finit par plaquer les deux freaks pour sa maîtresse héroïne.

La griffe iconique d’Edie Sedgwick fut la blondeur vêtue de léopard qui vous dit les mots billets-doux "on vous aime pour votre fric". Aussi, elle murmurait à l’oreille de Dylan des chansons et des albums. Dylan, qui lui doit tant, que ses avocats craignent tout du portrait à charge du chanteur et de sa statue un peu basculée dans Factory Girl. C’est donc une bataille en dur qui s’annonce, après les mouvements des blogueurs dans la blogosphère qui soutiennent activement le projet en hommage à la muse Sedgwick. On reconnaît les blogueurs opiniâtres, car même Lou Reed préféra retirer sa seringue de la cuillère quand il lut le script hallucinant. Cependant, au gré des quêtes auprès de puissants mécènes, c’est-à-dire des banquiers et leurs flots de cash souvent interrompus, d’autres péripéties ralentirent le tournage à Manhattan, conformément à la coutume du film underground.

Pire encore : Olivia Cole du Times On Line nous informe que les avocats de Dylan tentent de retenir la sortie américaine du film, en raison de la narration du film provocateur quand il insiste sur la forte implication de Dylan dans la dépendance d’Edie à l’héroïne qui a précipité sa fin. C’est pourquoi le film est resté dans sa boîte à muse, le mois dernier. Pourtant, le projet de Hickenlooper est fascinant, car il sait enfin rompre avec l’image convenue d’Edie. Il nous présente une petite bourgeoise avide de célébrité - dont la photo flashy dépasse la vitesse autorisée des quinze minutes de célébrité assurées à chacun par le fameux théorème de Warhol.

A 21 ans, Edie affirmait à son frère qu’elle serait la femme la plus célèbre à New York City, grâce à son look extravagant, et qu’elle deviendrait la muse de Warhol : ce qui arriva en tous points. Une montée au ciel, qui devait cacher ou couvrir une enfance terrible : un frère homosexuel qui se suicida en raison des maltraitances par son père ; et que ce père pratiqua d’autres abus dont Edie et sa soeur auraient souffert, selon ses témoignages. On comprend mieux son appétit de reconnaissance qui la jeta dans les bras de Warhol. Le pop’artist la surnommait : "Taxi". Car, il pouvait la héler pour un transport tout ce qu’il y a de plus étendu et disponible, à tous moments. Une prétention sans aucun doute exagérée de l’ordre du fantasme. Il considérait qu’elle représentait le type même de la fantaisie dont chaque homme puisse rêver, à ce qu’on dit tantôt.

"Factory Girl" retourne donc aux temps heureux et post-surréalistes, quand Dylan et Edie vécurent dans le mythique "Chelsea Hôtel" qui fut le chaudron de toute la culture hip et pop, des arts plastiques et de la musique. Et cette période fut si mouvante et imprécise, que Dylan a beau jeu de presque prétendre, aujourd’hui, qu’il n’y avait aucun lien réel entre Edie et lui. Puisqu’il craint manifestement que son image soit altérée, dès lors qu’on lui impute quelque implication dans la triste fin de la blonde platine définitive. Il reste que ce film met l’accent sur la véritable importance de la muse ou la femme artiste qui n’a laissé aucune autre oeuvre que le film ou les rushes de sa vie même : tout tissés d’érotisation électrique comme au bon vieux temps du symbolisme de Gauguin. Un peu comme un Van Gogh ou un Rimbaud dont les oeuvres auraient été collées à leurs semelles de vent. Tout à vau-le-vent...

En conséquence, l’oeuvre d’Edie Sedgwick est à découvrir dans sa biographie même ; et dans Blonde on Blonde de Dylan ; enfin, dans la fantaisie féminine de Warhol qu’elle sut libérer de l’emprise d’une mère possessive. Ce qui révolutionna tout l’art contemporain américain donc mondial. Ce qui est raison de parler d’elle...

