Monday, December 25, 2006

Politique de deux mains (à propos du débat "Politique (de) Demain" organisé par Politic Show et AgoraVox

Comme c'est Noël, je me suis un peu osé du côté de la cheminée du yacht filmé par mon Voisin qui est beau gosse, mais qu'il devrait se raser pour que les girlies lui arrachent censément sa chemise, ce qui l'occuperait à d'autres trains. J'ai donc vu la vidéo qui flotte tout du long de la Seine plus propice aux devis de l'amour, à ce qu'on roucoule tantôt. Toujours est-il que je me suis trouvé, un peu avant la fin, à m'interroger au fond quand j'ai râclé le dispositif, que je perçois un peu comme un scénario bien-gouverné.

Car, pour laquelle raison, fallait-il appeller des jeunes à ce qu'ils s'expriment sur leurs projets politiques -- qu'ils imposeront sans le moindre doute -- pour, au milieu de leur discours, balancer l'invité surprenant qui présente tous les traits de l'ancienne génération ? Comme si le débat des jeunes fût à nouveau rapté par les vieux de la politique, même si cette-ci se prétend citoyenne, quand elle affecte les doux gestes d'une sagesse factice. Car Chouard représente, peut-être, la société participative des blogs, mais uniquement par son côté si polissé que les jeunes polit' l'écoutent poliment : puisqu'ils savent bien que la politique ne se fait pas et qu'elle ne se fera jamais sur ce bateau-là.

Quitterie Delmas l'a bien saisi, et depuis le début. Car elle sait installer d'arrivée le désir d'unité, et très nettement posée sur le plan méta par-delà les contingences des partis : elle est donc le parti des jeunes. Par ailleurs, les intervenants parlent peu, à l'inverse des discours qu'ils tiendraient dans de vrais débats politiques. Nul n'est dupe quand il tient la rame d'un bateau sans moteur ni voile, sinon Chouard lui-même. Vrai : qui ne saurait encore que la sphère participative sur le net n'a pas fait son ménage des débords si outranciers qu'ils ne sauraient être admis dans le théâtre politique, dans lequel toutes les places sont bien rassises. Et tout simplement, parce que la démocratie est notre bien le plus précieux.

D'une certaine façon, et malgré le faux consensus qu'il sembla amener, la survenue de Chouard dans le débat l'a arrêté net. Car, c'est comme si l'on avait ouvert la boîte du petit diable au ressort des électeurs et en plein drap du QG des partis, quand toutes les cartes et drapeaux sont éployés sur la table du monde à trancher en parts plus ou moins égales. By the Deuce ! il fallait y aller un peu plus subtilement de cette machine du stratège filmickey, car ce n'est pas parce que les jeunes font de la politique qu'ils seraient forcément des simplesses...

Demian West

Saturday, December 23, 2006

Ségolène désire participer

Depuis quelques semaines, un désir d'avenir de Ségolène nous prend par la main pour nous étendre sur quelque divan moelleux de son sitting de campagne. Afin que nous y déposions nos rêveries de promeneurs moins solitaires pour y faire avancer le débat participatif. Et ceci, par le biais d'une nouvelle formule de la politique qui viendrait manifestement à droit fil du journalisme citoyen, qu'on connaît bien dans AgoraVox, et pour cause.

Chez Ségolène, on s'y inscrit sur le net dans les bonnes cases de l'oncle com' pour y laisser son pseudo de toutes les couleurs à ne jamais confondre avec son nom de famille politique. Puis on y grave son adresse e-mail et là : on est pris. Puisque on recevra l'invite à débattre autour de quatre sujets légèrement graves les soirs d'élections oublieuses de l'éducation (des vigiles), du niveau de vie perdant-perdant, etc. Des sujets de fermes fâcheries qui doivent builder l'acier des quatre piliers comme la Tour de Monsieur Eiffel et du programme de la future présidente, oui mais, de la France ingouvernable. Le site du débat est bien foutu de sa personne haut-talonnée d'élégance de notre présidente. Tout y augure d'une victoire aisée, tellement ce site des ébats participatifs semble une véritable machine de séduction. Puisqu'il donne, pour la première fois, le sentiment que notre avis (s'il participait aux avancées plus générales) serait réellement pris en compte.

En voici quelques rouages célérés par un peu d'huile : les modérateurs choisissent les meilleurs contributions dont ils donnent des synthèses régulièrement, tout en mentionnant les noms des contributeurs élus, si l'on peut ainsi dire. Toutefois, en amont, nous pouvons aussi donner notre préférence à certaines contributions sur d'autres. Quand nous y ajoutons une étoile (jusqu'à cinq) pour faire un appel du sémaphore aux modérateurs. Lesquels savent considérer notre avis pour mieux piocher dans nos plus hautes constellations, sinon dans nos contestations. Tout est prévu : un avertissement au contributeur insiste bien sur le meilleur usage que l'on est censé faire de ce vote stellaire. Telle une voie lactée douce comme un parcours fléché du Michelin, qui ne devrait jamais être compris comme une sanction selon notre goût personnel, mais selon la pertinence contributive à l'édifice plus vaste, qu'on saurait y percevoir. Soit ! Il reste qu'on n'y trouve aucune possibilité de marquer négativement les contributions : ce qui est bien !

On comprend, désormais, que les modes de la communication participative s'étendent résolument à une échelle si considérable, qu'elle atteindrait le point de non-retour : selon une exigence démocratique devenue universelle. Toutefois, comment pourrions nous être certains que ces contributions seraient vraiment prises en compte ? Ainsi que nous le promet la phrase orfévrie du publiciste politique qui parvient toujours à susciter nos capacités olympiques au marathon des confiances éreintées. Ne nous affirme-t-il point que ces synthèses seraient remises à Ségolène Royale soi-même ? Et qu'elle les lirait pour en intégrer les vertus citoyennes (pour celles qui n'y seraient pas encore) dans le programme du futur gouvernement... et que nous gagnerons tous contre le grand méséant Sarkozy.

Et ce semble à nouveau ce même discours qu'on nous sert de trop près depuis des lustres. Tellement, qu'on nous le tartine sur des centimètres d'épaisseur virtuelle de foie gras. Sur la brioche qui remplace royalement le pain, juste avant le lâcher des commentaires des terreurs du site "désirdesrévolutions.com" qui détranchent au portail des Guillotins. Quand le peuple en a tellement soupé des trous autour du pain noir, que son estomac crie tous ses crocs, dehors ses appétits participatifs. D'ores et déjà, les contributeurs attendent tous rassemblés devant la boutique à l'enseigne du "Désir d'Avenir". Quand bientôt on lui répondra comme il convient : "Pour l'avenir, revenez demain !"

Nos cinq minutes de lucidité mitterrandiennes par jour nous diraient : qu'il y aurait là quelque stratagème du sphinx qui saurait intriguer le peuple en fête par l'effet du manche participatif. Oui ! Comment le peuple pourrait-il se plaindre plus encore, dès lors qu'il aurait pris la parole entièrement. Quand on lui dira : "Si la politique a échoué c'est que vous n'y avez pas contribué comme il fallait ! " Finalement, trop d'ébats participatifs sauraient favoriser un buzz où nul n'entendrait plus l'autre. Si bien, que la personne près du gouvernail pourrait en abuser des brumes de ce brouillage opportun, pour gouverner tranquillement son fil à vau-son-plaisir. A moins que ce soit la bonne façon de conduire la France ingouvernable : quand bien même, ce ne serait pas Ségolène qui tenterait ainsi de nous "cyberner" ! Ce crois-je...as I guess.

Demian West

Le Time désigne la Personne de l'Année 2006

Le 13 décembre, le Time a encadré le portrait de la personnalité de l’année 2006 sur ses murs en couverture du magazine. On y découvre un ordinateur avec son moniteur tout réfléchissant des idées géniales et des traits de la saillance de cet homme génial, si qu’il incarne la réussite même à notre époque. Et cet homme c’est : Vous ! ou You ! c’est vous qui voyez...

Aussi collectivement : car le Time a tout bien considéré que ce seraient les communautés de blogueurs, et donc chacun d’entre eux, qui viendraient de basculer le monde, et par des transformations désormais irréversibles. La connexion dendritique n’a-t-elle pas mis en liens tous individus entre eux, et sans plus trop d’égards pour des élites qui faisaient le monde et l’espèce, jusque-là et selon la coutume ancienne ? Aujourd’hui, on voit sur le Net les plus triviales assemblées régner sans honte et partout dans le même temps, worldwide et night & day : ce serait la neuve démocratie, selon le bordel d’une chambre d’étudiant américain et consultable librement en image de fond sur YouTube ou sur MySpace.

