Saturday, August 02, 2008

Le journalisme étouffe le journalisme

Sur le net il y a un drôle de journalisme qui consiste à piquedouiller des nouvelles çà-et-là. Puis de les recracher en des formes spoutnicks un peu arrangées à la sauce mézigouailleur. Aussitôt d'envoyer le tout à des rédactions de journalismes citoyens qui en font leur substance de leur business contemporain basé sur la pub du chien qui rapporte son os à son maître hacker.

C'est marrant un temps. Car, ça finit invariablement en daubes qui s'accumulent assez en tas sur le bureau de l'internothing, pour laisser accroire qu'il y aurait là quelque événement de Presse à lire. Mais pis encore, ça attire le lecteur promeneur qui aime ces petits bouts d'actu pour passer le temps, qu'il a trop en masse...puisqu'il est probablement désoeuvré et assis devant son ordi entre deux séances à la retraite des ASSEDIC.

C'est que tout le monde se sent un peu l'écrivain du XXIème siècle, nowadays. Et surtout que ce "tout le monde" a si peu à dire. Mais qu'il le dit quand même, puisqu'il y a de la bande et pas malpassante. Bientôt, chacun pourra collecter son genre de journal à relier, et peut-être même pour se le vendre à la criée à soi-même, et même s'y abonner comme un grand-tout-seul. Et pour y lire les seules nouvelles qu'il aime ou qu'il attend de les lire... puisqu'il les a écrites lui-même.

Des mauvais esprits littéraires diront qu'il vaut mieux écrire son propre journal intime comme Louis XVI qui écrivait aussi "rien" les grands jours de révolutions. Là aussi, où on marque d'un coeur au stylo baveux les soirs : quand on a fait l'amour comme des bêtes mais à deux dos. Et pour qu'on sache s'en souvenir bien quand les jours de la ménopost ou de l'andropost des forums surviendront sans prévenir comme une débandade.

On imagine tantôt la tronche des journalistes en réserves d'indiens, qui penseraient encore que leur métier aurait quelque avenir derrière lui. Ce qui est plus vraisemblable. Certes, désormais ils écrivent des best-sellers qu'ils vendent à l'étranger à l'instar de Stephen Clarke, qui est très bon et très contemporain. Mais les journalistes agissent ainsi pour mieux fuir leur office et cette troupe de l'enfer de Presse, qui encombre les Unes pour ne rien dire de plus que l'AFP et Reuters contre Godzilla.

En d'autres termes, c'est fichu de chez foutu ! Car ni les journalistes, non plus que les neufs écrivants encombrants ne survivront à ce déluge de délires rationalisés pour imiter l'écriture de Presse, en des news plates reformulées par des amateurs, qui cassent consciencieusement et chaque jour leur jouet : la liberté d'expression.

3 comments:

had said...

ce-celui-là d' artbillet j' y adhère '
la déraisonnialité actuelle fait croire à quiquonque n'importe qui que que-ce qu' est-ce qui dit c 'est la loi du plus fort , du plus offrant , alors que l' on sait depuis la nuit des temps , ou depuis les temps de l 'ennui , que plus on dit rien plus on a raison , surtout envers des personnes dont le non-dit est souvent plus explicite que ceux qui parlent pour ne rien dire .

Salut Demian , ça va comme tu veux ?

Demian west said...

Ben oui ! j'suis amoureux de la mannequin en photo à droite et elle m'aime aussi, c'est Deila. Je suis comme la lampe au plafond qui a tous ses doigts pris dans la prise qui te dresse les cheveux sur la tête et l'inavouable aussi.

Je n'échangerais ma place avec aucun autre homme au monde, d'autant plus que je suis le seul homme au monde comme Charlton Heston le gunman dans Omega Man... ça règle le problème existentiel de l'extensible hi hi hi !

had said...

l' amour , le remède ...


et Leclerc qui veut faire du moins cher ....