Demian West

Friday, January 12, 2007

La Cyberbataille des Présidentielles

Le 10 janvier 2007 à New York, le magazine du business informatique InformationWeek a publié un article de Jon Boyle, qui commente le point de vue américain sur ce qu’il nomme la cyberbataille des élections présidentielles françaises. D’ores et déjà, le cyber-espace apparaît, à New York, comme le champ d’une lutte, pied-à-pied, entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui ont présenté leurs voeux aux Français dans ce contexte-là. Car la France est le pays européen le plus "blogueur", ce qui change désormais tout le paysage politique.

Aussi, Eric Schmitt de Google a-t-il mis, récemment, les politiciens qui maçonnent l’Amérique au pied de ce nouveau mur des blogs. Et il prit pour exemple l’ascension de Ségolène Royal par le biais de son blog "Désirs d’Avenir", et depuis ses bases sises hors du Parti socialiste. Jon Bloy dit "To blog is de rigueur".

Oui ! Tout devrait se jouer dans les semaines qui viennent. On pense Sarkozy un peu malhabile dans son expression par les blogs. Surtout, depuis son annonce à la candidature pour la présidence qui ne fit pas le buzz enthousiaste qu’il avait promis. Aussi, l’opinion américaine fait référence à la réputation houleuse de Sarkozy dans la blogosphère, qui l’a assez hué lors d’un débat capital en public, le mois dernier. Et dont le journal Libération fit aisément ses gorges chaudes. Pourtant, on subodore, aux Etats-Unis, que Sarkozy n’aurait pas encore vraiment investi le Web. Puisque sa campagne sur la blogosphère ne débutera que le 14 janvier, lors de son élection-plébiscite au cours des primaires de l’UMP. Et dans un pays qui compte environ 26 millions d’internautes, qui surferont la vague en avril au premier tour...

C’est raison de se souvenir de l’irruption d’un professeur marseillais inconnu qui fit pencher le scrutin vers le non à la Constitution européenne, en 2005. Et contre toutes les opinions des grands candidats. Toutefois, l’IFOP prétend que les cybercitoyens se pressent plus volontiers vers les sites officiels de la politique, quand la majorité des Français a suivi les voeux des candidats à la télévision. On s’attend à ce que le plus puissant mouvement vienne depuis la faculté des blogs des candidats, à ce qu’ils produisent des "chats", ou du bouche-à-oreille, et presque selon une référence "virale" qui pourrait basculer la campagne. Et parfois, sur le mode hostile ou "dirty tricks", comme la vidéo traîtresse qu’on jeta aux fauves de la blogosphère pour éreinter Ségolène Royal.

Finalement, une analyse plus suivie a démontré que les dispositifs hyper-critiques viennent plutôt soutenir les buzz positifs. Car les sites les plus hostiles exhortent leurs convaincus, et nul n’a pu observer quelque dégât d’importance à la suite de ces attaques. La victoire se donnerait donc à celle ou à celui, ou à ceux, qui sauraient se faire les plus présents au moment le plus opportun avec leurs idées, afin de faire régner leurs conceptions, simultanément dans le champ politique et sur la plus haute vague des blogs.

Demian West

Tuesday, January 09, 2007

Le Cinquième Pouvoir c'est ta Connexion ADSL...

Dès qu’on prononce les termes de "cinquième pouvoir", chacun s’interroge immédiatement sur les richesses que devrait recouvrir cette notion équivoque. En effet, ce pouvoir s’applique-t-il sur soi ou sur autrui sinon sur notre environnement, et dans le cadre citoyen ? En d’autres termes, ce pouvoir relève-t-il d’applications philosophiques ou éthiques, ou en revanche du Marché plus brutalement exprimé ?

C’est un fait immédiat, qu’on se sente investi de facultés étendues, dès lors qu’on se connecte au Monde entier par les liens du haut-débit ADSL : et donc en lien avec tous les esprits qui s’y connectent dans le même temps. En somme, on s’introduit dans un nouvel espace de flux qui mettent en oeuvre des potentialités et donc des pouvoirs insoupçonnés. Certes, selon une architecture organique qui évoque en tous points les tubulures et les veines d’un organisme vivant. Mais, cet organisme internet est composé de tubulures invisibles, et non moins réelles, qui transportent nos flux pulsionnels ou psychiques au travers d’un continent qui s’espace sans fin et sans limite de temps.