Mieux encore : les commentateurs du Web fracassent tous les protocoles de la vieille étiquette vigoureusement décollée des planches piquetées de vers du saloon à papa. Comme le faisait Steve Mac Queen dans le Wild West, qui ressemble trop aux espaces dévastés de la nouvelle frontière Internet, pour qu’on n’aille pas voir par là si l’homme de l’année y était encore en débat disputeux avec les cowboys de l’amour vache. Vrai, les historiens n’ont-ils pas considéré que la période du Wild West, qui allait de 1860 à 1890, était en fait une véritable guerre civile ? Comme un effet de traîne de la Civil War des années 1860 qui fit la sécession entre le Nord et le Sud ? Puisque cette période du Far West vit s’installer, dans le pire tumulte, l’ordre et la loi dans ces territoires à peine explorés, et par des personnalités irruptives souvent polémiques et singulièrement à risque. Ainsi, des aventures de Wyatt Earp à Dodge City - qui fut la pointe du réseau du chemin de fer et du droit occidental. Et que ces gunfights furent symboliques de toute cette transformation lentement romantisée par le cinéma.

C’est un peu des interrogations qui se précisent aux Etats-Unis, quand des pandits du Web tel Jaron Lanier évoquent à escient que la personnalité de l’année prend parfois les traits de pseudonymes rassemblés par toutes queues en des effets de meutes qui seraient comme un début de la résurgence d’autres mouvements plus collectivistes, et du XXe siècle. Lesquels nous mèneraient du lynchage "in the west" aux manifestations des foules prolétaires ou révolutionnaires qui savent basculer toutes les places du pouvoir, avant d’en installer d’autres formules. Toujours est-il que tous y perçoivent une révolution qui est à l’oeuvre, et qu’elle sait changer le monde autant qu’elle peut changer la façon de le changer.

Ainsi, ce miroir en couverture du Time signifierait-il aussi qu’on ne devinerait plus assez qui pourrait vraiment incarner une personnalité remarquable, aujourd’hui aux yeux du public. Quand Bush joue les terreurs qui mordent le sable irakien. Quand le président iranien lui répond sur le même ton des coquelets duellistes, qui s’affrontent sur la place du prime time au centre du village global. Aussi, quand la Corée use d’une diplomatie média qui sait lâcher tout le lexique du nucléairement incorrect. Enfin, quand toutes ces éminences mondiales qui devraient naturellement tirer cette couverture du Time à soi par toutes marques d’excellence, quand ces élites glissent si aisément dans l’errance. Et donc, qu’elles lâchent cette une prestigieuse (sinon la tribune pour le siècle qui vient) pour la laisser à de simples inconnus innombrables, qui viennent subrepticement de rapter la planète entière, et par une porte à peine dérobée. Et pire ou mieux encore : depuis chez You, devant votre moniteur (Oui ! Vous !) de la personnalité de l’année 2006.

Demian West

Kenneth Branagh casse sa flûte à Mozart

Hier, votre humble narrateur s'est introduit dans le complexe MK2 dans le 13è arrondissement à Paris, pour y voir le nouveau crime cinématographique et shakespearien de Kenneth Branagh. Le complexe était fermé, car il était trop tôt, et je ne sais par quel biais j'étais parvenu à l'intérieur, quand un cerbère me hèla en me demandant qui j'étais. "Demian West ! mais je crois que nous ne nous connaissons pas". La séance de flûte commençait mal sinon en traversière du champ miné. Hormis que la belle-amie que j'attendais -- et qui était la vraie raison pour oser voir un film de Kenneth -- fut venue. Donc nous allâmes voir "La Flûte Enchantée" de Mozart par Branagh.

J'avais, bien sûr, apprécié la version de "La Flûte" par Bergman dans les années 70'. Une version miraculeuse qui m'avait définitivement scotché à mon âge mental, depuis lors. Bergman y avait tout mis : l'opéra ; les décors baroques, et tous les symboles maçonniques -- qu'on pouvait aisément décrypter, pour en citer quelque lopin faussement dévoilé pour impressionner dans les dîners-de-vilains.

Je ne saurais dire quelle intention prit Kenneth Branagh dans ces plus démagogiques instincts, pour qu'il voulut mettre l'opéra si bas que chacun puisse y trouver la version de sa propre cantine. Tellement Branagh a su fourrer dans ce mythe initiatique -- qui va de l'enfance vers l'idéal des vertus citoyennes -- un bazar de citations visuelles si embrouillées qu'elles ôtent toute viande solide à ce plat de roi. Puisque c'est un des meilleurs opéras du monde qui est ainsi mis en pièces : entre des visions des tranchées de 14-18 et leurs fameux poilus aux brushing savants (car nous sommes quand même à l'opéra). Vers des vues d'un Château de Chambord envahi par des prolétaires désoeuvrés, comme dans un bordel bourgeois, et peu maçons pour le coup de maillet.

Pire encore : des femmes, bien-charpentées, y battent leurs hommes sur la tête, comme elles planteraient des clous ou des crucifiés à leur bois, quand elles ne nous clouent pas à notre bois de fauteuil. Et tout du long du film, qui en devient une apologie de la mysoginie, très éloignée du livret de Schikaneder. Au point de non-retour : on entre dans le temple initiatique gouverné par un Zarastro, censé être un prêtre des mystères d'Isis et d'Osiris, qui prend ici des allures de Staline. Mais d'un Staline en chantier : en chemise détroussée du Stakhanov, il achève la fantaisie néo-communiste de Branagh, par la construction d'une statue de Tamino et Pamina, en héros ou "gueroï" de l'Union Soviétique qui tiennent la flûte enchantée comme ils tiendraient, à bout-de-Marx, la faucille même de Georges Marchais, en moins drôle.

Ah ça ! On y rit nerveusement, quand on voit ce couple en figurine kitsch dessus la pièce montée, et pâtissée en château de Chambord, pour le mariage du couplet à Chantilly. Franchement : Branagh voudrait grand mal à Mozart, qu'il n'aurait pas autrement brisé, au hasard, des os dans la fosse communiste du cimetière "Saint-Marx" (vous ne rêvez pas c'est écrit dans tous les guides touristiques) à Vienne.

Pire encore : ce sont des chanteurs d'opéra qui tiennent les rôles-titres, mais filmés de si près, que le tout prend rapidement des airs de mauvais jeu absent, comme on en voit dans les films porno. Quand les acteurs, certes excellents dans leur office de flûtiste très spécialisé, ne joueraient un rôle que pour donner prétexte à la jouissance sensuelle. Il est vrai qu'elle est bonne...la musique dans le film promo de Branagh !

La flûte de Branagh semble donc un peu pipée : soit Kenneth voulut outrer le public ou la critique, pour s'ouvrir net les pires veines du buzz ; soit il aurait confondu l'art du cinéma avec le collage de ses fantasmes qui voudrait règler son compte à son oedipe coincé dans la Branagh ; soit il voudrait mener le cinéma à son état ultime, vers la bande son, par-delà le visible et qu'on devrait y aller pour le voir les yeux fermés...

Ce film serait donc un probable désastre pour ceux qui découvriraient "La Flûte Enchantée" de Mozart, par ce biais-là. Pour les autres : accompagner ce nouvel enterrement de Mozart causerait simplement une dépense inutile comme une bulle en ces veilles de fêtes, et qu'on s'y casse vite une flûte à ce chantier-là.

Demian West

Art Contemporain vers l'Immatériel

Aujourd’hui, l’art contemporain est le refuge même de toutes les espérances qui bougent déjà la société dans son fond le plus obscur et puissant. Comme au début du XXè siècle, des artistes provocateurs installent des nouvelles formes de rapports et de relations sociales. Ainsi, les oeuvres "dada" ou "constructivistes" ont-elles étalé de nouvelles géographies ou des neuves cartographies des structures sociales sur leurs toiles. Aussi, les gestes dadaïstes se savaient transformer tous les comportements de l’après-guerre: autrement dit: ils homologuaient les désirs libératoires vers l’avenir, qui ont fait notre société d’aujourd’hui.

Les oeuvres d’art conceptuel ont continué cette ligne de force lancée tout du long du XXè siècle. Depuis 40 ans, les conceptuels ont transformé les moeurs, ou plutôt ils en ont accompagné puis homologué les nouvelles formules des échanges entre les individus. Car l’art contemporain est cet art transformateur qui fonde la nouvelle citoyenneté. Ainsi cet art a-t-il su intégrer toutes les formes d’expression sociale, selon le concept de la "sculpture sociale" inventée par Beuys dans les années 70. Et cet art s’est-il étendu (concept d’art élargi) jusqu’à inclure toutes les activités créatrices: même la politique !

