Saturday, November 17, 2007

L'affaire Kerik-Giuliani s'envenime





L’affaire Kerik autour du candidat Giuliani s’envenime. En effet, l’éditrice Judith Regan vient d’accuser, en justice, la société News Corporation de l’avoir licenciée abusivement. Et parce qu’elle avait eu une liaison avec Kerik, le lieutenant protégé de Giuliani. Et pour la neutraliser publiquement, en raison des renseignements qu’elle possédait. Et parce que ces informations pouvaient nuire à la campagne du Républicain Giuliani pour la Maison-Blanche.

Judith Regan était une golden publisher. Car elle avait monté sa boîte de toutes pièces autant scandaleuses que promptes au meilleur buzz, qui faisait entrer du cash abondant dans la caisse de son boss. Elle choisissait des sujets très people pour balancer des mémoires de best-sellers assurés, entre les politiques et les stars de la pornographie aussi. En 2006, elle voulut sortir un bouquin à gros tirage gros scandale, qui mettait habilement en scène des révélations par l’acteur O. J. Simpson, qui avait été accusé du meurtre de sa femme. Ce livre trop attendu souleva une tempête de polémiques. Et, ce fut l’occasion pour la bande à Rupert Murdoch, le nabab de News Corporation, d’évincer Regan par toutes manoeuvres cachées.

La News Corporation est un conglomérat qui fait sa loi dans la Presse et dans les médias, entre la Twentieth Century Fox et le Washington Post. Et, il a suffi au bureau exécutif de jeter la rumeur que Judith Regan se fût plainte d’avoir été harcelée par "une cabale juive", pour qu’elle fut aussitôt diabolisée et mise à la porte sans autre formule de procès. Elle nie avoir jamais prononcé de tels mots. Mais elle en dit d’autres, et qui remuent définitivement la matière en ébullition de la politique dans le tonneau aux poudres.

Elle affirme, dans un document de 70 pages assassines et soumises au tribunal, que Kerik était son amant, depuis 2001, et que le couple adultère vivait sa romance dans un appartement qui était réservé aux victimes du 11/9/2001. Pire encore, elle ajoute que des personnes éminentes, de l’exécutif de la News Corporation, ont exercé des pressions sur elle. Afin qu’elle mente aux instances qui enquêtaient au sujet de la moralité et de la conduite de Kerik. Quand il était candidat à la direction du Homeland Security, en 2004.

Et tout ceci, pour ne jeter aucune ombre sur la candidature de Giuliani pour les élections présidentielles 2008, et quand nul n’en parlait encore publiquement.

Kerik fut tout de même évincé de la haute fonction. Car il avait omis de déclarer une nurse pour ses enfants. Quant à Regan, elle exige aujourd’hui la somme de 100 millions de dollars en réparation pour licenciement abusif. Et ses avocats affirment haut la main, qu’ils sont en possession de toutes preuves objectives, pour établir les faits devant le tribunal.

Il reste que le mensonge avéré dans le cadre d’enquêtes, prévues autour des personnes pressenties à de hautes fonctions de l’Etat, est une faute majeure aux conséquences dévastatrices. Certes, pour ceux qui ont menti, mais aussi pour ceux qui en ont bénéficié ou pour leurs mentors. Surtout quand ces personnages, qui usent abusivement de leur influence, courent dans les couloirs vers la Maison-Blanche.

A ce train-là des révélations, Giuliani passera-t-il même les primaires du GOP ? On peut raisonnablement en douter. Ou, à tout le moins, on peut se poser la question de la survie politique du meilleur candidat républicain. Puisqu’à chaque étape, ce fut Giuliani qui plaça Kerik, qui couvrit ses écarts, et qu’il en fit son pion le plus actif dans l’échiquier de la politique de la ville et de l’ordre.

Quand c’est tout l’inverse d’une ligne de force du "law and order" qui apparaît dans ces règlements de comptes au coeur des mainstream médias américains. On devine que, certainement, Hillary Clinton n’en demandait pas tant...

1 comment:

Tony Pirard said...

Ça me semble plus une querelle et sans quelque objetif de discussion! qu'est-ce que peut mener d'intéressant pour la France..!