Tout pareil au corps humain, dont les connexions dendritiques ont été révélées par les dissections de Leonardo et d’autres transgresseurs de l’interdit religieux, et dont les papes eux-mêmes furent tantôt des complices : tout pour constituer les nouveaux organes de connaissance de l’homme moderne. Car dans ces réseaux organiques, des veines et des nerfs conduisent des sèves autant que des concepts ou le Verbe lui-même. C’est-à-dire celui qui commande aux nerfs et à tout le corps. Par ailleurs, lorsqu’on exprime ce verbe dans le liquide aérien de l’atmosphère extérieure, il commande aussi aux autres organismes. Tout dans la ligne de force de ce mouvement qui fut lancé depuis l’origine : étendre l’homme ou l’esprit, ou l’espacer par-delà les portes même les plus secrètes. Lesquelles mènent souvent au cerveau de nos semblables.

Ce mouvement est idéologique et technique, aujourd’hui, quand il monte le projet de l’homme prothétique : ou l’homme ajouté d’organes technologiques et numériques dits "immatériels". Qui semblent autant de puissances et de facultés invisibles et "potentates", au sens archangélique qu’entendait Denys l’Aréopagite. Comme on verrait ces mêmes puissances ou bras serpentins ajoutés au cerveau, à l’image des dévas hindoux tout couverts de cobras étincelants comme autant de câbles ADSL, hypnotiques vers toutes les directions. Nous adjoignons, aujourd’hui, à nos cerveaux des réseaux dendritiques de pouvoirs, et par le biais de nos connexions ADSL.

Ce projet, vient tout droit de l’Antiquité des automates de Heron d’Alexandrie dont les mécanismes faisaient parler les statues des dieux. Mais c’est à la Renaissance italienne que l’ère du numérique fut réellement fondée par Alberti, le premier théoricien des arts, et Brunelleschi qui inventèrent la représentation en perspective d’un espace virtuel : entièrement peint et donc non-naturel ou artificiel : "La peinture est une fenêtre pour voir l’Historia". Ce dispositif a été développé dans l’occident rationaliste jusqu’au computer qui ouvrit la fenêtre du nouvel espace internet. L’art et la peinture devinrent des dispositifs et canaux qui devaient faire mieux circuler nos pulsions libidinales, et dans les tuyaux constitués par la peinture et par le film bientôt. Ainsi, circule-t-on dans le tableau comme dans un organisme qu’on explore et qu’on goûte. Nos désirs, nos fantasmes y sont étendus et espacés comme notre vie même qui s’y projette et flue pour y cueillir en retour le sentiment et la jouissance de vivre.

Dans cette nouvelle cartographie on y pressent une géographie dessinée selon une succession de topiques explorées par Freud. Car, derrière le corps physique et visible, il découvrit des continents immenses et invisibles comme la libido aux mâchoires d’or. Et enfin tous nos organes psychiques : le sur-moi, le moi, le ça , et toutes leurs îles de complexes mouvants etc. Par ainsi, doit-on savoir aujourd’hui, que derrière les médias physiques ou visibles, et pour mieux incarner nos organismes psychiques : il s’est constitué des nouveaux corps de médias plus invisibles et qu’ils vivent simultanément dans l’espace internet, qui est aussi et enfin simultané au réel.

Pourtant, il reste une différence majeure entre ces deux espaces. Puisque dans l’espace internet, nos organes psychiques s’y incarnent si aisément et quand ils interagissent entre-eux à un tel degré, que nos actes entraînent immanquablement des responsabilités et des obligations qui seraient plus impératives que dans la réalité physique, qui est plus figée par son inertie.

En effet, l’homme psychique et prothétique, soit l’internaute, quand il agit sur son corps dans cet espace : il agit directement sur le corps psychique d’autrui. Et ce qui semble une action relevant d’une posture de pouvoir. Ce néanmoins, ce pouvoir est si puissant — comme si l’internaute avait l’accès à la chambre secrète du pharaon soi-même, qui peut ruiner ou sauver son pays d’un seul geste — qu’il oblige celui qui en prend connaissance et possession ou connexion, si l’on peut ainsi dire : à utiliser ce pouvoir résolument pour le bien commun. Pour améliorer la société. Et c’est cet accès qui nous est offert à tous, par notre connexion ADSL...