Et par là-même, cet art s’est-il espacé jusqu’à nous et jusqu’au XXIè siècle, qu’il transformera certainement tout vers le concept, ou vers l’immatériel.
Ainsi, quand des esprits seraient encore tournés vers "la fin de l’art" ou vers "la fin de l’histoire" — selon les concepts de la philosophie de Hegel — et que ces esprits penseraient abusivement que l’art s’estomperait ou qu’il disparaîtrait: c’est tout simplement que ces esprits ne seraient pas assez faits, pour bien-voir que l’art est cette porte qui nous mène à l’immatériel, par le numérique et l’écriture. Et dont la porte ouverte par le cube évidé de l’"Arche de la Défense" est le symbole même, inscrit et constitutif de la neuve cité "Atlantéenne" et donc vers la civilisation immatérielle qui vient et fond droit sur nous depuis l’avenir.
Et tout ceci, est en lien sinon en alliance considérable et rédemptrice avec les mythes orphiques et donc shamaniques, dont se réclamaient les primes artistes conceptuels dont le plus grand d’entre-eux, Joseph Beuys, dont je me réclame à l’ensuite (ainsi que autres plus warholiens).

Demian West

Miss USA hors-concours

Pour la saison 2006, le milliardaire Donald Trump, qui est le propriétaire de tout le business du concours des Miss USA, et le jury avaient décidé de tirer au canon chauffé à blond sur la foule, électrisée ou érotisée, des dévots du culte à Venus. C'est donc Tara Conners qui emporta le titre et les flots de cash, aussi l'appartement offert par Trump et les joies stupéfiantes de la grande citée New Yorkaise, qui est le pire lieu du péché. Comme beaucoup de prêcheurs américains (qui s'y rendent le week-end pour se déstresser) le savent.

Huit mois plus tard, la bombe en titre vient de souffler le plus tempêtueux vent du scandale sur cette institution des Miss USA, qui participe de la subtile propagande mondiale. Ne diffuse-t-elle point partout l'identité de cette blonde Amérique qui séduit le monde entier ? Jugez-en par la suite qui vient : Tara Conner a été confirmée positive à la suite d'un test clinique de détection de drogue dans son corps hallucinant. Aussi, plusieurs témoins l'ont vue se goinfrer de cocaïne dans des nightclubs. Pire encore : les témoins la virent assister quelque jeune étalon à se qu'il se poudre les naseaux, de ce même pied si l'on peut ainsi dire.

Plus touchant : elle recevait des trains de boyfriends dans l'appartement mis à disposition par Trump, et qu'elle partageait (je veux dire l'appartement) avec la chaste compagnie de Miss Univers Zuleyka Rivera. Peut-être pour que le milliardaire fît quelques économies de frais, mais pas de scandale ! Enfin, d'autres témoins virent Tara Conner sortir souvent avec son amie Miss Teen USA -- on ne saurait se tromper car elles sont de vraies jumelles de beauté -- et l'embrasser sur la bouche, jusqu'à ce qu'on comprit qu'elles étaient (comme on dit à cet âge innocent) : ensemble.

Bien sûr, quand elle débuta dans ses concours de beauté, tous ses proches et son petit ami, forcément délaissé depuis à ses travaux des champs, lui conseillèrent de casser la baraque. Mais elle était si sage, qu'on la vit dans tous les média prodiguer ses leçons de retenue à l'attention de Britney Spears et de Paris Hilton, qu'elle trouvait "trop limite car elles prenaient trop de risques". Aussitôt arrivée à New York pour prendre la couronne, Tara la petite provinciale, d'un petit village du Kentucky (qui est un Etat des USA mais où ?), fut totalement électrisée par le choc people dont elle était l'épicentre. Elle vient donc de casser toute la baraque sinon tout le building parterre. Puisqu'elle est devenu le pire scandale qui a sut mettre le branle au banc de tous les conservateurs des States. Et dans les termes mêmes que la Presse nationale emploie pour faire le buzz mondial de cette Cendrillon d'outre-minuit, en la qualifiant de "vraie bête de party". Ce qui était simplement la réputation qu'elle tenait fixement dans le New York by naight.

En revanche, dans la blogosphère, elle est en passe de devenir une star définitive. Certes elle va perdre sa couronne au profit de Miss Californie Tamiko Nash (qui est bien aussi), mais elle a su montrer le visage le plus authentique de l'Amérique puritaine. Elle en devient donc le martyre de la vie réelle qu'on ne voudrait plus cacher. Les blogueurs la soutiennent en diffusant l'article culte, dit "fascinant", que Joe Piazza du "New York Daily News" lui a consacré. Les internautes lui conseillent de se tourner vers d'autre autorités, en posant pour "PlayBoy" par exemple, ce qui devrait lui assurer une couronne plus fermement vissée à sa Miss. Gageons finalement, qu'elle conservera son public de fervents admirateurs, dont les plus assidus à son culte vénusien seront certainement ses détracteurs hypocrites.

Demian West

Revenu Minimum pour l'Individu

Le choix de sauvegarder une somme minimale pour éviter la pire misère, et donc toutes les errances qui viendraient avec elle, est probablement un choix très profond et qui a été fait de longue main, et que la France et l'Europe préserveront ce dispositif. Car, ce semble plus qu'une mesure qu'on prendrait dans l'attente du retour de temps meilleurs. Il s'agit plus certainement, d'un choix dicté par la prise de conscience qu'il n'y aurait plus jamais -- en tous les cas dans un avenir accessible à nos compréhensions et prévisions -- ni assez de travail pour tous, ni de postes dans l'administration, non plus que de fortunes qui pourraient survenir si aisément espacées qu'auparavant.

Il faut donc : payer d'aucuns, à celle fin qu'ils abandonnent lentement toute idée de travailler. Aussi, qu'ils se contentent de vivre avec un minimum pour survivre en fait. Et tout ceci s'étend, aujourd'hui, à tel degré et à si basse et sourde note, que les smicards craindraient déjà d'y tomber eux-mêmes, si près qu'ils seraient de ce statut ; lequel sait présager des nouvelles sociétés du XXIè siècle. De la même main, les gouvernements doivent subvenir aux besoins élémentaires de chacun, pour éviter que les exclus du travail se révoltent et qu'ils fassent tomber toute la société d'abondance, et son déséquilibre (qui favorise les grandes fortunes) avec elle.

Somme : Il est manifeste, que les Etats-Unis d'Amérique développent une société sur un autre mode plus libre et dans le même temps qu'il paraît plus risqué sinon brutal envers les personnes vulnérables. Tandis que les Français ou l'Europe tenteraient d'installer une société qui se saurait préserver des moyens fondamentaux pour la survie de chaque individu. Etant entendu, que d'aucuns d'entre-eux, se mettront forcément hors de la société pour gagner leur liberté plus absolue. Si vrai que les clochards d'autrefois ou certains SDF sont parfois comme des princes aux pieds nus, qui choisissent leur état asocial. Car, il y en aura toujours : qui refuseront, tel Diogène, toute contamination par la société composée d'esclaves du travail.

Dans quelques années :même les acteurs n'auront plus de travail, et tout du reste, plus personne n'aura de raison de se mettre au travail. Quand des robots, soient qu'ils seraient mécaniques, ou organiques sinon des robots immatériels travailleront partout. Et, dès lors un grand conflit naîtra probablement, dans l'espace internet. Si qu'il a déjà commencé mondialement autour des robots immatériels tel Google, et pour l'hégémonie sur l'information. Aussi, cette guerre se mondialisera par le biais de l'internet, quand il s'agira de déterminer plus précisément les leaderships des maîtres des richesses produites par les robots.

Comme avant la Guerre Civile aux USA : c'est la question de la propriété sur la plus grande force de travail, et des avantages qu'elle procure aux maîtres, qui déclenchera le conflit pour les avantages de tous ordres. Par exemple : Lincoln s'est opposé à l'esclavage dans le sud des USA, par humanité chrétienne certes, mais surtout parce que le sud tenait des avantages commerciaux énormes, par le fait que les Etats du sud tenaient une force de travail qui leur coûtait moins que les investissement qu'il fallait au Nord, dans l'Union. Le nord avait misé sur les machines, quand le sud misa sur l'esclave. C'est pourquoi, les Confédérés ont fait scission.

La question qui se pose aujourd'hui, est bien de savoir lesquels seront les esclaves et lesquels seront les maîtres demain ?

En préalable : la vraie richesse étant à placer dans la maîtrise du temps, et l'abondance du temps libre. Outre : si la société de l'opulence parvenait à créer des robots qui produiraient des richesses matérielles et spirituelles, et pour en redistribuer autant ouvertement -- et non par des alibis montés en annexes sur le ton de faux-semblants sitôt accolés du statut de chômeur -- le RMI et les minima sociaux seraient une première démarche qui avouerait vouloir la sauvegarde de la citoyenneté inscrite dans l'économie même qui serait distribuée réellement : c'est-à-dire en des réalités concrètes.

Il ne saurait y avoir de doute, que les Instances supérieures (en tant qu'elles sont en-haut de la pyramide des décideurs) qui nous gouvernent savent jusque dans le moindre détail, les lignes de forces qui seraient comme inscrites dans ses minima sociaux, qui paraissent déjà tellement programmatiques d'une grande échelle de la société de demain.

Et il ne faudrait guère oublier que certains de nos semblables vivent autour de nous une survie assistée qui pourrait devenir notre statut, aussi vrai que nous sommes leurs semblables en retour.

Demian West

La Justice spectable

On ne vit jamais autant de juges dans les médias, c'est-à-dire en prime chaîne télé, depuis les grands tirages des lithos en usage dans les cabinets de la Justice vue par Daumier, puis par les clientèles en salle d'attente. C'est que par les temps qui courent suprêmement tout juste, les Juges ont jugé utile de paraître en plant à la télé pour faire eux-mêmes épaule à leurs jugements, parfois quand ils allaient à Vologne comme à vau-l'eau. Ca fait de bons bouquins à tirage flamboyants dans les campagnes cheminantes. Mais, dans le même temps, ça éprouve la Justice à la pierre de touche généraliste, qui efface les nécessités de la contingence qui ferait le meilleur jugement : selon la singularité de chaque cas ou dossier.

A ce lustre-là : il n'est pas étonnant que le public critiquât la Justice et que les Juges eux-mêmes en vinrent à douter du spectacle qu'ils aimaient à donner. Puisque cette discipline, libre et dans le même temps si contrainte par des formules de loi balancées comme à la pharmacie, n'en était plus mécanique comme devrait l'être tout bon produit estampillé aux normes de la fabrica RF, avec toutes les garanties inhérentes à la raison naturelle des AOC.

Aussi, si l'on allait plus loin, nous serions tous et généralement coupables de quelque lopin irrégulier que nous ignorons. Puisque nul ne saurait connaître tout le bâtiment des lois de fond en comble grillagé. A rebours, nous serions tous innocents définitivement, si même les pires crimineux : car si l'on allait au bout de toute affaire de règlement de mécompte personnel (dequoi la Justice est gavée), on y verrait au fond la part d'innocence du bon sauvage le plus cannibalique en chacun de nous : car c'était sa coutume, par laquelle il aurait été nourri puis élevé.

Somme : Il faudrait peut-être laisser le Juge en paix, pour qu'il retrouvât sa sérénité, sans laquelle nulle décision ne saurait être rendue conformément à l'exigence de Justice...à ce qu'on dit tantôt.

Demian West

Marianne boycotte Sarko-Ségo

Ca vient de sortir des rotatives internétisées. Tout chaud comme le bon pain qu’on aurait bien-séparé de l’ivraie. Oui ! vient-on à peine de plonger agressivement dans la pire campagne électorale qui coule déjà au fond. Et "Marianne" sort sa prochaine édition, et c’est la nouveauté : sans jamais que cette édition de "Marianne" ne dise les noms du maître-duetto : Sarko-Ségo ou Ségo-Sarko. Pas un mot !

C’est Laurent Neumann, directeur de rédaction, qui l’affirme, comme s’il levait le trophée de la plus grande victoire contre soi-même. Comme s’il obéissait au doigt et à l’oeil tantôt crispés sur la gâchette du bulletin épistolaire des lecteurs. Lesquels auraient fait à "Marianne" cette demande que nul ne saurait refuser, puisqu’elle est imposée par cette charge du barillet de la plus sérieuse exigence du journalisme participatif. A la vérité, Neumann semble soulagé lui-même, si presque bien-heureux par l’effet de ce miracle du silence monacalement imposé par le bâillon, mais restauré.

Toutefois, on devine que ce vide innomme n’augurerait pas de suites apaisantes. Car on y sent bien, qu’on voudrait se reposer à la mitan de cette première bataille, dans laquelle on aura compté les occurrences média des noms de ce duetto en-tête, comme on compterait des buts en d’autres circonstances de la coupe de France. Ces deux joutes confinant au stade élyséen qui serait proche du coup de boule ; ainsi que l’attestent toutes les prises de mains et de télés de l’autre duetto d’arrivée au Palais : Chirac-Zidane ou Zidane-Chirac.

Vrai, c’est bien le ton de cette campagne 2007 qui voudrait graver au fer rougi le nom du plus sûr couple gagnant, dans tous les cerveaux votant dans leur plus simple isoloir "in petto". Les historiens de l’art nous dirons qu’il vaut mieux entendre "Sarko-Ségo ou Ségo-Sarko" tant que nous pourrons tenir, plutôt que se couper une oreille par désespoir, comme c’est la coutume instituée par Van Gogh, l’artiste visionnaire de la future génération participative, qui voudrait échapper à toutes ordonnances médiatiques. Aussi, nous faudrait-il vite innover et pourquoi-pas instituer "qui vous savez" selon Neumann, soit le duetto Ségo-Sarko : en tant qu’il serait notre futur couple présidentiel. Je veux dire qu’on pourrait les pacser sur le mode politique, par une nouvelle formule de loi de cohabitation. Un peu, comme on l’attendrait d’un couple qui ne s’entendrait pas et qui resterait ensemble "à quia", sitôt le mariage contracté (devant le maître-électorat), ce qui arrivait souvent dans les accordailles royales et pour raison de stratégie d’Etat.
D’ores et déjà, les é-lecteurs de "Marianne" ne voudraient plus entendre parler du futur divorce annoncé par ce mariage forcé, et tellement people — la cohabitation disputeuse de demain ne se se déchirera-t-elle pas ses enfants tels des programmes électoraux en passe de parlementeries ? A la vérité, dans les quartiers généraux tout à l’assaut, on voudrait tellement impliquer les électeurs dans cette scène de ménage crypté électoral, que les é-lecteurs demandent déjà qu’on efface des cartouches pharaoniques tous les noms des souverains gêneurs, ainsi qu’on règlait ses comptes dans l’Antiquité.

Nous avons donc une semaine de répit. Et peut-être notre coutume participative serait-elle du meilleur goût, si l’on exigeait qu’on n’évoque plus du tout et jusqu’aux étrennes, le pire accouplement que tous craindraient au second tour : le duetto "déjà vu" du front dont j’ai oublié le nom.

Demian West

Friday, December 15, 2006

Who's Pete ?

La rock star moulinante du bras, dont on ne se demande plus "Who are you ?", se reposte en scène : oui, c’est la résurrection de Pete Townshend qui casse aujourd’hui toute la british baraque des cup of tea bien rangées sur la table de platine. Il donne à nouveau des guises de concerts d’adieu, comme s’il en pleuvait des sons de fin du monde qui rappellent les chutes des V1 de son enfance.

Pete Townshend sait maintenant, et il en donne le ton dans toutes ses interviews, que la raison du rock fut cette résonance d’après-guerre, et d’avoir vaincu autant la guerre que les ruines. C’est une musique libératoire des angoisses que Townshend a vécues, puisque des personnes sont mortes dans sa maison d’enfance durant la guerre. Cette musique aurait dû disparaître comme un mauvais souvenir qu’on tente d’effacer par le silence. Aussi, Pete pensait qu’elle tournerait avec le tournant du XXè siècle et qu’elle serait remplacée par une inconnue. Pourtant, cette invention musicale semble aussi persistante que sa mémoire des cratères de bombes et des ressorts de montre et de squelettes que Pete ramassa dans ses terrains de jeux où naquit cette révolte, qui versa encore plus aveuglée par le nuage de la bombe H pas cool qui mit fin au terrain de jeux et à ce conflit qui rocka et roula toute la planète.

The Who : le mythique groupe qu’il forma avec Daltrey, et les deux disparus in action Keith Moon et John Entwhistle, a encore de beaux restes d’une entreprise de sexagénaires en rocking-chair mais debout. Tout pareil à leurs amis les Rolling Stones qui se montrent aussi très busy : là c’est Mick Jagger qui dirige et l’autre Keith qui décide de l’heure du drink qui explosera l’hôtel de la troisième mitan électrisée par l’érotisme en coulisse.