Ce pouvoir que l’on nomme aujourd’hui, le "cinquième pouvoir", et qu’il relève (nous dit-on) du citoyen, évoque justement la notion du pouvoir qui amena la Révolution Française. Une action qui fut largement inspirée par la nostalgie des Vertus dans l’antique république romaine : soit le pouvoir sur soi dont la puissante vertu sait impressionner autrui. Et, par le sacrifice de soi qui était la manifestation la plus élevée du pouvoir civilisateur de la conscience de soi, en lien ou en alliance, avec toute la communauté ou l’Agora.

Demian West

Le Congrès Américain croit au Coran

Le 4 janvier 2007 aux Etats-Unis, un membre du Congrès vient de prêter serment pour entrer dans la carrière prestigieuse. Aussi Keith Ellison dut-il s’y prendre selon les traditions les plus fermement établies dans ce sanctuaire de l’Amérique. C’est-à-dire qu’il a dû promettre entière fidélité à la nation sur le livre qui saurait garantir au peuple américain sa plus fidèle parole et intégrité : Le Coran !

Eh oui ! Il est désormais rendu public que le recours à la Bible ne serait plus le seul qui soit accepté et autorisé par la Constitution, pour bien dire de telles formes contractuelles de la politique, entre les élus et le peuple qu’ils sont censés représenter. Et mieux encore : cette obligation envers la Bible paraît, aujourd’hui, une vision déformée sinon désinformatrice de la pensée des premiers Américains, à tout le moins de leurs leaders les plus "sacrés" et revendiqués. Thomas Jefferson n’appelait-il point les citoyens américains à ce qu’ils brisent leurs chaînes imposées par la religion - que Jefferson pensait carrément en termes d’une superstition ?


Il reste que les adversaires du Coran, et le républicain Virgil Goode, prétendent, maintenant, qu’ils seraient en mission sur leur propre territoire, que la naissance de la nation américaine fut un fait quasi religieux, ce qui pour eux voudrait simplement dire : biblique. Certes, ils en avalent des chapelets de couleuvres en prières, et qu’elles leur serrent un peu le col. Surtout depuis qu’ils ont pris connaissance de la nature du plus rare objet sur lequel le premier musulman élu au Congrès, Keith Ellison, vient de prêter serment : un rare exemplaire du Coran et si précieux que celui de Thomas Jefferson soi-même.

C’est le chef de la Bibliothèque des livres rares du Congrès et de la Division des collections spéciales qui porta lui-même cet incunable par les rues autour du Capitole pour le rapporter à la Bibliothèque après la cérémonie, presque comme à Bagdad. C’est donc l’objet le plus rare - qui symbolise l’atmosphère de tolérance qui pressait partout dans les premiers temps fondateurs de l’Amérique - qui reçut la main et le serment d’Ellison, un natif de Detroit qui se convertit tantôt à l’islam.

Et ce n’est pas tout : Frederic Frommer d’Associated Press donne tous les détails historiques sur cet ouvrage qui est l’édition et la version du Coran, traduit en anglais, qui sut former la compréhension de l’islam en Europe au XVIIIe siècle. Le Congrès l’avait acquis en 1815 quand Jefferson vendit sa collection personnelle, pour remplacer la bibliothèque du Congrès qui dut subir la péripétie d’un autodafé par les troupes anglaises durant la guerre de 1812. A Washington, on dit aisément, et pour joindre quelque sourire de circonstance à cette heureuse issue d’une reconnaissance d’un musulman par un biais si délicat et touchant : que l’acquisition de ce livre fut "une excellente affaire !"

Demian West

Tuesday, January 02, 2007

More Jimi Hendrix

Entre l'iceberg vaste comme Manhattan qui dérive autour le Canada et la dernière chute de cordée des dictateurs par Saddam, Steven Morris du "Guardian" nous propose de choisir une autre nouvelle d'importance majeure. Car, on vient de retrouver un enregistrement de l'hymne gallois bien-déchiré par Jimi Hendrix, comme c'était sa coutume aisément plébiscitée par les foules licencieuses.