Il est vrai que Pete Townshend vient de renaître publiquement, après un accident de vie considérable en 2003. Il a été condamné pour transaction pédophile sur le net. Avec sa carte bleue qui était rougie pour le mauvais coup. Mais l’affaire n’était pas si simple qu’il y paraissait. Car Pete affirma qu’il était en mission de chasse anti-pédophile, puisqu’il était lui-même victime dans son enfance de tels actes. Ce que tout son oeuvre manifeste, et ses témoignages. D’ailleurs une part de l’opinion publique le croit innocent. Plus encore, il se dit très "intéressé", comme un chercheur à l’étude, par le business de la masturbation masculine qui semble un des moteurs et des plus puissants (je ne vois pas d’autre terme) Marchés du net.

Toujours est-il, que le poète compositeur a renoncé à polémiquer sur la fusée médiatique qui suivit cette affaire. Il reconnaît avoir agi illégalement en usant de sa carte de crédit pour faire l’acquêt de matériel honteux, et que la loi l’a condamné. Fin de l’affaire.

Son dernier concert à Locarno sonne comme un album des Who, comme en témoigne Neil Mac Cormick du Telegraph. Ainsi que rien ne nous changerait dans la vie, comme si nous étions nous tous ou chacun une comète, sinon un projectile lancé depuis l’enfance pour tout casser du monde de nos parents qui avaient tout faux : du moins si on est un rebelle qui sait mouliner dans les cordes des accords savamment défaussés.

Demian West

Le sexe est le prime pouvoir, avant tous les autres.

C’est le plus sûr handicap du peuple rassemblé devant la télé, qu’il croit encore en de vieilles lanternes magiques. Que le mérite devrait être reconnu aux plus méritants. Que les postes bien-placés seraient à distribuer au casting des meilleures volontés et des élans du coeur paysan voire ouvrier. Que le peuple et chacun de ses représentants serait la suprême valeur. A tel premier rang qu’il suffirait au citoyen qu’il prétendît à tous ces privilèges, en avançant son bras tendu avec au bout la carte du parti-des-nés-de-la-plèbe qui savent embesogner toutes les tâches bien-manoeuvrières.

C’est qu’on ne connaîtrait pas assez du grand reportage de toute l’histoire, qui a été entretissé par des rencontres d’alcôves à peine couvertes. Tout pêle-mêle: Antoine et Cléopâtre puis César qui inventèrent l’amour passionnel au plus haut rang du pouvoir ; Alexandre qui offre Campaspe sa plus belle almée de son harem au peintre Apelle qui fit son portrait et qui en tomba amoureux, ce qui plaça l’art plus haut que le plus haut des monarques ; les femmes de la famille Borgia, et les claquement de portes comme des coups de fusils ou de cul orfévris en sautoir dans l’Elysée mitterrandienne ; le Littré dit même qu’une égérie est une femme qui influence les grands hommes politiques ou les artistes et les génies, tous en même poste de rang ; et pour en connaître mieux encore du pouvoir qu’on gagne par le biais des femmes qu’on courtise, lisez "Bel-Ami" de Maupassant.

Parquoi, il y a tellement de matière à composer toute une histoire de ces damerets galants qui firent la politique et l’Etat, ou toute la culture, dans leur lit et parfois à table sinon entre deux portes. Et ceci se passe depuis toujours sans jamais laisser: Comment alors s’en étonner sans paraître né de la dernière giclée ?

C’est aussi que la politique est un puissant aphrodisiaque qui participe à plein drap, si même qu’elle y ajoute à ces jeux galants. Et que le pouvoir est une forme de la puissance qui est, par la nécessité de l’évolution, recherchée par les femmes éclairées, et par toutes les autres aussi. Quant aux hommes: ils ont besoin de règner sur tout ce qui bougerait, et depuis leur désir jaloux de contrôler l’oeil si expressif des cils des journalistes féminines, jusqu’aux téléspectateurs qu’on y voit dessus, comme s’ils étaient projetés sur la surface de cette fille lisse et glacée, enfin asservie si télévisuellement.

Demian West

Comment se mettre en bon train de course

Quitterie Delmas a décrit dans un article sur AgoraVox, comment Sarkozy fut hué par l'assemblée des internautes réunie un soir par Loïc Le Meur, comme elle le soupçonne d'avoir pu réunir toutes ficelles arrangées à celle fin de favoriser Sarlozy devant Bayrou.
Cet événement, qui vit bondir une blogosphère irruptive dans sur la scène réelle, semble avoir produit une sorte de simultanéité heureuse de deux approches de la politique jointes à deux approches de la scénographie médiatique. A tel point qu'on hésite même à conserver le terme de média à ces manifestations, tant on y confondrait les acteurs de la blogosphère avec le peuple réel, non plus simultanés mais le même peuple. On pressent donc une neuve communication si directe qu'elle ne serait plus média entre deux et différents postes.

L'article de Quitterie Delmas semble voir, et donc elle nous montre de la même main et dans tous les coins si propices aux stratégies oublieuses : le plein des r'accords fabriqués pour vite mettre la main sur l'opinion qu'on aime ramasser. Laquelle opination n'est que du vent, mais le plus précieux quand il s'agit d'emporter tout le réel du gâteau avec la fève pour la couronne. C'est donc un remarquable effet du net, et qu'on le verrait insister de plus en plus, qu'il montre tout : parce qu'il se trouve toujours un petit rat des souris qui musardent bien au chaud, pour entendre toutes les passes, des devis et des misères ambitieuses, que se font les compères et les commères dessus l'oreiller.

Et non pas, parce que ce devoilement serait causé par un désir ou par la demande empressée du public, non ! Mais tout simplement, parce que ce serait l'effet d'une écriture internétique, en tout état de cause. Laquelle expérience ou expression transmettrait depuis cette large ouverture du plus grand angle de vision que l'internet mettrait en oeuvre par sa nature même. Par un dispositif qui ne paraît plus si technique, qu'organique voire spirituel bientôt, si l'on considère ses effets dans notre vie même et la politique. L'internet serait presque déjà une sorte de cerveau "surnaturel", puisqu'il se présenterait à nous, un peu comme le firent ces animaux séraphiques et mythiques tous couverts d'yeux et dont les bouches exprimaient des épées de feu à double tranchant qui annoncaient des temps vraiment neufs. Quand nous y sommes presque aujourd'hui : en des temps qui ne seraient vraiment plus des répliques des usages anciens, et de la politique aussi.

Somme : les candidats aux élections qui ne prendraient pas sans retenue, et sans ressource ou immédiatement, la bonne monture de cette neuve course de la politique, seraient-ils marqués par quelque handicap qu'ils ne se sauraient jamais rattraper. Et ils en prendraient tout le mécompte, dès l'instant qu'ils comprendraient qu'ils seraient mal-partis pour la course qui se précipite déjà tout devant eux. La victoire serait-elle aussi décidée par le choix qu'ils feraient de leur public auquel ils voudraient s'adresser, c'est-à-dire le point vers lequel l'esprit saurait se concentrer et contendre sa course tout du long ?

Aussi, ne sont-ce point les perdants qui croient voir le plus quand ils ne voient que le train boueux des culs des chevaux qui gagnent devant eux. Alors que le gagnant ne se retourne jamais pour compter les perdants, puisqu'il a l'oeil posé fixement sur le fil qui tranchera le conteste et sa victoire. Et qu'il avait décidé de ce point de mire avant la course.

C'est dire qu'on gagnerait la course par ses choix et ses visions, avant même de partir : ce qui est comme de gagner du temps média.

Demian West

La vie est un long fleuve clair

En préalable à toute mise en examen, on pourrait suggérer à Denis Robert ainsi qu'à l'auteur de l'article cette question de savoir s'il était si sage de faire autant de caricatures outrancières des juges en cette affaire, et juste au sortir de leur bureau chauffé au rouge. Et comme si de tels propos de rage blanchie se savaient changer quoi que ce soit à l'investigation des Juges. Ah ça ! Et quand dans cet article on voudrait, certes, sauver l'investigation journalistique, mais malheureusement en aliènant aussitôt l'investigation faite par les juges : ce qui est leur droit, plus encore : leur devoir pour lequel ils sont en office dans la République.

Pourquoi, cet article attaque-t-il les juges sur un ton qui paraît si semblale au ton que l'on entend à l'oeuvre chez les adversaires de Robert. Et qu'ils utiliseraient ces méthodes abruptes pour réduire cet écrivain sans raison, à ce qu'on dit. Est-ce donc si sage d'affirmer que la Justice défendrait les tenants de l'affaire Clearstream ? en insinuant par là-même que tous les rouages du pouvoir seraient contaminés par cette huile rance d'une république bananière. Alors que l'auteur même de cet article en manifeste une si bonne connaissance, qu'il emploie cette huile presque pour en abuser et tout du long. Tellement son appétit de Justice le mettrait à mordre à tous les parquets de France sans plus de discernement.