En effet, le producteur Dave Chapman s'était pris, il y a peu, à se passer une bande entière d'un casting banal de musiciens qui s'achevait sur un groupe, "The New Flames" qui craqua son briquet jadis pour faire long feu dans les studios. Quand soudainement, Dave sentit tous ses cheveux et tous poils de son corps se lever comme une seule oreille au son du frisson qu'il reconnut sur l'instant, comme la plainte émouvante de la guitare déchirée du XXè siècle si maltraité et consentant par Hendrix soi-même.

L'événement lyrique quoi ! Puisqu'on se souvient encore que Hendrix avait sauvagement, et non moins savamment, mâtiné l'hymne américain à Woodstock. Comme une subite volée de bois vert aux faucons qui giclaient le napalm sur le Vietnam, déjà méchamment grimé au charbon de bois du black and white télévisuel. Mais on ignorait encore que Hendrix avait détroussé, de la même main, l'hymne gallois : le "Hen Wlad Fy Nhadau, Land of my Fathers" quand même !

Après quelque enquête impromptue d'historiens improvisés du rock, on pressentit vite que ce trésor national -- qui était bien casé dans un meuble à thé au fond du studio londonien de Crouch Hill -- pouvait être une ultime curiosité laissée là nonchalamment par Hendrix. Puisqu'il était assez ami de toutes cordes avec Viv Williams le bassiste des "New Flames" . Lequel est, d'ores et déjà, activement recherché par toutes les polices des moeurs du disque platiné à l'uranium enrichi. Afin qu'on sache récompenser comme il convient, ce discret homme des basses oeuvres. Et par une prime qui émanera forcément de cette entreprise qui semble déjà collector, avant même qu'elle puisse obséder toutes les oreilles de la planète du dieu Hendrix, sinon les oreilles du Prince de Galles par aventure.

Selon Martin Davies, qui détient la bande originale, il s'agirait probablement d'un des plus ultimes enregistrements de Jimi. Et au moment de regretter que Hendrix ait tant méconnu notre "Marseillaise" -- qui avait aussi besoin de son talent de chirurgien plasticien -- cette nouvelle version de l'hymne gallois pourrait être sous-titrée : "Mais où s'est donc fantasié le fantassin Viv Williams ?"

Demian West

Pour entendre l'enregistrement jump to : www.thereddragonhood.com/pages/jimi.html

Saturday, December 30, 2006

Ségolène's desire to participate

In France, the Ségolène's "Future Desires" -- the female candidate for the Presidential highest seat -- invites us to lie down on some mellow sofa : I mean her campaign blog so well-builded for her participative policy. There, we are wanted to plant our sole walker's dreams, for some participation in a collective debate . It's the new formula of debate which comes straight from the citizen journalism, and obviously from the famous "AgoraVox" which is the first citizen media in France.

First of all, at Ségolène's blog, I have to subscribe to the newsletter. Thus I'll be caught in a debate which is raised alike the four pillars of the Eiffel Tower : about four subjects of griev becoming easily, in France, subjects of grievance : education (of bodyguards), the "loss-loss" level life, and so on. Naturally, the whole debate will be fastly forgotten the very evening of the poll results : that day a female President should lead for the first time -- since Marie of Medicis -- the ungovernable France.

This flashy designed blog walks upon the high heels of the attractive Ségolène herself. So much, the whole blog inspires an easy walk toward victory against the ambitious Nicolas Sarkozy, the leader candidate of the right wing politics. Because, for the first time in France, the average people believe their words would be seriously listened to, and by the bias of this citizen debate.

How it works : some moderators scrutinize and pick up the best contributions, then they write synthesis reports, day by day. Also, the names of the best contributors are mentionned in the reports. Meanwhile, a device allows the average contributor some possibility to give his vote to the others' contributions, and raise them up from one to five stars : in a manner of light call to the moderators in action. Though, the contributor has to use this vote not as a new art of bulling each other, but as a device well-fitted to enlarge the participative debate, said the moderators.

As a matter of fact, the new mode of participative communication becomes a must and worldwide, as it is reaching nowadays the point of no return for the universal democracy. Although, nobody couldn't tell us how and when our contributions should really be integrated in some materials and thoughts of this new translucent building of the future State policy. As I guess, it's only a promess. Because Ségolène is believed to read the reports of contributions, so that she could ameliorate her socialist program.

That's the reason, one can fear the antic theater of politics serves us again his old soap-discourse. Just in time before the guillotine headers and their blade contributors to "www.revolution.desires.com" will break up some frenchy rebellion and skirmishes, still in street-fashion. So, it could be quite dangerous to play with the "Future Desires" of the french lovers in Sweet France. Already, the mob hurries toward the portal of Ségolène. So stressed she would say to the people : "To get your Future Desires ? Come tomorrow !"

Around this so subtle battle over election-campaign strategy, we can feel some recall of the sphinx Mitterrand's enigma. Yes ! How could people complain furthermore, meanwhile they are holding the joystick of the participative policy ? The She-leader would reply in some easy surfing "top-down" :"The policy has failled because you have participated so wrongly...". Finally, to much debate reaches swiftly a babylonic buzz in which nobody can ear you scream. And perhaps, it would be the best way to rule the ungovernable France. As I guess...

Demian West

Kenneth Branagh broke Mozart's Flute

The last week, your humble narrator went inside the MK2 cinema-complex, which lies along the Seine in the east of Paris. So, I was there to see the new shakespearian and cinematographic crime committed by Kenneth Branagh. The complex was closed, because it was way to soon to get in. When I wondered by which bias I came inside the building, a dog Cerber asked me my name : "Demian West, but we don't know each other...as I guess ?".

So, the "Flute" movie began badly, if not alike passing through a mine field. However, I was waiting for my girlfriend -- the very reason to enjoy a movie by Kenneth. She went, and we moved together to the movie " the Magic Flute" of Mozart by Kenneth Branagh.

Of course, in the seventies, I enjoyed a lot the last version of the "Flute" by Bergman. A miracle in nature which definitely glued me to the same mental age through all my life. Bergman put his heart in everything : the opera ; the baroc design, and the whole symbolism of Masonry -- which one could easily decrypt, to give some quotation falsely unveiled to impress some guest, when one meets and dines with the ambassador.

I couldn't tell you what intention took Kenneth Branagh, in his very demagogical instinct, that he would cast this opera so down that everybody could find in this scenery, his proper version of his cantina. So much, Branagh has built this initiatic mythe -- which goes from childhood toward the ideal of the citizen virtues -- as a grand Caïro Bazar filled with visual quotations so melted that no solid flesh couldn't stay in this king's repast. Branagh broke into pieces one of the best operas in the world. We fly between visions of de World War I and the famous "poilus" with their refined hair brushing (in opera fashion). Moreover, the spectator runs through some visions of the castle of Chambord invaded by unbusied proletarian, as they linger around a capitalistic honky tonk. The whole scenery sounds alike a mason's hammer with to sharp edge.

Furthermore : well-carpented women beat their men upon their head, as they plant nails coffin or some crucified guy, as they crucifie the spectator in his seat. And all along the movie, which becomes a sort of apologetic of misogynical studies, so far from the boocklet of Schickaneder.
Thus we pass this point of no return, and we enter in the initiatic temple governed by Zarastro, who is believed to be a priest of the mysterium of Isis and Osiris, here strangely tainted as a new Staline. But a Staline, as an unshirt Stakhanov , achieving this neo-communist Branagh's fantasy, through the sculpture of Tamino's and Pamina's statuefied as the "gueroï" or heroes of the Soviet Union. And they held together the magic flute, as they should held the hammer & sickle of a bizarre soviet masonry, which is wordlwide known and feared, not so fancy funny !

Yes ! we laughed nervously at this couple wedding cake topper, so kitsch and well-pastried alike the castle of Chambord fitted for the wedding of the couplet at Chantilly. Frankly, if Branagh wished some great evil to Mozart, he wouldn't broke bones, otherwise, uphazard in the communist burial ground in the cemetery Sankt-Marx in Vienna (you aren't dreaming, it's writen in every tourism handbook).

Naturally, the title roles actors are native from the opera scene. But, we saw them so near, they appeared alike absent role-players, as we can see bad acting in some porno movie. When the actors -- although they could be excellent in some specialized flute playing -- played a role under the pretext of a sensual pleasure and lust.
Surely, they acted for the sake of pleasure...and for the sake of music in the promo movie of Branagh !