Ne dit-il pas au moment qu'il glisse sur la cire bananière qu'il vient à peine de la passer sur... "Le parquet de Paris, scélérate marionnette" ? Voudrait-il réviser tous les jugements du siècle passé et jusqu'au rebours de la Justice même, avec son petit mail de retoucheur de la statue bien-balancée des décisions de Justice, qu'il ne s'adonnerait pas à un tel sport de glisse mémoratif et assez grandiloquent pour être parfaitement inoffensif pour ses adversaires.

Pour exemple : l'auteur passe du syllogisme à trois temps, qui est le plus nécessaire pour convaincre par la raison, à l'enthymème qui en une forme abrégée à deux temps qui suggère plus qu'elle prouve vraiment. Certes cette forme de rhétorique impose quand elle atteint son apogée "je pense donc je suis", mais sur le pied où va ce discours c'est plutôt : "je pense ainsi donc c'est vrai"... ou plus clair encore : "la Justice enquête et met en examen donc elle est complice des ennemis de Robert" .

Et, c'est bien là l'essentiel du discours qui plombe le discours. Car il n'y a là point d'investigation ni de vérité. En revanche, on y sent de la conviction, et du ressentiment, soit du dépit, manifestement un manque de sérénité inquiétant pour le dossier du mis en examen, aussi de la précipitation, et enfin de l'accusation même plus indirecte, sinon de la dénégation de la République, pire du mensonge, ou encore de la manipulation, c'est-à-dire de la mésinformation, finalement de l'injustice en un dernier mot.

Et simplement parce que l'auteur n'use jamais des précautions oratoires, quand il voudrait nous parler d'investigation : c'est-à-dire d'un journalisme prudent et courageux : qui ne sait rien et qu'il doute avant d'avoir étudié ou débattu dans des discussions contradictoires, je dis bien CONTRADICTOIRES de toute l'affaire. Par ainsi, en lieu de descendre la Justice, il devrait en étudier les livres et toute la philosophie. Surtout, si ce qu'il veut amener dans l'esprit de la lectrice et du lecteur serait que Denis Robert tenterait de démontrer légitimement un scandale immense, et si c'était vrai dans le fond du débat.

Car on n'emporte jamais le gain d'une affaire qu'on établit sur un tel manque de sérénité, et dans un manque en la confiance des livres fondamentaux de la Justice. S'attaquer à la Justice -- ce qu'il ne faut jamais confondre avec les actions de la jurisprudence qui transforment et font avancer la Justice -- c'est bientôt, c'est déjà, s'attaquer à la Constitution même et à nos Droits fondamentaux.

Autrement dit : comme tout citoyen je refuse qu'une pièce introduite dans un dossier, et qu'elle aurait été obtenue sans mon consentement, puisse être utilisée contre moi, même pour la plus infime affaire de Justice. Et ce que Monsieur Bonnet pensera pour lui-même de la même façon, je ne doute pas de ce fait un seul instant. Comme je ne vois pas pour laquelle raison, un journaliste, ou un curé, ou un patron, ou qui que ce soit serait assez au-dessus des lois, pour qu'on l'autorisât à tenter de m'accuser, puis à aller en Jutice avec des pièces qu'on aurait subtilisées chez moi et dans mon secret et où qu'il se trouvât : puisque le secret est la base de la démocratie, et au plan individuel le plus intime : il est sacré.

Demian West

Comme un miracle en politique

Nous savons bien que les rois de France puis les Présidents seraient les porteurs d'un pouvoir surnaturel de guérir les maladies les plus incurables emmi le peuple. Si que les miracles sont des effets qu'un bon porte-parole de la "bonne goubernaille de la dite Citée" saurait mener à bon terme sur la péronnelle de l'Elysée qui est la maîtresse-cathédrale des temps modernes, de la politique à tout le moins.

Pas moins authentique : on sait la force magnétique de Villepin qui séduit à mesure qu'il s'éloigne comme le sage antique qui vivait dans quelque tonnelet de l'ivresse poétique au plein de l'Agora marchande et de toute la boutique montée au-dessus de l'escalator des parfums "au bonheur des dames". Non plus qu'on ignorerait la fameuse magie des annonces faites à Marie'Anne de la Famille République, par le très-Saint Nicolas en la barbe en foire, qui sait quant et quant présider uniquement à Noël, soit quand il rase mot de sa candidature. Laquelle survient comme la parousie même qui était annoncée pour la fin des temps électoraux, selon "la Psychédélique" de Saint Jean le Battu.

ll s'en trouve même qui pense, en s'intriguant soi-même, que Sarkozy serait atteint de la prime jeunesse : comme si les jeunes croyaient encore dans les miracles qui les préserveraient des désenchantements de la vieillesse, de la maladie et de la mort, sinon du chômage à crédit.

Aussi, sait-on que Ségolène serait déjà montée, d'abord escachée puis à la montre curialiste des palais socialistes décorés, sur sa selle de la neuve Jeanne d'Arc qui saura jeter le boute-hors sur les Anglais de toute la droite assemblée dans l'hémicycle, qui est la seule machine à roues votantes qui permettrait la francisation de l'Europe. Vrai aussi, que le sultan Chevènement soi-même est revenu d'entre les morts, qui vivent tous dans des comas en attente si résurrective, qu'ils débattent de scrutins palabrés et gigantesque du mépris de la mort jusque dans des soirées électorales. Lesquelles évoquent des bals de vampires étrangers où l'on s'entre-Dracule alertement vu que tout le monde prétendra avoir gagné, surtout le Hulot des séquences exploratoires.

Tous comme des miracles en nature, vous dit-on !

Sunday, December 10, 2006

Les vacances du pouvoir de Monsieur Hulot

Il l'a presque dit ce "Dimanche Plus" à Miss Ferrari de "Canal Plus", qui était belle comme un jour de fête pour Monsieur Hulot. Quoi ? Qu'il se présenterait aux élections s'il le fallait. Et surtout si tout l'y menait. Comme l'y pousse ce bal des vampires médiatiques, dont on voit les circonférences des débats se multiplier à sa traîne. On y entend bien que Hulot expose la menace écologique qui est la raison urgente de son plus sûr engagement. Certes, on nous montre un candidat qui semble très passionné par ces débats, puisqu'il y est en mission d'informer et de bouger plus d'un hémisphère des décideurs puis des électeurs qui l'applaudissent tous, comme un seul électeur versatile. Mais, il est d'autres impressions qui paraissent angoisser notre candidat Nicolas le second. Quand il avoue, dans le même temps, sentir la haine qui monte. En des confidences paniquées qu'il fait plus aisément à la caméra, quand il paraît perdu en des devis plus intimes en manière de ressourcement entre deux discours publics.

On comprendra que tout ne serait pas si engageant dans le théâtre politique, qui doit désormais sauver la planète selon les offices plus courants de Bruce Willis, et dans un film coincé qui commence mal. Car on imagine derrière, les morsures des crocs qui doivent certainement tailler en pièces les rideaux et les décors bien-préparés dans les coulisses. Et que ces jeux d'élevages politiques en batteries laisserait ce goût amer dans le parler franc de notre nouvelle star. Hulot va-t-il entrer brâvement en élections, comme on use des lever de rideaux selon la coutume des lancements de prod people ?

Vrai, Nicolas Hulot plaît à toutes et à tous, comme un relent du plus sûr effet people. Car on le sait natif d'une chaîne "number one" qui serait moins écologique ou plus encline aux liens cimentés du marché, on en conviendra. Mieux : Nicolas évoquerait la figure universelle du beat'submarine Cousteau, ce qui nous éloigne guère des courants assez publicitaires. Et c'est donc, cette origine insistante qu'on tairait un peu trop, actuellement, pour qu'elle ne soit pas bientôt sortie au moment opportun sur "you tombe", pour mettre à plat la chappe qui bétonnerait toute l'entreprise du candide Nicolas Hulot. Peut-être est-ce la raison qui voudrait qu'il embrasse cette candidature comme à reculons ?

Nicolas avoue même angoisser sérieusement, et plus loin que ses gouffres écologistes ou naturelles. A la vérité, on voit bien qu'il ne simule pas, quand il évoque tout par le tremblement de sa voix, l'idée de devoir s'engager dans cette escalade de la face score du Palais extrême. Et que cette idée le glace et le fige un peu, au côté d'une Marianne décidément frigide par les temps qui givrent à la vitre. Et surtout quand il songe à ses enfant qu'il devrait un peu négliger par un fait présidentiel, qui pis est, serait forcément voué à l'échec. En revanche, Nicolas veut ou doit s'engager pour eux, ou plutôt pour l'avenir des enfants,"à long terme" selon l'expression leitmotive de sa campagne.