The Branagh's Flute seems a role-play with cheated dice : one can wonder if Kenneth aimed to provoke critical articles as he would cut his buzzy veins. On the other hand, he seems to believe in some confusion between the art of cinema and the collage art of his fantasma, probably to get some revenge upon his hard oedipus complex. Perhaps, Branagh invites us toward the utmost state of cinema, which could be the sound track, so we should enjoy his movie : eyes closed !

Finally, this movie would be a probable disaster for the spectator discovering "the Magic Flute" of Mozart, by the use of this bias. To help other people : it's no use to follow this new burial proceedure of Mozart, because you'll spend money in vain. And, this champaign bubble could easily broke your flute glass too.

Demian West


The King Funk is dead, Long live the Funk

He was a young wretched guy born in 33 to pick up the king cotton and to polish black shoes, colored alike his face shouting the oppression of black men "Living in America". James Brown cut his way throughout everything : from jail toward boxing which, as one knows, leads toward black poetry rocking on the scene.

Yes, he sliced and diced his way through Gospel, to r’n’b and turning into Funk which he created fully spranged and armed out of his dancing legs, as the great lesson for Mick Jagger and Michael Jackson. He took his first steps, when he worked daily in the factory, and when he passed through the roof of the ghetto at night. There he held the music as a gun, the juge couldn’t see it.

The year 1964, "Say it Loud (I’m Black and I’m Proud) turns out to be the anthem of the civil rights.Thus, Mister Dynamite became a rich man : he bought a large map for his jet, and a Castle in the pure Disney-Village style, and a radio network, also a restaurant-chain because all babies must eat, and finally an editing house : not to funk foolish per adventure. Nevertheless, his album "Live at Apollo" has been certified for the sale of more than one million of copies, for the first time in the history of rock. One could say : the history of the King James.

He was this king alike "the hardest working man in the showbizz", as he performed 300 shows per year. So an exquisit expression and well-fitted for the Godfather of the Funk. Suddenly, some revolution broke out in the kingdom of Funk, when his old-time musicians quitted him and went to play with George Clinton the Funkadelic. In 1969 (the erotic year as Gainsbourg said), disco served some soup-music at the huge dinner of fashion.

At the same time, James Brown was crowned again by "Look Magazine" : "The most important black man in America" and he was thought geniusly "Our number one black poet". It was the right time, the treasury inspector asked Brown to pay back a quite oblivious debt around 4,5 million dollars. So, James has to sold everything : the jet and network too. But, there is no mistake : James stood steadily on the scene like a funk machine so starrie, for that reason : he has to pay back his debt. Then, he cast his band on a huge run, which turned out alike a triumph curialis in Rome, between Africa and Japon. Meanwhile, he sold one hundred million copies of his album, which isn’t enough.

Of course, Mister Dynamite was a drug and connubial mistreatment addict, as it was in fashion in the eighties. And, at random, James Brown would like to experience some revenge upon a couple of cops hunting nearby. And finally, this epic journey ended alike the best car chase ever seen in "Bullit" the movie. So Brown "fired" a little bit the cops, and the juge asked him, so fermly and so politely, to sign for a show in the jailhouse of the county, for six years. After a couple of year, he was released as a model of citizen behaviour.

So we have to urge a greater intellectual honesty, as we could say that Amrica (who sometimes simply thought in black & white) wanted his head. Although, and since the Blackbeard’s Adventure, Amrica has kept a nostalgic and romantic feeling for the bad boys, who held illegal guns above and under the bullitbelt. Thus, Stallone himself waited for Brown, at the jailhouse door, to get his music for the movie "Rocky IV". Then, succes increased again with "Living in America" and the ultimate version as the cult "Sex Machine".

In 1992, James robbed a Grammy Award, in front of the whole american scene, with rap and hip hop so greatfull for his entire work and masterpieces, of this black volcano upon which the whole planet is dancing endless. And on last monday, a girlfriend of Santa Claus — who was certainly in lack of Sex Machine within her hotty bag — took him on a run away, naturally in his bed. And just before, he exploded three shows with the fire of his 73 candles : the King Funk is dead, Long live the Funk.

Demian West

Monday, December 25, 2006

Le roi du Funk est mort, Vive le roi !