Ce que nous avons retenu : c'est qu'un nouveau mode de campagnes présidentielles semble se profiler, et un autre discours par là-même. On y pressent des campagnes de personnalités irruptives et définitivement people, qui n'excluraient pas forcément la sincérité. Puisqu'elles seraient aussi des personnalités chargées de sentiments. Et que, par ailleurs, ces sentiments seraient en tous points conformes à des rejets "révolutionnaires" (un terme lâché par Hulot) des candidatures classiques. Lesquels classiques évoquaient plus leurs curriculum en vitrine, si l'on peut ainsi médire des média. Enfin ces nouveaux canditats seraient capables de ne pas vouloir ce qu'ils n'attendent plus. Tout comme s'ils étaient résignés à devoir prendre en charge le plus haut-siège, et juste pour sauver la barque républicaine (j'allais dire publicitaire), au suprême jeu de "Qui perd gagne".

Demian West

Agora Collective

Ces jours derniers, nous avons ouvert notre journal citoyen "AgoraVox" à la page des citoyennetés plus citoyennes que d'autres. A la Une et dans les coins qui cancanent où l'on débat de questions qui agitent en surface et plus profondément encore toute la société de l'iceberg décollé de ses pôles magnétiques. Et nous y avons trouvé l'incroyable et véritable en un tel bon lieu : des articles qui tentent de détourner le lecteur du Téléthon massif et télévisuel. Et par là-même, ces articles voudraient jeter quelque interrogation et retenue sur les dons qui sont versés par les citoyens tout de même, ce qu'il ne faudrait pas trop oublier.

Déjà, avait-on vu et voit-on encore des articles qui font la meilleure Presse aux idées du Front National, ce qui semble faiblement citoyen, pour qui se souviendrait encore des vertus tolérantes de la République. Désormais, on s'en prend à des institutions humanitaires qui voudraient, avec succés, réduire les inégalités dues aux maladies naturelles qui frappent sans aucun discernement, et qui seraient donc les plus excellentes cibles pour exercer une solidarité nationale ou citoyenne. Parquoi, on ne comprendrait plus très bien ce que d'aucuns rédacteurs ou commentateurs entendraient par leur expression citoyenne. Serait-elle l'expression de l'individu frustré de reconnaissance, et qui exprimerait surtout, par son pouvoir de nuisance, son cri d'être abandonné en bout de table du grand repas social contemporain ? Ou bien, cette expression citoyenne serait-elle, plus heureusement, la manifestation des liens et de toutes alliances qui cimenteraient encore une société qui irait ainsi à bâtir son avenir, soit celui de ses concitoyens ?

Il ne fait plus de doute, que le journalisme citoyen, et dans les commentaires aussi, est parcouru et innervé par des individus qui seraient en réserve de loisirs, je veux dire de temps libre assez pour débattre. Même si ce temps oisif serait contraint par l'inactivité forcée qui pointe aux Assedics, en lieu d'obtenir un travail digne, malheureusement. Une douleur qui excite certainement quelque frustration qui pourrait tourner à la revanche aveugle. Qui ne le comprendrait pas ? Pour autant, quelle sorte d'aveuglement, pourrait s'en prendre, à billet raccourci, à l'avenir d'enfants qui attendent tout de ces manifestations collectives, et seulement parce que ces fêtes sociales seraient montées en surfaces factices sur le mode télévisuel qui gâcherait tous les messages uniquement par la faute du médium. Ce que tout le monde sait assez pour que ça ne serve pas de prétexte d'argument, chaque fois et contre tout.

Certes, dans ces critiques dites "citoyennes", on y perçoit une pointe du désenchantement contemporain, qui voudrait bien s'assurer que plus aucun bonheur ne serait possible par-delà notre ligne de front. Que nous sommes revenus de toutes les idéologies qui ont ruiné la planète de ses bonnes idées et de toutes ses bonnes volontés. Que tout est fichu à la télé ! tellement qu'on la regarde pour s'en assurer de cette chute de l'Empire, jusqu'à l'extinction de ses feux comme l'antique cinquième chaîne s'acheva filandreusement, puis subitement.

Mais, franchement, dans un journal qui se pose ouvertement en parangon de la citoyenneté : ça fait quand même remue-ménage crypté, en tous sens dessus-dessous, de médire ainsi et dans un concert d'articles, qui paraissent carrément enthousiastes du désenchantement, et donc de méjuger des dernières bonnes actions qu'ils nous restent, pour que nous ayons encore une quelconque fiance ou créance en la vie citoyenne -- quand chacun a quelques euros traînards dans sa poche. La vie citoyenne s'ébat certainement, aussi hors des Agora, et surtout quand elles entrent dans l'errance facticement médiatique.

Demian West

Saturday, December 09, 2006

Où se cache la propagande aujourd'hui ?

La question semble à risque, pour qui la poserait à la rue comme s'il allait prétendre à la canditature d'une subite attaque cardiaque au jeu télé qui gagne des millions d'ennuis et de chicanes aussi. La prime réponse la plus simplesse dirait, que la propagande est décidée par des appareils des premiers cercles des services très-discrets des Etats, dont le nôtre qui ne se doperait jamais à la propagande grossière pour vaincre, à ce qu'on dit tantôt dans les reportages sportifs à la belle diction claire et virile.

C'est vrai ! les Etats manoeuvrent des manipules de décuries secrètes qui arrangent nos petites basses affaires à sourde note de la diplomatie du sicaire dun dun dun, puisque les autres d'en face le valent bien. Les télévisions nous enchaînent ainsi, comme l'annoncent quasiment tous les génériques des flash-infos à la manière des termes préventifs qu'on tamponne sur les paquets de cigarettes au poison nucléaire, qui donnent d'excellentes photos d'agents prop'alités de l'ancienne agit'prop qui ne paraît plus si secrète quand ils meurent dans leurs lits, maintenant que tout fout le camp militaire.

Oui, la propagande est le fait des Etats qui préparent sapément le terrain de leurs guerres futures. Tels des Romains, qui étaient peoplément précédés par leur réputation d'invincibilité, si qu'ils n'avaient plus guère à se battre quand ils arrivaient à la fin. Car leurs ennemis les accueillaient les bras chargés de fleurs en pétales dénoués qu'ils étalaient dessous leurs pieds pour embrasser leurs conquérants. Puisque ces neufs conquis s'éjouissaient paravance de bénéficier du statut de patricien romain, qui était comme de gagner une maison de maçon clé en main, le jour live de la bataille non-livrée.

La vraie propagande serait donc entièrement chargée dans le baril du pistolet de la réputation qui précède le tir à balles réelles. Autant dire que tout ce qui serait de l'ordre du tir serait agi par quelque propagande inhérente au médium : soit de l'image shootée au regardeur de masse, soit du texte qui serait passé, auto-censurément, au travers du crible des comités de sélection, même des plus reculés dans les campagnes où règnerait un certain ordre résiduel mais encore assez vif pour qu'il imposât quelque sélection.

Autant l'avouer à ce terme dans cette séance de propagande personnelle : si vous me lisez c'est que je fais probablement partie du complot mondial. Car on me sait, au fond de ma grotte qui est au centre de mon village, très conservateur quand il s'agit de sauver ma peau.

La propagande se cache donc, là où il serait d'usage de se cacher, voilà le secret ! dans les lieux occultés, les non-dits, et les non-lieux, dans les présupposés, les pré-concepts, tout ce qui est posté avant d'agir ou de voter. C'est pourquoi, elle paraît si innocente quand elle s'affiche à découvert sur les murs qui arrêtent les regards, avant qu'ils arrêtent puis qu'ils enferrent les individus. Ce néanmoins que la propagande serait évidente, un peu à l'américaine, seulement quand elle passerait en force osément, et tout pour cacher vraisemblablement quelque jeu bien plus subtil. Plus avant, et c'est son second poste fermement, elle serait couvée par la masse même qui s'en nourrit ses propres désirs d'être bien-asservie à ses propres pulsions d'être un pixel de la grande puissance. Cette publicité-là, qui s'étend et s'espace en une sorte de chaîne libidinale, contient l'avantage de diffuser fractalement dans l'individu-pixel cette sensation qu'il serait lui-même la puissance d'en-haut et vastement. Elle se meut selon la propagande qu'on dirait des complices accoués par toutes queues des chienneries ladrées vues souventes fois dans les chasses à la télé, ou dans les média sinon dans le journal qui mord, qu'on dit tantôt la grande meute.