C'est un jeune paumé de la classe 33 qui fut jeté dans la vie pour y ramasser le coton et pour cirer des chaussures noires comme sa bouille de chanteur qui hurlait sa condition "Living in America". James Brown a tout vu : depuis la maison de redressement, la boxe et la prison qui mènent tantôt, comme chacun le sait, jusqu'à la poésie noire qui cogne sur le devant de la scène rock. James a su tailler une voie à la machine depuis le Gospel et le r' & b', jusqu'au Funk qu'il a créé tout armé sorti de son jeu de jambes, qui inluença Mick Jagger et Michael Jackson. En ses débuts, Mister Brown bossait le jour à l'usine, quand le soir venu il cassait la baraque et les murs du ghetto en dégainant la musique -- qui est une arme que le Juge n'a pas su voir.

En 1964, "Say it Loud (I'm Black and I'm Proud) " devint l'hymne des droits civiques. Et donc, Mr Dynamite devient une pop star connue et riche : il se paya une bonne tranche de jet privé, du château américain en style Disney Villageois avec quatre stations de radio, et une chaîne de resto parce qu'il fallait bien manger, puis une maison d'édition pour ne pas funker idiot. Mais surtout il sortit son album "Live at the Apollo" qui dépassa le million d'albums pour la première fois dans l'histoire du rock, qu'on dira l'histoire du King James.

Certes, il était ce souverain qui va au turbin, car il savait bouter 300 shows par an. Si bien qu'on l'a surnommé "the hardest working man in the showbizz" ce qui est exquis pour un Godfather of the Funk. Ce néanmoins, la révolution parvint vite au palais hurleur, quand ses musiciens le lâchèrent pour George Clinton le Funkadelic. C'est que nous étions déjà en 1969 ( l'année Gainsbourg du sens dessus-dessous ) et le disco servait la soupe.

Cependant que Brown était sacré par "Look Magazine" "the most important black man in America" et qu'on le pensa génialement " Our number one black poet". Ce fut donc le moment opportun pour le fisc qu'il lui réclamât poliment ses 4,5 millions d'impayés oublieux. Brown dut donc tout vendre : jet, radios etc. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, il resta la star du funk par nécessité, d'abord pour rembourser les dettes au fisc. Ce qui l'obligea à une tournée généralissime qui prit des airs de triomphe curialis romain au Japon et en Afrique, puisqu'il vendit 100 millions d'albums, ce qui n'est pas rien.

Un peu drogué et de tous ses déboires conjugaux et ancillaires peoplisés par la coutume des années 80 , il se revancha de ses ennuis fiscaux sur des flics qui maraudaient par-là. Avec laquelle équipée il joua à la balle plombée depuis sa voiture à bout de course comme dans "Bullit the Movie". Ce qui le conduisit aussitôt devant le juge (pas des Grammy Awards). Lequel insista assez pour que Mr Dynamite signât pour une tournée de six ans dans la jailhouse du comté. Il en fit deux sitôt relâché sur parole.

Pourtant, pressés par l'honnêteté intellectuelle, nous retiendrons qu'on voulait un peu sa peau, dans l'Amérique qui pense simplement en noir et blanc. Bien que, depuis les aventures du Pirate Barbe Noire, dans les Caraïbes funkies, on gardait une certaine nostalgie romantique pour les mauvais garçons qui portent des armes prohibées dessus et sous la ceinture. C'est pourquoi, à la sortie de prison, c'est Stallone qui l'attendait pour que Brown lui jeta, dans les cordes, la musique pour le film "Rocky IV". Puis, ce fut "Living in America" et la postrême version de "Sex Machine" le culte.

En 1992, James dérobe, devant toute la scène américaine rassemblées jusqu'au "Rap" et au "Hip Hop" reconnaissants, un Grammy pour son oeuvre entier du noir volcan, sur lequel toute la planète danse. Et lundi dernier au Emory Crawford Long Hospital d'Atlanta, une copine du Père Noël -- certainement en mal de Sex Machine dans sa Hot -- nous l'a un peu pris et, forcément sans son lit. Juste avant qu'il dynamite encore trois concerts de ses 73 ans : le roi du funk est mort, vive le roi !

Demian West