Autrement dit : le seul lieu où la propagande contemporaine ne se cacherait point (ce qui dirait a contrario où elle se cacherait partout ailleurs) : ce serait l'article ou le texte ou l'image qui ne se verraient pas, parce qu'on ne les montreraient pas. Ce qui est un singulier paradoxe, puisque ces oeuvres de non-propagande présenteraient toutes les qualités, à l'identique, de la propagande elle-même dont on ne doit jamais voir toutes les ficelles non plus que tous ses ressorts secrets. C'est pourquoi, il est souvent utile, dans l'abord méséant d'un tel sujet qui se sait gâcher les meilleures conversations à table chez Monsieur et Madame MachinChose, de garder une certaine réserve qui confinerait avantageusement au silence si elle voulait tout en dire, et le mieux pour cettui citoyen qui sait entendre.

Demian West

Friday, December 08, 2006

Réplique tempêtueuse sur la République

Selon un rythme de survenue assez régulière, la Nature remet quelque coup de vent du balai dessus la carte des strategon de salon que nous sommes. Puisque nous serions, de façon permanente et perpétuelle, liés par toutes extrémités des sens, aux circuitions de l'électricité et des média. Ne sommes-nous point déjà parcourus, ou traversés par toutes manières de vents des idées, des opinions, sinon des élections qui changent chaque instant, sur l'instant ? Nous paraissons à nous-mêmes si tournevirés par des mouvements qui auraient ceci d'agréable, qu'ils nous extraient savamment des réalités dans lesquelles ils devraient, censément, nous introduire. En l'occurrence de notre actualité, vers le choix d'un Président ou d'une Présidente de notre République : ce qui est bonne raison des plus fortes tempêtes disputeuses.

Ce qui serait comme de dire, que le vrai vent qui nous agite prou, ne serait pas le vent du dehors. Que la tempête est dans nos têtes avant qu'elle nous tombe dessus la chevelure hurlante. Aussi, nous admirons tout autant que nous craignons, et dans le même temps, toutes les masses tempêtueuses qui sauraient chavirer le ciel de ces anciennes valeurs de gris colorés qui nous ramentent tantôt, ou nous rappellent nos émotions amoureuses, quand nous étions si jeunes qu'encore près de mourir aisément. Aujourd'hui, nous savons bien, que tout change selon que nous serions placé d'un côté soit de l'autre de la fenêtre qui est l'écran sur lequel s'étale le spectacle du réel. Il y aurait deux classes de places dans le train qui traverse la vie dans son paysage social : Soit être dans le paysage en mouvement, soit l'admirer de loin par un sentiment qui tiendrait tout par le tremblement du frisson, comme l'effet du "sublime" qui fut inventé par le XVIIIè siècle.

Cette tempête, qui nous atteint doublement par les yeux mais sans jamais qu'elle nous touchât, est en tous points conforme, à droit ou à tort, aux tempêtes de l'imagination qui régentent des débats qui décident des victoires, comme les arbres sont soudainement arrachés, les toitures décollées, et des voitures qu'on verrait se vriller dans des tornades de jet-streams les soirs d'annonces des résultats électoraux.

Et pour achever ce tableau des tournures de vestes à vau-le-vent, on serait, aujourd'hui et chaque jour, enlevé dans l'irréel par le biais des média imaginatifs et par le truchement des outils numériques et leur narcose qu'ils transfusent en nous, vissés à nos fauteuils, et par tous leurs bras qu'ils nous tendent. A l'inverse, quand le câble du jus tombe et coule, se trouve-t-on sans plus de jus qui circule pour mouliner notre télé, sans son ni image qui véhiculent, tous vidés sucrés ! Et par là-même, se trouve-t-on immédiatement rejeté, dira-t-on, de l'autre côté de la fenêtre. En vitrine de nous-mêmes : nous sommes presque à nous regarder comme nous survolions le réel auparavant. La tempête provoque ces retours à la vie vraie, qui sont l'occasion, pour nous, de nous voir quand nous étions mort ou déréalisé, plus précisément quand nous survivions dans l'immatériel et sa tempête célérée .

Et mieux encore : nous aimons toujours y retourner vers cette immatérialité de la vie pensée et imaginative -- électronique désormais -- si tôt que les circuitions reprennent leur joyeuse danse macabrée qui cinématographie et mythologise nos vies. Lesquelles sont des romans agités par des répliques de tempêtes chapitrées sur la République, au-dehors et au-dedans.

Demian West

Thursday, December 07, 2006

Denis Robert est condamné en première instance...

Tout d'abord : Nul ne saurait apprécier un jugement, sans avoir en préalable pris une connaissance complète du dossier "Denis Robert/Clearstream". Ce à quoi, seuls les avocats et donc les parties adverses elles-mêmes, puis ultimement les juges sont les seuls autorisés à le faire.
Tout le reste ne serait que dissertation à propos de l’homme qui aurait vu la fusée de la comète...

Toutefois, on me permettrait encore de dire, que je trouve, dans le débat dépité -- qu'on put lire dans "AgoraVox" autour de cette décision dite "incompréhensible" -- qu’on y confondrait aisément : la justice en tant que technique contractuelle entre intérêts divergents et la Justice Divine qui est éthique et insoupçonnable.
Aussi, qu’on confondrait: Une opinion que chacun est en droit de se constituer à l’aide de toutes sources, comme il voudra, et les débats des décisions de Justice qui se font en des recours multiples et gradués: Quand on les poursuit en appel puis en cassation, et enfin d’aller devant le Juge d’exécution des peines qui recule encore l’échéance.

Vrai aussi, que la justice est une technique qui peut être utilisée comme une arme par une partie adverse. Et la procédure est souvent le plus éprouvant préjudice, comme on peut s’en rendre compte dans le cas de Robert. Mais, ce sont les risques de son métier dont il avait certainement pris connaissance avant d’écrire.

Toutefois, cette conception technicienne de la Justice voudrait dire aussi, que cette décision de Justice ne signifie pas que Robert aurait tort et qu’il serait teinté de quelque immoralité ou déchéance morale, mais que: force fut au Juge de constater que le dossier de la partie adverse était plus solide que le dossier de Robert. Peut-être est-ce aussi raison de ce jugement exécutoire.

Pour autant, l’affaire n’en est qu’à son début et donc sera-t-elle jugée à nouveau. Et sans jamais que nos considérations, aussi affectueuses et sentimentales qu’elles seraient véritablement, ne sauraient bouger un tant soit peu l’air des tribunaux qui inspire les Juges en haut-siège présupposé incorruptible.

Demian West

A Annie Batlle sur la différence entre femmes et hommes paraventure

Je ne suis pas tant sûr de vous surprendre quand j’aurais dit tout ce que je pense du sujet que vous nous avez tendu comme une part de gâteau qui contiendrait une fève mordante comme un piège à loups. Pour ma part de l’écrivain maraudeur des idées, je suis parvenu à ce constat étranger assez, que: la femme serait si semblable à l’homme, car elle viendrait de cette espèce, soit ! Ceci nous le savions tous et trop. En revanche, aussitôt je vous dirais plus outre, que les femmes seraient plus encore dissemblables — et si vous me permettiez cette licence poétique qui serait de dire, que la femme pourrait évoluer en une neuve "espèce" qui viendrait après l’homme: et à lui de se rasseoir sur l’échelle de l’évolution avec l’humour en plus dont il serait encore capable en bon perdant qui se serait accidenté dans son programme civilisateur.

Beaucoup de progrès, même techniques et si propices au bio-pouvoir de la femme, mèneraient à cette idée qui ne serait pas eugénique mais comme une évolution naturelle: je dirais d’un progrès des modes civilisateurs violents qui verseraient en des modes doux et plus féminisants. Et donc, que l’humanité serait la première espèce, qui aurait su trouver cette faculté de se scinder en deux espèces, et par le nouveau mode de la procréation entre-femmes, qui réduirait dans les siècles devant nous, l’homme à une minorité très grevée par les souvenirs des traditions et fictions guerrières. Si bien que dans quelques siècles, soient à peine deux, verrait-on, peut-être, une humanité de femmes en quête de protection de quelques hommes résiduels, qui seraient une espèce en voie de disparition, comme une souvenance d’un passé un peu barbare plus que barbe-à-papa.

C’est un peu le rêve que j’ai fait osément ce jour, en flânant dans mes pensements secrets à l’ensuite de votre article, qui incite vraiment à ce rêve fantasmatique ! reconnaissez-le, si vous pardonniez aussi ma digression en manière de vision vraiment trop spécieuse et trop loin: de ce nouveau monde de femmes sans guère plus d’hommes.

Demian West